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	<title>web-culture</title>
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	<description>Web-Culture, le magazine des cultures alternatives !</description>
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		<title>The Feebles</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 09:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Street-Art]]></category>

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		<description><![CDATA[
Collectif composé de deux graphistes/illustrateurs Nantais. Comment ces deux individus expriment-ils leurs univers dans un travail commun ? Qu&#8217;est-ce qui les poussent à expérimenter le collage dans la rue ? La complexité des supports tels que le mur ou la toile ne leur fait pas peur ! Mais bien sur, il n&#8217;est pas question ici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/00.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p>Collectif composé de deux graphistes/illustrateurs Nantais. Comment ces deux individus expriment-ils leurs univers dans un travail commun ? Qu&#8217;est-ce qui les poussent à expérimenter le collage dans la rue ? La complexité des supports tels que le mur ou la toile ne leur fait pas peur ! Mais bien sur, il n&#8217;est pas question ici de différencier le travail de Gaëtan et Anaël, c&#8217;est d&#8217;ailleurs d&#8217;une même voix qu&#8217;il répondent à nos questions.<br />
<span id="more-747"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/01.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/02.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Quel est votre parcours à tous les deux ?</strong></p>
<p>Le même, tout simplement&#8230; Non mais plus sérieusement, par les bons conseils de nos professeurs d’arts plastiques respectifs, nous nous sommes retrouvés dès la seconde au lycée la Joliverie à Nantes pour commencer trois ans de « Brevet de technicien dessinateur maquettiste ». Cette école nous a apporté les bases et surtout la passion du graphisme et de l’image en général. Malheureusement, aujourd’hui, elle n’existe plus (tant pis pour vous, jeunes jedi !).<br />
Diplôme en poche, nous rentrons à l’école Sépia-Brassart, de nouveau pour trois ans à Nantes. Cette formation plus professionnelle nous a permis de perfectionner nos outils de tous les jours, l’informatique et les logiciels « Adobe » plus particulièrement. Nous avons également appris les différentes étapes de la chaine graphique ou encore les subtilités de la typographie, ce qui est essentiel dans notre métier. Ces six années d’études avaient aussi comme but de nous enseigner un aspect plus manuel dans la technique, finissant nos maquettes au rotring ou à la gouache à des heures pas possible… Cette absence de « pomme z » nous a appris la rigueur de l’exécution et le plaisir du travail bien fait.<br />
Aujourd’hui, on n’a pas vraiment envie de se lâcher la grappe et par un hasard plus ou moins maitrisé, nous nous retrouvons dans la même agence nantaise, Balthazar Communication, comme graphistes créatifs depuis déjà plus de deux ans.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/03.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Comment vous êtes-vous rencontrés ?</strong></p>
<p>Au lycée. Nous avons bien sur d’abord été amis, nous retrouvant dans nos délires, nos centres d’intérêts. Arrivés à Sepia, on s’est mis en collocation. Du coup le travail en binôme est venu spontanément. On s’est aussi fait embarquer dans divers projets d’expositions ou d’illustrations, chaque expérience nous motivant encore plus à continuer cette cool-aboration !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/04.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/05.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Pouvez-vous présenter &laquo;&nbsp;the Feebles&nbsp;&raquo; et quelle est la place de chacun de vous deux ?</strong></p>
<p>The Feebles c&#8217;est donc le fruit de cette amitié et du plaisir qu’on a à travailler ensemble. Notre binôme s’est créé le plus naturellement possible sans se forcer à quoi que se soit. Ensuite, dans le travail, on se complète assez facilement, même si notre œil est attiré par le même style graphique. On a quand même chacun une patte différente, l’un jouant sur la finesse du trait dans ses ornements, l’autre alliant typo et personnages. Notre but étant d’avoir une démarche cohérente.<br />
Souvent, quand on commence une toile par exemple, on voit d’abord ensemble l’idée principal ou le thème que l’on veut mettre en avant. Après c’est encore une fois un jeu d’échange, l’un commence et l’autre enchaine par dessus ou à côté. Ce que l’on recherche c’est vraiment ce mélange des « goûts et des couleurs » et au final, de nous surprendre l’un l’autre.<br />
C’est aussi une confiance que l’on met en place. Laisser l’autre reprendre ce que l’on vient de faire n’est pas toujours facile.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/06.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/07.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Travaillez-vous en freelance ou plutôt en agence ?</strong></p>
<p>Depuis plus de 2 ans, nous travaillons dans une agence nantaise, Balthazar Communication. Mais tout projet qu’on peut nous proposer en dehors de l’agence est bon à prendre : c’est toujours sympa de se tester sur d’autres terrains. La plupart du temps, ces projets restent plutôt artistiques contrairement au travail plus institutionnel en agence de communication.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/08.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Que vous apporte cette décision ?</strong></p>
<p>Le travail en agence nous enrichit énormément par la diversité des clients et leur exigence, la rigueur du milieu de la communication et surtout par le travail en équipe. Nous avons encore beaucoup à apprendre, c’est pour ça qu’on continue d’évoluer en agence.<br />
Mais rien ne nous empêche d’aller tripper ailleurs, sur des planches de skate, des magazines culturels, dans des expositions collectives, ou encore sur des bouteilles de Noix de coco ! C’est ce qui nous fait le plus vibrer et c’est de toutes façons vers ça qu’on espère évoluer un jour.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/09.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>De l&#8217;illustration au street-art il n&#8217;y a qu&#8217;un pas ?</strong></p>
<p>Nous avons gentiment commencé avec nos crayons et nos pinceaux, rien d’urbain là dedans. Mais on s’est essayé au jeu de l’art de rue, notamment par des grands collages de portraits de nos potes dans les rues de Nantes. Ça nous a d’ailleurs fait une bonne pub : le magazine Kostar nous a demandé de créer des portraits pour leurs pages et le festival Electroni[K] nous a laissé coller une quinzaine de portraits des figures de la musique électro sur les salles de concerts rennaises. C’est vrai que notre univers graphique est très inspiré du street-art.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/10.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>D&#8217;où puisez-vous votre univers ?</strong></p>
<p>Grain Edit, Naïve, les Pubs vintage, Alexöne, Chrisitian Guémy, Dan23, Cody Hudson, Jeff sôtô, Niark1, Amose &amp; Eroné, Hello monster, Tougui, Les jeanclode, ilk, les blogs, le skate, le(s) vélo(s), la musique, les bucherons, le bois, the Berg Sans Nipple, Peter Broderik, Bonobo (cho en live !!), Gui Boratto, Empire of the Sun, Moderat, une bonne Delirium, Neeko la mascotte, la librairie L’index, les tee-shirts et les chemises, un bon sofa, les festoches, ta maman et plein d’autres choses…<br />
En ce moment, on s’essaye plus dans un style « vintage », un esprit plus naïf et épuré des années 60. On fonctionne souvent comme ça, au coup de cœur du moment et c&#8217;est pour ça que dans nos créas on ne retrouve pas forcément un style bien précis.<br />
C’est en puisant un peu partout qu’on trouve notre inspiration, en particulier dans la musique qui est vraiment un moteur de recherche créative.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/11.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Vous avez collaboré avec Niark1 sur le design de bouteilles de Malibu, comment s&#8217;est passée cette rencontre créative ?</strong></p>
<p>On a d’abord été super content ! C’est surtout un grand honneur pour nous d’avoir collaboré avec Seb (Niark1) sur ce projet. Pour nous, il fait partie de ces artistes qu&#8217;on admire par leur style et surtout par leur production qui est dingue. Malheureusement, on n’a jamais pu se rencontrer : lui sur Paris et nous sur Nantes, c’était pas évident. Donc on a échangé par téléphone et par le net. Mais on aimerait bien faire une autre collab à 6 mains sur une toile par exemple ou un autre projet (Seb, on s’appelle !). A suivre…<br />
En tout cas, en ce qui concerne le résultat, on le trouve plutôt harmonieux : on a tous utilisé des pictogrammes mais dans un style qui nous est propre, ce qui permet une certaine cohérence quand on regarde les deux bouteilles. On a été au final agréablement surpris de voir que ses couleurs foncées tranchaient vraiment avec nos couleurs claires. Le jour et la nuit font un beau mix !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/12.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Quelle place prend Internet dans la diffusion de vos travaux ?</strong></p>
<p>On fait complètement partie de la génération « virtuelle ». Comme tout le monde le sait, internet est un média planétaire qui permet une diffusion presque instantanée de n’importe quel contenu. Tout le monde peut créer, diffuser, échanger, et ça dans une démarche d’autopromotion super simple. Sans cet outil primordial, un bon paquet de projets et de rencontres créatives nous serait passé sous le nez. Fotolog, Myspace, Behance, Flickr, Blogger, Facebook, nous pensons que tout outil est bon à prendre pour la diffusion de nos travaux et tout ce déballage virtuel ne fait qu’accentuer le plaisir d’être publié dans de vrais livres ou magazines… Le fait de diffuser par le web nous a aussi amené à beaucoup utiliser la photographie numérique pour la mise en valeur de toutes nos productions et de notre univers en général. Et c’est d’ailleurs devenu un réel plaisir de shooter !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/13.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Quels sont vos projets en cours ?</strong></p>
<p>Pour l’instant… des vacances !<br />
Non mais autrement on a créé un design de skateboard pour la marque nantaise « Playart » qui sort cet été avec tee-shirts et stickers. On a également en projet une expo qui aura un thème ou un code couleur bien précis et pourquoi pas avec d’autres personnes ?<br />
En ce moment, on échange pas mal d’idées qui nous chatouillent l’esprit comme une autre session collage dans les rues de Nantes mais en version XXL… à suivre donc. On a envie de passer également plus de temps sur nos toiles car l’ordi c’est bien… mais ça pique les yeux.<br />
Et puis continuer à bloguer des conneries, prendre des photos et rire !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/14.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Comment verriez-vous évoluer vos créations dans l&#8217;avenir ?</strong></p>
<p>Alors là aucune idée… mais ensemble, c’est une certitude.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/15.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p>BLOG<br />
<a href="http://thefeebles.blogspot.com/" target="_blank">http://thefeebles.blogspot.com</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
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		<title>Lotie</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/06/19/lotie/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 09:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>

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		<description><![CDATA[
Web-culture vous invite à franchir les portes d’un jardin fabuleux où la plume serpentine de Lotie donne naissance à un monde dense et mobile où règne une nature mutante et victorieuse. Ici, le fond et la forme s’entremèlent et prolifèrent comme une plante grimpante pour s’emparer avec vivacité de tous les supports imaginables. Cette promenade [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/00.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p>Web-culture vous invite à franchir les portes d’un jardin fabuleux où la plume serpentine de Lotie donne naissance à un monde dense et mobile où règne une nature mutante et victorieuse. Ici, le fond et la forme s’entremèlent et prolifèrent comme une plante grimpante pour s’emparer avec vivacité de tous les supports imaginables. Cette promenade dans un paysage graphique luxuriant commence ici.<br />
<span id="more-725"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/01.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>J’ai lu que tu étais autodidacte et que suite à ton diplôme d’histoire et d’histoire de l’art et à ton DESS en communication, tu décides de devenir illustratrice.<br />
Peux-tu m’en dire plus sur ton parcours et me parler de ta culture visuelle, des artistes qui ont guidé ta voie ?</strong></p>
<p>Le déclic a eu lieu lors de ma 1ère année de stage aux seins de plusieurs services de communication. J’étais face à des créatifs, et je me suis rendue compte que je voulais plutôt travailler de leur côté que du mien. Dès lors, j’ai décidé de tenter ma chance. J’ai mis une grosse année à constituer mon book et à démarcher mes 1er clients. J’ai eu beaucoup de chance, car rapidement des clients importants m’ont fait travailler. Concernant ma culture visuelle, depuis toute petite j’ai eu autour de moi des livres illustrés, contes et légendes, mais aussi des gravures anciennes (de Gustave Doré, Martin Schongauer, Albrecht Dürer etc..) que j’essayais de recopier. Je passais des heures à copier des détails, puis plus tard, des techniques de remplissage des formes, d’ombres. Les images fixes ou animées m’ont toujours fascinées. J’ai été une grande lectrice de Bd, et de manga pendant toute mon adolescence, mais aussi fan de jeux vidéos. Je passais des heures devant mon Amiga 500 à explorer des univers graphiques qui étaient déjà assez fabuleux. J’imagine que tout ceci a du me mener progressivement au travail que je fais actuellement !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/02.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/03.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Peux-tu me raconter comment naissent tes images et dans quelle mesure fais-tu cohabiter encre de chine et technologies numériques ?</strong></p>
<p>Mes images commencent toujours avec un crayonné. Celui-ci est ensuite encré au Rotring puis scanné. Dans un second temps, je fais la couleur et/ou l’intégration de photos, de matière sur l’ordinateur.<br />
La cohabitation entre une partie de mon travail à la main, et les technologies numériques est très fréquente. Tout particulièrement pour la pub. Qu’il s’agisse de mise en avant d’un produit photographié autour duquel mes dessins s’enroulent, d’intégration, d’animation des mes dessins pour de la pub télé, tout ceci nécessite l’utilisation de logiciel type After Effect, ou Photoshop. Je tiens à conserver la part de dessin à la main de mon travail, mais je ne pourrai pas me passer des technologies numériques.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500" height="325" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7516366&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="325" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7516366&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/7516366">Duplo (Ferrero) / Pologne</a> from <a href="http://vimeo.com/user1596000">Lotie</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/04.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>La densité et la finesse de tes dessins est impressionnante. Cette saturation de l’espace par des créatures hybrides, à mi chemin entre le végétal et l’animal donne un résultat étonnant. Que souhaites tu exprimer à travers cette interprétation de la nature ?</strong></p>
<p>Je ne pense pas vouloir exprimer quelque chose de particulier. La Nature est pour moi une source d’inspiration infinie. Les formes végétales, organiques, ses courbes, ses détails me fascinent. Tous mes dessins en sont, dans la forme, et dans le fond, imprégnés, presque malgré moi.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/05.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/06.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Il y a beaucoup de subtilité et de douceur dans ton travail mais aussi une force sous-jacente indissociable. Cette ambiguïté entre la beauté et le danger qu’elle peut représenter peut-elle être rapprochée de ta vision de la féminité ?</strong></p>
<p>Peut-être oui. En tous cas j’aime l’idée de l’ambiguïté, des faux-semblants, qu’une image qui semble douce, onirique soit en fait dans les détails beaucoup plus complexe et violente qu’il n’y paraît.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/07.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/08.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Avec quels artistes t’associes-tu pour travailler tes vidéos et comment choisis-tu ces collaboration artistiques ?</strong></p>
<p>Mes collaborations artistiques se font au gré de mes rencontres. Il faut que l’univers artistique de ces personnes me touche pour que l’émulsion prenne ! Il faut que l’un nourrisse l’autre en inspiration.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/09.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Ton site internet est très réussi. Il plonge immédiatement l’internaute dans un jardin imaginaire avec une forte présence graphique et une illustration sonore tout aussi soignée. L’outil web t’ouvre t’a t-il ouvert de nouvelles portes ?</strong></p>
<p>Pour être franche, je peux dire que sans internet je n’en serai pas là ! Toutes mes démarches depuis le début de ma carrière ont été faites uniquement par ce biais là et mon site internet a été essentiel pour présenter mon travail et me faire progressivement connaître.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/10.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Peux-tu m’en dire plus sur l’exposition «So natural » au Cube avec la diffusion de ton envoûtante animation « Bring Me to Life » (http://vimeo.com/3356116) ?<br />
Peut-on parler d’une sensibilité écologique dans le message que tu as souhaité faire passer ?</strong></p>
<p>Oui toute les œuvres présentées lors de cette exposition, les print et les vidéos, portaient toutes le même message. L’idée d’une nature mutante, qui se transforme, ou sinon meurt. Dans « Bring me to life », sur une musique intégrant des craquements de bois, et des battements de coeur, une 2nde peau se révèle progressivement dans des écorces apparemment mortes. C’est un peu un hymne à la nature qui ne semble calme  et onirique que de prime abord. Quand on y regarde de  plus près elle se révèle assez inquiétante et menaçante.<br />
Concernant l’idée d’une sensibilité écologique. Oui. Depuis toute petite je baigne dans des valeurs de respect de son environnement et de soi-même notamment à travers son alimentation.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/11.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Avec qui ou sur quel projet rêverais-tu de travailler un jour ?</strong></p>
<p>Je pourrais répondre ; un projet à grande échelle combinant le son à l’image, à la vidéo, à l’animation ! J’aime l’idée d’associer la musique à mes dessins. Tout projet me permettant de le faire me plaît. L’animation de mes dessins est quelque chose qui me passionne également.  Une autre piste que je n’ai pas encore explorée est celle de l’architecture, et du paysagisme. Une intervention dans ces 2 secteurs me plairait beaucoup.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/12.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Sur quel projet travailles-tu actuellement et quand pourra t’on voir ton travail exposé prochainement ?</strong><br />
Je travaille de concert sur 3 projets en ce moment. J’ai à peine terminé ma collaboration avec Lynn Fox et Blink productions sur une pub télé pour une marque de bière. Je travaille également sur des illustrations pour un livre sur le design durable et sur du packaging pour des présentations de nouvelles tendances couleurs 2011.<br />
Pour ce qui est d’expositions futures, je n’ai encore rien de prévu. Peut-être en septembre-octobre, mais je n’ai pas encore de confirmation.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/13.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/14.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.lotie.com" target="_blank">http://www.lotie.com</a></p>
<p>Interview par Agnès Wronski</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Natasha Gudermane</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/05/20/natasha-gudermane/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 09:02:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Roland Barthes a dit : &#171;&#160;la Photographie est subversive, non lorsqu’elle effraie, révulse ou même stigmatise, mais lorsqu’elle est pensive&#160;&#187;.
Les photos de Natasha Gudermane sont en quelque sorte une mise en application de cette phrase. Des représentations qui mettent en jeu une exploitation des ressources esthétiques pour diversifier les effets sur le destinataire, mais surtout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/00.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p>Roland Barthes a dit : &laquo;&nbsp;la Photographie est subversive, non lorsqu’elle effraie, révulse ou même stigmatise, mais lorsqu’elle est pensive&nbsp;&raquo;.<br />
Les photos de Natasha Gudermane sont en quelque sorte une mise en application de cette phrase. Des représentations qui mettent en jeu une exploitation des ressources esthétiques pour diversifier les effets sur le destinataire, mais surtout des images qui nous absorbent, où la mise en forme du message est plus influente que l&#8217;aspect visuel. Des photographies qui parlent, des photographies sincères.<br />
<span id="more-709"></span></p>
<p><strong>Qu&#8217;as-tu personnellement découvert en devenant photographe ?<br />
Qu&#8217;est-ce que cela t&#8217;a apporté ? </strong></p>
<p>La photographie m&#8217;a rendue attentive aux détails et très observatrice. Mais peut-être que ce n&#8217;est pas la conséquence mais la raison d&#8217;être photographe ?</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/01.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Comment s&#8217;impose le choix des histoires que tu veux raconter à travers tes séries<br />
de photos ? D&#8217;ailleurs pourquoi cela passe par des séries plutôt qu&#8217;une photo unique ?</strong></p>
<p>Anna Akhmatova (une grande poétesse russe) disait : &laquo;&nbsp;Si vous saviez de quels déchets poussent les poèmes&nbsp;&raquo;. C&#8217;est un peu la même chose avec les photographies. Les images naissent comme des poèmes et comme des rêves de la poussière du quotidien,  des expériences, des émotions et des pensées de tous les jours.<br />
Au début, je ne travaillais jamais en terme de séries. Par exemple, mes galeries &laquo;&nbsp;Northern tales&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Scream&nbsp;&raquo; ne sont pas des projets. Ce sont des séries composées de photos qui étaient faites dans le même moment de ma vie, et qui se ressemblaient dans l&#8217;humeur et le thème. Personnellement, je trouve que cette façon de travailler est la plus sincère et authentique, car c&#8217;est la plus immédiate.<br />
La nécessité de présenter les photos dans une forme de projet est dictée par le marché. Une série est un produit, alors que des photos variées, qui ne sont pas unies par une ligne esthétique ou un sujet, ne servent à rien aux yeux d’un éditeur ou d’un galeriste. Cela m&#8217;irritait au début, mais finalement j&#8217;ai trouvé un certain plaisir dans cette façon de travailler qui impose une discipline et une réflexion profonde sur le sujet.<br />
Je le vois comme un défi maintenant et j&#8217;aime ça.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/02.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/03.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>J&#8217;ai récemment vu ta série de femmes nues, peux-tu me parler de cette série ?<br />
Qu&#8217;as-tu voulu exprimer et penses-tu avoir réussi ? </strong></p>
<p>C&#8217;est mon nouveau projet sur les parisiennes photographiées nues chez elles. C&#8217;est mon regard d&#8217;une étrangère sur les françaises. Dans cette série je pose des questions plutôt que faire des affirmations. Comment sont les vrais parisiennes ? Comment vivent-elles ? Comment assument-elles leur apparence et leur corps ? Quand je venais d&#8217;arriver à Paris, j&#8217;avais un certain stéréotype de la Parisienne dans ma tête, et j&#8217;étais étonnée  de voir comment ce stéréotype correspondait si peu à la réalité. Au début, ma relation avec les françaises était assez compliquée, je ressentais de la distance et un écart entre nous. J&#8217;ai commencé mon projet en espérant m&#8217;approcher de ces femmes et mieux comprendre ce qui ce cache derrière leur apparence et leur comportement en public. En déshabillant une fille devant mon appareil photo, je la mets dans une situation fragile et c&#8217;est là que tout ce qui est vrai en elle sort. C&#8217;est assez magique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/04.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/05.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Pourquoi le nu ?</strong></p>
<p>En laissant de côté tout ce qui est superflu, les masques, les codes sociaux et en partageant son territoire intime, la personne laisse sortir sa vulnérabilité. Or, c’est très beau la vulnérabilité.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/06.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Ce travail réalisé sur ces femmes nues et cette vulnérabilité dont tu parles, est-ce également une mise à nu de tes propres émotions ? Pourrais-ton dire que tu deviens &laquo;&nbsp;voyeuse&nbsp;&raquo; de celle-ci et non pas &laquo;&nbsp;exhibitionniste&nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai souvent l&#8217;impression que c&#8217;est moi que je déshabille quand je fais les photos.  Je vois dans ce strip-tease d&#8217;âme le sens même de toute la création.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/07.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/08.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Finalement penses-tu vouloir montrer ta vision de la réalité ? </strong></p>
<p>Bien sûr. Je pense même que je crée ma propre réalité chaque fois que je crée une image.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/09.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Qu&#8217;est ce qui anime ton désir de photographier ? La photographie est-elle un acte sexuel ? </strong></p>
<p>Quand on regarde la scène de la session photos du film &laquo;&nbsp;Blow-up&nbsp;&raquo; d&#8217;Antonioni, on voit clairement la photographie comme un acte sexuel&#8230;  l&#8217;excitation, la tension, la pénétration dans le territoire intime de l&#8217;autre, le voyeurisme, l&#8217;exhibitionnisme, la sublimation et surtout le plaisir et l&#8217;exaltation&#8230; Mais à part tout ça, il y a un autre point commun très important entre la<br />
photographie et le sexe &#8211; c&#8217;est une envie instinctive d&#8217;affirmer la vie et de<br />
combattre la mort. Rester en vie à travers des photos, préserver pour toujours les instants éphémères et se multiplier dans des nouvelles images que tu apporte au monde. La photographie devient une espèce de pro-création.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/10.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Où est la place de l&#8217;homme dans tes photos ? </strong></p>
<p>L&#8217;homme dans mes photos, c&#8217;est une bête fantastique que je ne cesse d&#8217;étudier et qui ne cesse de m&#8217;étonner.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/11.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Quels vont être tes prochains sujets de travail ? </strong></p>
<p>Il y a 2 ans, un éditeur m&#8217;a demandé de faire une série d&#8217;autoportraits. J&#8217;ai refusé cette idée radicalement. Aujourd&#8217;hui je me sens prête à affronter ma propre image dans une série d&#8217;autoportraits.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/12.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.gudermane.net/" target="_blank">www.gudermane.net</a></p>
<p>Interview par André Sanchez, relecture Agnès Wronski.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Fabien Barral</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/05/13/fabien-barral/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/05/13/fabien-barral/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 May 2010 11:03:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Graphisme]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pour la 50eme interview, nous avons demandé à Fabien Barral de nous parler de son univers. Des lignes organiques y révèlent des images, des caractères typographiques en profitent pour s&#8217;y balader. Ce graphiste cosmopolite travaille avec le monde et l&#8217;Europe depuis le sud de la France, près D&#8217;Uzès.



Quel est ton parcours ?
Je suis originaire de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/00.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p>Pour la 50eme interview, nous avons demandé à Fabien Barral de nous parler de son univers. Des lignes organiques y révèlent des images, des caractères typographiques en profitent pour s&#8217;y balader. Ce graphiste cosmopolite travaille avec le monde et l&#8217;Europe depuis le sud de la France, près D&#8217;Uzès.</p>
<p><span id="more-684"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/01.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/02.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><strong>Quel est ton parcours ?</strong></p>
<p>Je suis originaire de Montpellier, j’ai fait toute ma scolarité là-bas, et un BTS de communication visuelle… J’y ai rencontré Renaud Orange, qui est pour le meilleur graphiste que je connaisse. Nous avons, pendant environ 3 ans, bossé avec des groupes de musique, des compagnies de danse et d&#8217;autres clients sur Montpellier pour « se faire la main »… Nous avons fait de belles rencontres, mais nous n’en vivions pas… Bref, nous avons décidé, fin 2001 de chercher un travail dans une agence pour apprendre plus et en vivre <img src='http://www.webculte.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /><br />
Alors j’ai fait la 1ere version de mon site, et 1 mois plus tard on me proposait du boulot sur Clermont-Ferrand… j’ai accepté, une agence uniquement de création web, un poste de DA… mais très vite je ne me suis pas senti à ma place, que du web,  de l’abattage… Heureusement, cette boîte était associée avec une agence de com, mediafix, qui n’avait pas de DA… alors j’ai changé de bureau… C’était en août 2002. Et là, ce fut tout simplement génial ! J’étais en charge de la créa, mais c’est moi qui pouvais la défendre fasse au client et très vite, les clients sont venus pour mon style… mais cela a eu aussi son revers, puisqu’on ma reproché, au bout de quelques années d’avoir un style trop marqué, dans une petite ville comme Clermont…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/03.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/04.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p>Et puis, la production de mediafix a été de plus en plus dans l’édition, pour des institutions… Et parallèlement, je me suis rendu compte que le monde ne tournant pas bien rond, on ne pouvait pas continuer comme ça… et donc, j’avais de grandes réticences à bosser pour de grands groupes…<br />
En 2006, je reçois un mail de Jordan Mauriello, de l’agence moreYELLOW, qui me demande si je veux bosser sur un projet… j’ai accepté… ce projet en a amené un autre, puis j’ai refais la communication de l’agence… Ce que Jordan voulait c’était vraiment mon style, toute cette matière, ces détails… alors très vite, je me suis mis en freelance… En Juin 2006 j’ai créé mon blog graphic exchange.<br />
Et depuis 2007, je suis en freelance… et avec ma femme nous avons créé Hermonie intérieure pour vendre des stickers et des posters en 2008…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/05.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/06.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><strong> Travailles-tu en freelance ou plutôt en agence ? Que t&#8217;apporte cette décision ? </strong></p>
<p>Je travaille donc de chez moi, en freelance… mais beaucoup de mes clients sont des agences, qui vendent mon travail a leurs clients… Je travaille avec <a href="http://www.mediafix.net/" target="_blank">mediafix</a>, toujours, mais aussi des agences aux USA, Canada, Pologne, Arabie-Saoudite… c’est plus simple car je me focalise sur la créa et ils connaissent les prix… mais j’aime avoir des clients en direct aussi…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/07.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/08.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/09.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><strong>Le travail autour de la typographie pourrait-être un point commun à toutes tes créations. D&#8217;où puises-tu ton univers ?</strong></p>
<p>Oui, la typo est un des éléments principaux, c’est un véritable passion… mais je ne suis pas typographe, je n’essaye pas de créer ma propre typo… j’essaye de trouver celle qui ira avec le bon projet… j’en ai en réserve qui attendent leur tour…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/10.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><strong>Quelle-place prend Internet dans la diffusion de tes travaux ?</strong></p>
<p>Evidemment, sans internet je n’en serais pas là… Cela me permet de travailler avec le monde entier tout en pouvant faire des crêpes avec ma fille l’après-midi… C’est un grand luxe mais comme tout, il a son mauvais coté… C’est parfois dur de se mettre au boulot quand je me mets devant l’ordi, c’est tellement plus simple d’aller voir les derniers trucs publiés sur des blogs ou les dernières bandes annonces… J’aimerais me déconnecter de temps en temps mais je n’y arrive pas <img src='http://www.webculte.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/11.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/12.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><strong>Quels-sont tes projets en cours ?</strong></p>
<p>Nombreux… un magnifique projet d’identité de packaging pour une nouvelle marque de cosmétiques bio, j’ai hâte de le montrer celui-là… la com d’une agence en Arabie Saoudite… Une autre marque de cosmétique bio mais en Pologne celle là… l’identité d’une marque de chocolats et de pattes de fruits… Un magasin de déco en Inde, l’identité d’une entreprise d’éoliens, une marque de vin à New York… une marque de vêtement de Yoga au Japon… et quelques autres…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/13.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/50_Fabien_Barral/14.jpg" alt="Web-Culture Fabien Barral" /></p>
<p><strong>Comment verrais-tu évoluer tes créations dans l&#8217;avenir ?</strong></p>
<p>J’apprends tous les jours, chaque projet m’apprend à mieux me servir des outils, des textures… j’essaye de trouver les typos, c’est un mode de vie, je suis tout le temps en train de chercher les bons ingrédients pour faire le meilleur plat possible… Je me vois juste continuer comme ça temps que je m’éclate dans ce que je fais…</p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.fabienbarral.com/" target="_blank">www.fabienbarral.com</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Serge Birault aka Papaninja</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/04/19/serge-birault-aka-papaninja/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/04/19/serge-birault-aka-papaninja/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2010 09:06:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Illustration]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les pin-ups de Papaninja, nous font l&#8217;affront de nous regarder droit dans les yeux. À dos de poulpe, de cochon leur petit air mutin ne peut pas nous laisser indifférent. Serge excelle dans l&#8217;art de la dentelle, la chevelure, les textures en tout genre. Depuis quelques semaines sur les sites spécialisés, ses illustrations ont fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/00.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p>Les pin-ups de Papaninja, nous font l&#8217;affront de nous regarder droit dans les yeux. À dos de poulpe, de cochon leur petit air mutin ne peut pas nous laisser indifférent. Serge excelle dans l&#8217;art de la dentelle, la chevelure, les textures en tout genre. Depuis quelques semaines sur les sites spécialisés, ses illustrations ont fait la une. Web-culture à tenté de découvrir ce qui anime Serge Birault.</p>
<p><span id="more-665"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/01.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>Quel est ton parcours ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai un parcours un peu atypique puisque j&#8217;ai un D.E.A de droit. J&#8217;ai même commencé une thèse que je n&#8217;ai jamais fini. J&#8217;ai financé une partie de mes études grâce à la peinture et l&#8217;infographie. Après plusieurs entretien d&#8217;embauche dans des grosses boîtes, je me suis dit que juriste, ce n&#8217;était pas vraiment pour moi, alors j&#8217;ai continué dans ce que je savais faire.</p>
<p>J&#8217;ai travaillé comme webdesigner, Flash master, infographiste 2D, infographiste 3D, animateur 3D, enseignant et je suis maintenant à mon compte.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/02.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/03.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>Quel-est ton statut professionnel ?</strong></p>
<p>Auto-entrepreneur. Comme je refuse d&#8217;être payé en droits d&#8217;auteur et que je travaille presque exclusivement pour l&#8217;étranger où je suis un simple exécutant. Je ne sais pas si c&#8217;est la meilleure solution et en fait personne ne le sait je pense.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/04.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/05.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>La 1ere phrase qu&#8217;on peut lire sur ton site est celle ci : &laquo;&nbsp;L&#8217;idée saugrenue m&#8217;est venue de faire une illus&#8217; avec des princesses et des fées&nbsp;&raquo;. Avant que te viennes cette idée, tu faisais quoi ?</strong></p>
<p>En fait, c&#8217;est une boutade. J&#8217;ai une sainte horreur de toute cette tendance à dessiner des princesses toutes lisses avec des fées, des licornes et des petits animaux à fourrure. J&#8217;ai un nouveau site web et j&#8217;ai enlevé cette phrase, certains ont pris tout ceci au premier degré et on a commencé à me demander ce genre de dessin. Je veux bien faire une princesse qui tire au bazooka sur des lutins par contre, si ça dit à quelqu&#8217;un <img src='http://www.webculte.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Plus sérieusement, j&#8217;ai commencé à faire pas mal de pin-ups à l&#8217;aérographe et j&#8217;ai continué avec un ordinateur par la suite. On est vite catalogué dans un style et la très grosse majorité de mes demandes reste les pin-ups.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/06.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>D&#8217;où puises-tu ton univers ?</strong></p>
<p>De partout. Internet est un formidable outil pour ça. J&#8217;essaie de m&#8217;intéresser à tout, surtout à tout ce qui n&#8217;est pas style. Il y a du bon à prendre dans tout. Il faut tout essayer, tester et essayer de se l&#8217;approprier. C&#8217;est comme ça qu&#8217;on avance à mon avis.</p>
<p>Malgré tout, mes principales influences restent Hajime Sorayama (pour la technique), Gil Elvgren (pour la mise en situation), Ingres (pour les couleurs) et les Cramps (pour l&#8217;univers).</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/08.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>Qui sont tes modèles, sont ils réels ou imaginaires ?</strong></p>
<p>Pour mes travaux personnels, c&#8217;est souvent des ami(e)s et ma dulcinée qui me servent de modèles. J&#8217;essaie du coup de faire coller mon dessin au caractère ou à l&#8217;univers du modèle. C&#8217;est un très bon exercice je pense.</p>
<p>Pour tout ce qui est professionnel, ça dépend. J&#8217;ai fait tellement de visages que je n&#8217;ai plus besoin de références. Quand je m&#8217;en sers, c&#8217;est souvent à cause d&#8217;une expression particulière. Généralement, j&#8217;essaie de trouver des personnes qui ont un physique atypique, je n&#8217;aime pas les visages lisses et parfaits, je trouve ça très ennuyeux à faire. Je l&#8217;ai fait une fois pour « Subabysse II » mais je voulais justement que le personnage ressemble à une poupée.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/10.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>Quelle place prend Internet dans la diffusion de tes travaux ? Comment te sert-tu des communautés, sites, plates-formes pour t&#8217;exposer ?</strong></p>
<p>Me « servir » de la communauté… Malheureusement, c&#8217;est devenu exactement ça. Il y a quelques années, je postais mes images sur CGTalk pour avoir des avis, des opinions sur ce que je faisais. Aujourd&#8217;hui, je n&#8217;ai plus que des « Wow ! » et des « Amazing ! ». C&#8217;est un peu le problème des forums, plus on est connu moins on ose vous critiquer. Pour pallier à ça, je me suis inscrits sur différents forums CGHub, It&#8217;s Art, Deviantart, Conceptart.org… mais au final, on en reviens toujours au même problème. Les forums sont devenus un outil de promotion comme un autre, ils servent surtout à faire circuler vos images sur le net.</p>
<p>Le fait est qu&#8217;Internet à complètement changé ma façon de travailler. Avant, il fallait des entreprises locales ; aujourd&#8217;hui, les demandes tombent de partout dans le monde sans que j&#8217;ai à lever le petit doigt.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/11.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>Avec quel-outil travailles-tu ? Passes-tu par le dessin sur papier/carnet avant d&#8217;attaquer le numérique ?</strong></p>
<p>Photoshop/Gimp/painter/Artrage&#8230; N&#8217;importe quel logiciel, ils font à peu près tous la même chose. Ce ne sont que des outils <img src='http://www.webculte.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
Papier ? Crayon ? C&#8217;est quoi ? Connais pas&#8230; ^^<br />
Ça m&#8217;arrive de temps en temps, j&#8217;ai un scanner mais j&#8217;ai dû m&#8217;en servir une fois en 6 mois.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/07.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>Quels sont tes projets en cours ?</strong></p>
<p>La routine… couvertures de bouquins ou de magazines, quelques illustrations pour des jeux vidéos et des RPG. Je parle des choses intéressantes. Le boulot d&#8217;illustrateur est beaucoup moins glamour qu&#8217;on ne le pense. Ce qui vous fait gagner votre vie, c&#8217;est souvent la production de visuels pour des entreprises, c&#8217;est moins glorieux mais c&#8217;est mieux payé.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/49_serge_birault/12.jpg" alt="Web-Culture Serge Birault" /></p>
<p><strong>Comment verrais-tu évoluer tes créations dans l&#8217;avenir ?</strong></p>
<p>Bonne question. Je suis dans une phase de test. Comme j&#8217;ai de moins en moins de temps pour des travaux personnels, j&#8217;essaie de les faire le plus vite possible. Je suis beaucoup inspiré par Bisley ou Ashley Wood en ce moment. Des styles qui sont à l&#8217;opposé du mien puisque je fais des choses très «propres» et précises. C&#8217;est forcément formateur.</p>
<p>Mis à part ça, pense que je vais faire de plus en lus de surréalisme, j&#8217;aime vraiment beaucoup ça <img src='http://www.webculte.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.sergebirault.fr/sb/index.php" target="_blank">www.sergebirault.fr</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Aïssa Logerot</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/03/22/aissa-logerot/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/03/22/aissa-logerot/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 22 Mar 2010 11:27:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design]]></category>

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		<description><![CDATA[
C&#8217;est depuis le Cambodge que Aïssa répond à cette interview. Il y est pour développer divers objets issus de l&#8217;artisanat de la jacinthe d&#8217;eau. A l&#8217;École Boulle, il découvre l&#8217;artisanat et de formation en apprentissage se dirige naturellement vers le design. Jeune diplômé, il est aussi récompensé de plusieurs prix (Red dot award, design concept [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/00.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p>C&#8217;est depuis le Cambodge que Aïssa répond à cette interview. Il y est pour développer divers objets issus de l&#8217;artisanat de la jacinthe d&#8217;eau. A l&#8217;École Boulle, il découvre l&#8217;artisanat et de formation en apprentissage se dirige naturellement vers le design. Jeune diplômé, il est aussi récompensé de plusieurs prix (<a href="http://en.red-dot.org/design.html" target="_blank">Red dot award</a>, design concept 2009 et finaliste aux <a href="http://www.auditalentsawards.fr/" target="_blank">Audi Talents Awards</a> pour son projet de mobilier extensions. Dernièrement, il remporte le 2ème prix du concours <a href="http://www.cinna.fr/index.php?main_page=page&amp;id=106&amp;id_rub=119" target="_blank">Cinna</a> avec son projet lamp posh dans la catégorie luminaire). Les questions suivantes, tentent de découvrir qu&#8217;est-ce qui anime le travail de Aïssa.</p>
<p><span id="more-637"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/01.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/02.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><strong>Quel est ton parcours ?</strong></p>
<p>Ensci / Les Ateliers (École Nationale Supérieure de Création Industrielle)<br />
Master in Industrial design, Nov. 2008. Paris. Ensaama – Olivier de Serres (Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art) BTS A.C.I. (product design diplom), June 2004.Paris. École Boulle Graduated in Cabinetmaking, June 2001. Paris.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/03.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/04.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><strong>Peux tu me présenter ton activité ? Les créations éphémères grâce à l&#8217;outil &laquo;&nbsp;Halo&nbsp;&raquo; (graff avec la lumière) sont totalement en opposés à l&#8217;industrialisation, comment te positionnes tu par rapport à cette dualité ?</strong></p>
<p>Je suis designer industriel. Je travaille principalement sur la conception d&#8217;objets et de mobilier, mais je porte un grand intérêt à beaucoup d&#8217;autres domaines liés à l&#8217;art et la création. J&#8217;aime concevoir toutes les idées qui me passent par la tête, et m&#8217;éloigner aussi parfois du design plus conventionnel, comme par exemple le projet halo qui est au croisement du design, du graphisme, et du design numérique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/05.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/06.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><strong>Tes objets sont-ils fabriqués/diffusés ?</strong></p>
<p>Ayant commencé récemment mon activité de designer, mes projets ne sont pas encore édités, mais je suis actuellement en contact avec plusieurs maisons d&#8217;édition intéressées pour développer certains de mes projets. Des collaborations sont en cours.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/07.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/08.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><strong>Quels sont tes matériaux de prédilection ?</strong></p>
<p>Si je dois désigner un matériau de prédilection, je dirais bien sûr que c&#8217;est le bois. Ayant reçu une première formation d&#8217;ébénisterie durant 4 ans (CAP ébéniste et diplôme de l&#8217;École Boulle) avant de suivre la filière du design industriel, c&#8217;est un matériau que je connais particulièrement bien et que j&#8217;affectionne. De plus, c&#8217;est une matière naturelle et recyclable. Mais j&#8217;aime employer tout type de matériau, et dans le domaine de la création, il important d&#8217;apprendre à diversifier son travail.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/09.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/10.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><strong>Quelle place prend le questionnement de l&#8217;écologie dans ta recherche ?</strong></p>
<p>L&#8217;écologie est évidemment une notion importante dans mon travail, mais aussi dans ma manière de vivre. Un designer est censé être en amont de la production industrielle  puisqu&#8217;il conçoit les objets qui seront fabriqués demain. Il doit donc être responsable de ce qu&#8217;il créé. Pour ma part, j&#8217;essaie de penser mes objets de manière à minimiser l&#8217;impact qu&#8217;il pourraient avoir sur l&#8217;environnement, dans leur fabrication, leurs usages et leurs fins de vie. Cela commence par l&#8217;emploi de matériaux renouvelables, et des processus de fabrication adaptés et optimisés.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/11.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/12.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><strong>Internet est-il pour toi un bon moyen pour diffuser tes créations ?</strong></p>
<p>Oui, bien sûr, internet est un média formidable pour communiquer son travail et ses idées, mais il faut apprendre à l&#8217;utiliser judicieusement. La diffusion d&#8217;images de son travail via internet permet de toucher une cible de personnes beaucoup plus importante et d&#8217;agrandir son réseau professionnel. Aussi la médiatisation via internet reste éphémère, c&#8217;est un flu gigantesque d&#8217;informations qui se renouvelle sans arrêt et il est difficile d&#8217;en contrôler toutes les sources. C&#8217;est pourquoi je prends le temps de réfléchir avant de diffuser certaines de mes créations.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/13.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/48_Aissa_Logerot/14.jpg" alt="Web-Culture Aïssa Logerot" /></p>
<p><strong>Quels sont tes projets en cours ?</strong></p>
<p>Je travaille actuellement au Cambodge depuis 3 mois sur le développement d&#8217;un projet environnemental, entre design et artisanat. Je collabore avec Amandine Chhor, designer diplômée de l&#8217;ensci, et avec les artisanes du village de Prek Toal. L&#8217;enjeu principal de ce projet est de revaloriser l&#8217;artisanat de la jacinthe d&#8217;eau, plante aquatique nocive pour l&#8217;environnement. Nous développons des nouveaux objets afin de diversifier la production et cibler d&#8217;autres marchés.</p>
<p>SITE<br />
<a href="www.aissalogerot.com" target="_blank">www.aissalogerot.com</a></p>
<p>Photos <span style="border-collapse: collapse; font-family: arial,sans-serif; font-size: 13px;">copyright<span> </span><a style="color: #114170;" href="http://aissalogerot.com/" target="_blank">aissalogerot.com</a></span></p>
<p>Interview Laure Delahaye.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Laurent Champoussin</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/03/08/laurent-champoussin/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/03/08/laurent-champoussin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 13:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le minéral en opposition à l&#8217;organique peut représenter en un mot le travail de Laurent. Curieusement dans son monde, les humains sont de lointaines silhouettes dans des étendues désertiques. Lorsque un visage apparait, il est recouvert d&#8217;une étrange protubérance de cristaux, sorte d&#8217;inquiétante greffe ou prothèse&#8230; Découverte.


Quel est ton parcours ?
Après mon DEA d’études et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/00.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /><br />
Le minéral en opposition à l&#8217;organique peut représenter en un mot le travail de Laurent. Curieusement dans son monde, les humains sont de lointaines silhouettes dans des étendues désertiques. Lorsque un visage apparait, il est recouvert d&#8217;une étrange protubérance de cristaux, sorte d&#8217;inquiétante greffe ou prothèse&#8230; Découverte.<br />
<span id="more-635"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/01.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quel est ton parcours ?</strong></p>
<p>Après mon DEA d’études et de recherches cinématographiques, j’ai travaillé pendant près de quinze ans dans l’industrie du cinéma d’abord au CNC (centre national de la cinématographie) puis comme Producteur chez Pyramide.<br />
A un moment très précis de ma vie, j’ai ressenti très fort l’envie de changer de cap, de travailler pour moi et autour d’images fixes.<br />
Je tente d’aller doucement vers cela depuis un peu plus de deux ans.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/02.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/03.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quels chemins t&#8217;ont mené à la photographie ?</strong></p>
<p>Sans hésiter le cinéma, les films d’Antonioni, de Godard, de Lynch ou le cinéma expérimental mais aussi le spectacle incessant et émouvant qu’offre les villes ou la nature et l’envie de capter ces moments.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/04.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/05.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Tu es représenté par Young Photographers United (YPU). Comment se passe ta collaboration avec ton agent ?</strong></p>
<p>C’est une belle agence dans le sens où je trouve que le travail des photographes représentés est très souvent remarquable mais la dynamique n’est pas vraiment au point , je me sens un peu seul. L’objectif de 2010 est de trouver une galerie.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/06.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quel matériel photographique utilises-tu ? Travailles-tu avec une équipe quand tu es sur terrain pour les prises de vues ?<br />
</strong><br />
Je photographie quasiment toujours avec mon canon eos 5D et deux focales (un 24/70 et un 50 fixe) et je travaille seul avec le moins de matériel électrique possible.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/07.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Tes déambulations aléatoires semblent incontournables pour prendre des photos. Comment découvres tu le terrain adéquat pour tes images ?<br />
</strong><br />
J’adore partir en voyage seul avec mon appareil dans une ville que je connais peu ou pas, travailler un parcours simple et puis me perdre totalement. Je travaille beaucoup à l’intuition même si cela me joue parfois des mauvais tours car comme les visages, les villes ne sont pas toujours photogéniques.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/08.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Dans la série Lovestoned, j&#8217;ai été spécialement interpellée par les sortes de prothèses, protubérances sur les visage. D&#8217;où vient cette réflexion ?<br />
</strong><br />
Au départ de cette série il n’y a pas d’intentions particulières, de théories. J’ai d’abord voulu travailler sur un principe basique de collage vieux comme le monde de l’art : rajouter des pierres sur des portraits.<br />
Puis j’ai trouvé que ça marchait assez bien, alors j’ai retravaillé les pierres avec photoshop pour qu’elles trouvent un point d’entrée plus évident dans le visage, autour d’une oreille, d’une bouche …<br />
Je ne veux pas donner trop de sens à cette série car j’adore découvrir la réaction très contractée des gens mais si toutefois il faut en donner un je dirais que la pierre est une représentation minérale et visible de la pensée. Je continue à travailler sur cette série et j’ai aussi des commandes de particuliers qui veulent leur portrait lovestoned.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/09.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quelle est la place de la retouche numérique dans tes photos ?</strong></p>
<p>J’utilise la retouche pour un type de travail très précis autour du collage, de la multiplication ou au contraire de l’effacement. Quand j’utilise Photoshop il faut que la manipulation soit visible. Pour le rester de mon travail, je ne retouche rien, ni le cadre, ni la couleur, les réglages éventuels se font au moment du tirage papier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/10.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Que se passe t&#8217;il pour toi dans les lieux trop commun (comme Venise ou la prise d&#8217;image est difficile) ? D&#8217;où vient cette difficulté ?<br />
</strong><br />
Il y a des villes qui me résistent : Paris ou Venise mais les raisons ne sont pas les mêmes.<br />
Paris est plein de repères, d’images fortes et c’est une ville « pleine », sans trous, très symétrique pas assez surprenante pour moi et Venise c’est une ville tellement riche, forte par ce qu’elle montre qu’il devient superflu de la prendre en photographie.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/11.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;Internet à apporté à la diffusion de tes travaux ?</strong></p>
<p>Internet est un outil fabuleux par sa simplicité et sa rapidité. C’est devenu un dispositif incontournable que j’utilise beaucoup. Pour autant j’essaie au maximum que les gens voient mes photographies tirées. J’essaie d’organiser des accrochages assez régulièrement et pour les non parisiens, j’édite des petits livrets qui sont comme des livres de voyages (zabriskiept edition) .</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/12.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quels sont tes projets en cours ?</strong></p>
<p>Je travaille sur un nouvel accrochage justement  qui aura lieu début mars à Paris et qui s’intitule « un jour après l’éclipse ». Ce sera l’occasion pour moi de travailler pour la première fois sur de grands tirages dont un 1m x 1m50.</p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.laurentchampoussin.com/" target="_blank"> http://www.laurentchampoussin.com/</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sebastien Tixier</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/02/18/sebastien-tixier/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/02/18/sebastien-tixier/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 09:39:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le talent n’attend pas le nombre des années. Non pas que Sébastien Tixier soit un jeune premier, mais parce qu’il s’agit d’un travail relativement récent et déjà très convaincant. «Latences», «Histoires de vies ordinaires», «Que reste t-il de nos rêves ?»… quand Sébastien arme son Mamiya, c’est pour saisir l’insaisissable ; l’écho de lieux abandonnés, le pouls [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/00.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p>Le talent n’attend pas le nombre des années. Non pas que Sébastien Tixier soit un jeune premier, mais parce qu’il s’agit d’un travail relativement récent et déjà très convaincant. «Latences», «Histoires de vies ordinaires», «Que reste t-il de nos rêves ?»… quand Sébastien arme son Mamiya, c’est pour saisir l’insaisissable ; l’écho de lieux abandonnés, le pouls du temps ou les rêves perdus. Bon voyage en terres insondées, où la beauté joue habilement à ne pas être facile.</p>
<p><span id="more-565"></span><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/01.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/02.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a><br />
<strong>À</strong><strong> 30 ans et en tant qu’autodidacte, ta carrière est encore jeune. Peux-tu me parler de toi et m’expliquer comment es-tu venu à la photographie ?</strong></p>
<p>J’ai commencé la photographie il y a tout juste quelques années, un peu par hasard ! Je me rappelle que la photographie m’intéressait déjà enfant, mais ce n’est finalement que bien plus tard que j’ai pour la première fois essayé un appareil photo. Avec l’arrivée du numérique en fait. C’est ce qui m’a permis d’en apprendre le fonctionnement et les réglages pour ensuite me sentir plus à l’aise avec des appareils moins automatiques et l’argentique. Et puis les choses se sont faites progressivement, des expos personnelles pour présenter mes travaux dans des bars ou des restaurants, aux expositions collectives un peu plus ambitieuses, puis le salon Affordable Art Fair avec Art &amp; You en 2008, et plus récemment le prix pour le Festival Européen de la Photo de Nu à Arles, suivi de la galerie NKA* Photography à Bruxelles, qui m’ont ouvert de nouvelles portes.</p>
<p>Encore aujourd’hui il m’est dur d’expliquer précisément ce que je trouve si fascinant avec le médium photographique, mais je pense que cela est grandement lié à son ambiguïté : son coté visuellement réaliste qui le fait apparaître «à priori objectif», et pourtant il retranscrit un parti pris.</p>
<p><a name="q3"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/03.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/04.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q4"></a><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a><br />
<strong>Comment travailles-tu ? As-tu des sujets de prédilection ?</strong></p>
<p>Je travaille… lentement ! Pour mes projets personnels, je m’accorde tout le temps nécessaire pour faire mûrir l’idée ou la série : j&#8217;ai besoin de ce cheminement pour mieux comprendre sur quoi portent ces idées initiales, vers quoi elles me dirigent, et de quoi parleront les photographies.</p>
<p>Pour mes photographies de paysages urbains, si c’est possible, je réalise plusieurs repérages des lieux pour déterminer le meilleur moment pour la lumière, avant de prendre la photo avec l’ambiance et les conditions que je recherche.</p>
<p>Quand il s’agit de mes travaux de photos mises en scène en intérieur, le plus gros du travail se fait en amont lorsque je cherche à conceptualiser mentalement l’image à partir de différentes briques d’idées. Quand l’idée est plus claire, je réalise souvent des schémas de la scène, ce qui me permet aussi de mieux impliquer les modèles. Et puis ensuite il faut justement trouver le modèle, les lieux, et affiner l’idée initiale… La prise de vue se déroule dans une journée : je réalise la mise en scène, agencement du mobilier ou des décors, le réglage des sources de lumières dans le champ et hors champ, etc. qui peut être très court ou prendre plusieurs heures selon le cas, puis arrive la pose en elle-même qui est finalement très rapide. Le questionnement sur l’Humain, que ce soit sous l’angle de la déshumanisation avec des paysages urbains déserts ou abandonnés, ou à travers des mises en scènes plus intimistes est probablement mon plus gros sujet de prédilection. Et en parallèle je trouve l’univers du rêve et ses désillusions particulièrement inspirant…<br />
<a name="q5"></a><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/05.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/06.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a><br />
<strong>Quelle est la part du numérique dans ton travail (retouche ou prise de vue) ?</strong></p>
<p>Mis à part pour les reportages de commandes pour lesquels je travaille en numérique ce qui m’apporte plus de flexibilité, je travaille pour mes projets personnels en argentique moyen format à la prise de vue (avec un système Mamiya RZ 67 – un appareil que j’affectionne particulièrement). Puis le film est ensuite scanné en haute définition, et traité en numérique (chromie, contrastes, etc.) pour obtenir un «master numérique» qui forme l’image définitive.</p>
<p>J’aime prendre le meilleur des deux mondes : la magie du film à la prise de vue, et la précision de l’editing en numérique.<br />
<a name="q7"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/07.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a><br />
<strong>En découvrant tes séries «latences»  j’ai ressenti la même fascination qu’en regardant les images de Thomas Weinberger, où le lieu devient le personnage principal. Tu y saisis une beauté urbaine, au demeurant improbable, sans âme qui vive, silencieuse, avec sa palette de couleurs du quotidien. Que cherches-tu à montrer à travers ces images… vers quel univers souhaites tu entraîner le spectateur ?</strong></p>
<p>Merci beaucoup pour la comparaison, j’admire le travail de Thomas Weinberger ! Même si son approche très originale – une photographie de jour combinée à une photographie de nuit – rend son travail très différent, c’est vrai que je cherche sur ces photos à faire des « portraits » urbains, dans lesquels la ville est le sujet.</p>
<p>Ce travail est encore en cours de réalisation, il reste un gros travail de sélection, mais je m’intéresse à tous ces nombreux moments faits de «rien», comme suspendus entre un avant et un après qui n’ont pas existés. D’un point de vue photographique, c’est un peu l’opposé du paradigme de «l’instant décisif»… J’envisage ce travail comme un essai sur la banalité : témoigner de ces nombreux moments vides qui font notre quotidien, mais tout en tentant d’en sublimer une réelle beauté esthétique. Voilà ; jouer sur cet état fragile doux-amer de «poésie de la banalité».<br />
<a name="q8"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/08.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a><br />
<strong>Quand tu prépares un sujet, travailles-tu seul ou avec une équipe ?</strong></p>
<p>Pour l’instant j’ai l’habitude de travailler seul sur la préparation de mes sujets. Pour les travaux de mises en scène qui sont très personnels, j’aime cette indépendance qui me permet de m’exprimer. Mais j’aime aussi la stimulation et les idées qui naissent d’un travail à plusieurs, et j’ai justement débuté une prochaine série en «co-auteur» avec une amie, qui n’est d’ailleurs pas photographe, mais qui propose sa vision des choses et ses idées, puis on échange pour construire l’image. C’est très intéressant et enrichissant de voir comment le mélange des sensibilités influence le résultat final !<br />
<a name="q9"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/09.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a><br />
<strong>Comment est né la saisissante série sur l’île abandonnée de Hashima et que retires-tu de cette expérience au Japon ?</strong></p>
<p>Ce voyage au Japon est un projet commun avec 5 autres amis photographes, qui est née… autour de quelques pintes de bière dans un bar ! Depuis quelques temps on photographiait tous de nombreux lieux en friche, et petit à petit on commençait à avoir fait le tour des endroits proches… alors à une soirée, on a commencé à parler de cette fameuse île et finalement on s’est regardé en disant «chiche ?!»… et voila ! Quelques semaines plus tard on partait avec pas mal d’improvisation… En ce qui me concerne, cette île synthétise mes recherches sur les lieux abandonnées et la déshumanisation : il s’agit ici d’une ville entière, avec ses lieux de vies, de travail, d’intimité, entièrement désertée et en ruine au milieu de l’océan.</p>
<p>Cette expérience au Japon et le road-trip qui l’a accompagnée ont été fascinants. On ne connaissait pas le pays et je pense que nous avons tous adoré ! J’en retire personnellement que les choses sont en fait bien plus simples qu’elles ne paraissent et qu’il suffit d’essayer.<br />
<a name="q10"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/10.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q11"></a><br />
<strong>Tu as réalisé des reportages et été édité**. Comment aimerais tu encore voir se diversifier ton travail et sur quels supports ?</strong></p>
<p>Il y a encore beaucoup, beaucoup d’étapes à franchir ou à confirmer pour mon parcours ! Il y en a d’ailleurs probablement toujours et c’est ça qui est intéressant. Mais actuellement je cherche notamment à consolider ma présence en galerie… et justement, en particulier avec mon travail sur Hashima.<br />
<a name="q11"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/11.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q12"></a><br />
<strong>Aujourd&#8217;hui, tout photographe se doit d&#8217;avoir un site, un blog ou une galerie sur internet. Est-ce que ta présence sur le web t’ouvre de portes et te permet d’élargir ton réseau de contacts ?</strong></p>
<p>C’est difficilement chiffrable, et je ne saurais à l’heure actuelle pas dire dans quelle mesure, mais je suis persuadé que oui. Selon moi c’est aussi une question d’évolution des usages : de plus en plus d’interactions se passent sur le web, et ne pas y être présent c’est perdre cette visibilité dont la part est amenée à encore grossir. D’un coté je pense qu’on peut ainsi toucher plus de monde – d’ailleurs je reçois souvent des messages de personnes qui me donnent leurs impressions sur mon travail, c’est très intéressant ! – et s’offrir une visibilité, ou en tout cas une vitrine, ce qui est très important surtout si on n’a pas la chance d’être relayé par des institutions établies. Et d’un autre côté ça favorise de proches en proches à l’élargissement du réseau, avec tout ce que cela implique en termes de contacts : on est plus à même de croiser une personne qui pourra mettre en relation avec une galerie, qui «connaît quelqu’un qui», etc.<br />
<a name="q12"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/12.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q13"></a><br />
<strong>Sur quels projets travailles-tu actuellement ?</strong></p>
<p>Je débute dans quelques semaines les prises de vue pour une future série qui entrera à priori dans le cadre de mon travail «Histoires de Vies Ordinaires», j’ai vraiment hâte de commencer : il s’agira toujours de mises en scènes dans des univers oniriques et/ou de carton-pâte sur un ton désenchanté ; mais elles inverseront les rapports sujet/rêve. Jusqu&#8217;à maintenant les photos de cette série montrent des scènes « réelles » de gens désillusionnés qui rêvent, tandis que les prochaines auront pour décor les rêves. J’ai hâte de présenter ça !<br />
<a name="q13"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/13.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p><strong>Quel a été ton dernier coup de cœur ou ton dernier choc artistique ?</strong></p>
<p>C’est dur de faire un choix ou même de se rappeler d’un en particulier. Du coup, même si ce n’est pas une découverte mais une redécouverte, je citerai l’œuvre du photographe Nadav Kander qui me fascine toujours autant à chaque fois que je la vois. Et musicalement, je dirais sans hésitation le prochain album du groupe Tara King th.*** dont j’ai suivi la réalisation pour des reportages photos ! En tout cas, ça me fait penser qu’il est temps que je retourne découvrir de nouvelles expo d’art contemporain !<br />
Pour en savoir plus sur Sébastien mais aussi sur les lieux et l’histoire de ses prises de vues, c’est ici :<br />
<a href="http://www.sebtix.com/" target="_blank">www.sebtix.com</a></p>
<p>* <a href="http://www.nka-gallery.com/p2.html" target="_blank">www.nka-gallery.com</a></p>
<p>** le livre &laquo;&nbsp;Q&nbsp;&raquo; d&#8217;Alain Mingam et l’ouvrage &laquo;&nbsp;Hashima / Gunkanjima&nbsp;&raquo; auto-édité en 2008</p>
<p>*** <a href="http://www.tkth.com/" target="_blank">www.tkth.com</a></p>
<p>Interview An&#8217;Yes Wronski.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Jérémie Saindon</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/02/11/jeremie-saindon/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 20:46:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Vidéo]]></category>

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		<description><![CDATA[
Protéiforme. Adjectif qui pourrait qualifier aux mieux ce jeune réalisateur Québécois ? En effet le travail de Jérémie n&#8217;est pas qu&#8217;une pensée de la confrontation des hommes et des femmes. Il est aussi une expérimentation de la conscience archétypale des êtres vivants. Qu&#8217;est-ce que l&#8217;identité ? Question légitime, à laquelle répond parfaitement bien Jérémie avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/45_saindon/00.jpg" alt="Web-Culture Jérémie Saindon" /></p>
<p>Protéiforme. Adjectif qui pourrait qualifier aux mieux ce jeune réalisateur Québécois ? En effet le travail de Jérémie n&#8217;est pas qu&#8217;une pensée de la confrontation des hommes et des femmes. Il est aussi une expérimentation de la conscience archétypale des êtres vivants. Qu&#8217;est-ce que l&#8217;identité ? Question légitime, à laquelle répond parfaitement bien Jérémie avec l&#8217;aide de différents symboles.</p>
<p><span id="more-535"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/45_saindon/01.jpg" alt="Web-Culture Jérémie Saindon" /></p>
<p><strong>Tu as étudié le cinéma à Concordia de Montréal, comment est-ce qu’un jeune étudiant qui sort de l’école se lance dans la réalisation ? Des rencontres particulières ?</strong></p>
<p>En fait, il y a plusieurs personnes avec qui je suis allé à l’école qui demeurent toujours de fidèles collaborateurs. Je n’ai jamais terminé mes études à Concordia parce que mes ambitions n’étaient pas complètement assouvies par le contexte académique universitaire et qu’un des mes projets de fin de cession s’était fait refuser à la fin de ma deuxième année de baccalauréat. C’était un film de porno science-fiction qui n’avait pas su séduire le comité de professeurs qui composaient le jury. Disons que mon désir d’explorer la sexualité et les mœurs surtout dans l’intimité  de nos rapports entre hommes et femmes n’a jamais cessé.  </p>
<p><strong>Tu as réalisé plusieurs clips vidéo pour différents groupes comme Groupe Numéro#, Omnikrom, We Are Wolves. Comment t’es tu orienté vers le milieu de la musique ?</strong></p>
<p>J’ai toujours été un mélomane dans l’âme. J’ai travaillé au HMV puis ensuite à Musique Plus qui est l’équivalent ici au Québec de MTV, donc la transition vers le clip s’est fait de façon complètement naturelle. Le clip permet une liberté que la pub ou même la fiction permet très peu. C’est la possibilité d’explorer l’inconscient au travers des  images qui sont tirées des récifs de ma conscience qui résulte parfois dans des œuvres oniriques et idéalement intéressantes pour le publique.  </p>
<p><object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/46XeAZDnXp0&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/46XeAZDnXp0&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p><strong>Comment se passe la collaboration avec les groupes, s’il y en a une ? </strong></p>
<p>Elle est différente à toute les fois. Pour certain, disons dans le cas de We Are Wolves, nous parlons des références qui nous  branchent mutuellement.  Avec eux c’était instantané, vu la nature de leur musique aux références tribales et aux textes imagés, que les concepts devaient être de nature un peu psychédélique, voir même ésotérique. Par la suite, c’est moi par contre qui avais carte blanche pour développer un concept dans les paramètres esthétiques convenus. Dans d’autres cas, comme avec Jérôme Rocipon de Numéro#, le concept se développait ensemble. L’un apportait une idée puis l’autre développait sur celle-ci ou en proposait une autre. C’est temps-ci je développe avec Jean-François Perrier le beatmaker de Yelle et ça se fait par internet, soit par courriel ou Skype. À chaque fois c’est une expérience différente. </p>
<p>We Are Wolves &#8211; Coconut Night<br />
<object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/Jud1QbfCtwo&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/Jud1QbfCtwo&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p><strong>Jusqu’où peux-tu intégrer ton univers personnel ?</strong></p>
<p>Le plus ça progresse le plus je me permets d’y intégrer mon univers personnel. Dans le cas de « Coconut Night » de We Are Wolves ou de « Tout est parfait » de Numéro#, il y beaucoup de mon imaginaire personnel. C’est bizarre parce que dans celui de Coconut Night, pour faire le lien avec l’inconscient dont je parlais plus tôt, j’ai vraiment eu l’impression d’être aller puiser profondément en moi-même sans nécessairement le savoir. Le visuel et les scènes du clip me venait complètement spontanément sans nécessairement que j’y trouve un sens précis. C’est seulement par après qu’un bon ami et co-scénariste à moi, Stephan Dubreuil, m’a dit que la scène finale &#8211; avec le rituel où les gens sont positionnés en forme cercle  -ressemblait à un rituel païen de fertilité. Ironiquement c’est pendant la production de ce clip que ma copine m’a annoncée qu’elle était enceinte. J’ai vraiment l’impression que quand on s’abandonne à notre subconscient, il y a tout un univers riches en sens et en symbolisme qui peut en découler.  </p>
<p>Coeur de pirate<br />
<object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1GrvbGnthno&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/1GrvbGnthno&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p><strong>L’éloge de la lenteur, les ralentis, les apparitions de personnages tout droit sort de Twin Peaks de Lynch, d’où viennent tes Influences artistiques ? </strong></p>
<p>J’adore des cinéastes comme David Cronenberg, Alejandro Jodorowski ou même Michael Haneke ou des écrivains comme Micheal Houellebeqc, Will Self et J G Ballard.  J’aime aussi des trucs d’un réalisme mordant comme l’écriture de  Charles Bukowski ou les films des frères Dardenne. L’idéale pour moi c’est de brouiller la ligne entre l’hyper réalisme et l’onirisme. Je pense que le ralenti permet ça. Un exemple parfait serait les films de Gus Van Sant où le ralenti nous permet de constater tout les détails  et tout les subtilités d’un moindre geste. C’est ça qui me fascine avec le ralenti, cette quête d’hyper réalisme qui drôlement, une fois filmée, donne l’impression de voir les images tirées d’un rêve. Pour ce qui est des personnages, j’ai un penchant pour la symbolique. Aujourd’hui  je suis  en train de mixer mon premier court métrage depuis l’université et encore une fois il y a beaucoup de sous-texte métaphorique même si en soi l’histoire se déroule autour d’une fête d’enfant. Rien de plus  banale en surface alors qu’en profondeur se trame des désirs refoulés, dont celui d’un jeune homme  pédophile pour un enfant en quête d’une figure paternelle. Dans le film quasiment tout le monde est maquillé à l’effigie d’animaux qui résonne bien avec cette tension sexuelle brutale et sauvage qui s’impose tout au long du film. </p>
<p>Omnikrom &#8211; Comme à la télévision<br />
<object width="480" height="295"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/jrwFv4usHMM&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/jrwFv4usHMM&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="295"></embed></object></p>
<p><strong>Comment est-ce que tes vidéos / films sont perçues en France ?</strong></p>
<p>Drôlement, la France est un de mes meilleurs publiques. J’ai eu plusieurs appels de la France surtout du domaine publicitaire  et du vidéo-clip qui s’intéressent à mes œuvres. On me dit souvent que j’ai une sensibilité  très française et que j’ai un univers qui plaît au Français. Ce sera à vous de me dire s’ils ont raison. </p>
<p>Tout est parfait &#8211; Numero#<br />
<object width="480" height="385"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/1oXem8C-XJc&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/1oXem8C-XJc&#038;hl=fr_FR&#038;fs=1&#038;" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="480" height="385"></embed></object></p>
<p><strong>L’internet est surement  incontournable pour exposer tes créations sur des sites tels que Behance, Viméo qu’est ce que ces espaces ont apporté à ton travail ?</strong></p>
<p>Sans l’internet, il y aurait beaucoup moins de gens qui auraient la possibilité de voir mon travail et moi de l’exposer. Aujourd’hui je peux me conter chanceux d’avoir des milliers, voir des millions avec le clip de Cœur de Pirate « Ensemble » de gens qui ont vu mon travail. Ça permet tout un rayonnement qui est primordial pour le développement d’une carrière aujourd’hui dans les arts et je me sens choyé de pouvoir en profiter.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/45_saindon/03.jpg" alt="Web-Culture Jérémie Saindon" /></p>
<p><strong>Quels sont tes Projets actuels ?</strong></p>
<p>Je travaille actuellement sur un clip pour Islands et le premier single de leur nouvel album. Le chanteur incarnera un chaman/crooner au milieu d’un univers inspiré des musicals de Busby Berkeley et des clips de chansonnier  hispanique des années 70. Sinon, je finis présentement mon court métrage qui s’intitule « L’Anniversaire » et qui devrait être en festival prochainement (je me croise les doigts) et je suis à l’écriture de  mon premier long métrage qui est prévu d’être tourné cet été. Ça porte sur les gangs de rue haïtienne ici à Montréal et le tout tourne autour d’une famille de trois frères et d’une mère monoparentale  qui survit grâce au proxénétisme de jeunes adolescentes.  Je suis aussi en développement par rapport à un autre film écrit par un comparse Canadien de Vancouver qui se nomme Seth Lochhead. L’histoire porte sur une tribu de jeunes qui vivent comme des sauvages dans la forêt de la Colombie-Britannique. </p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/45_saindon/04.jpg" alt="Web-Culture Jérémie Saindon" /></p>
<p><strong>Comment souhaites-tu que ton activité progresse dans l’avenir ?</strong></p>
<p>J’aimerais pouvoir réaliser un film par année et avoir le temps de faire des œuvres purement artistiques destinées pour des musées et des galeries d’art. Voilà ! Merci pour l’entretient !</p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.jeremiesaindon.com/" target="_blank">http://www.jeremiesaindon.com/</a></p>
<p>BEHANCE<br />
<a href="http://www.behance.net/jwalkr" target="_blank">http://www.behance.net/jwalkr</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Agathe de Bailliencourt</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/02/04/agathe-de-bailliencourt/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/02/04/agathe-de-bailliencourt/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 14:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Depuis que Agathe de Bailliencourt voyage, de Paris à Kuala Lumpur ou de New York à Berlin, elle n’a cessé de laisser des traces. Et au diable le cadre, elle en est sortie comme le papillon de sa chrysalide. Pour suivre cette bouillonnante artiste, il ne faut pas avoir peur de prendre l’avion. Heureusement, elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/00.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p>Depuis que Agathe de Bailliencourt voyage, de Paris à Kuala Lumpur ou de New York à Berlin, elle n’a cessé de laisser des traces. Et au diable le cadre, elle en est sortie comme le papillon de sa chrysalide. Pour suivre cette bouillonnante artiste, il ne faut pas avoir peur de prendre l’avion. Heureusement, elle a récemment laissé son empreinte à la galerie Galerie Catherine &amp; Andre Hug à Paris et poursuit sont chemin à l’ambassade de France à… TOKYO !<br />
<span id="more-528"></span></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/01.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/02.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Peux-tu nous parler de tes premières expériences dans l’Art Contemporain ? Quel a été ton parcours, tes coups de cœurs artistiques, tes aventures…</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>J’ai été reçue aux Beaux-Arts de Cergy Pontoise en 1993, j’avais 19 ans. Ma première année à Cergy a été assez horrible, j’étais une des plus jeunes et l’école m’angoissait. Je n’étais pas du tout prête à affronter qui j’étais et le regard des autres, et je n’étais pas prête à développer un travail personnel. J’ai passé deux années très douloureuses aux Beaux-Arts et finalement je suis allée me réfugier à l’École Boulle dans le travail du bois. Avec le recul je vois bien que j’ai eu une réaction « épidermique » au système des Beaux arts (très violent pour moi à l’époque). J’avais besoin de me retrouver dans la matière, dans quelque chose de concret.<br />
Concernant les premiers coups de cœur, il y a eu plusieurs chocs en même temps. D’abord évidemment la découverte de la peinture américaine avec Franz Kline, Joan Mitchell, Jean-Michel Basquiat, Robert Motherwell, Christopher Wool etc. C’est leur liberté, leur radicalité et leur énergie qui m’ont le plus touché. Ensuite dans la peinture française je citerai surtout Georges Braque, Jean Dubuffet et Pierre Soulages, qui sont pour moi des peintres atypiques avec des parcours en marge.</p>
<p>Puis je me souviens d’un grand choc devant une installation de Chorey Feyzdjou dans une expo au Jeu de Paume en 94. Elle montrait sa boutique et ses produits, c’était très fort avec quelque chose de tellement morbide. Ensuite le travail de Sophie Calle et tout spécialement “Le régime chromatique” m’a beaucoup marqué. C’était la première fois que j’étais confrontée à une artiste qui utilise sa vie personnelle de façon aussi transparente. Puis aussi la performance de Marina Abramovic et Ulay « Rest Energy », et pour finir une des installations de Wolfgang Laib, avec du pollen, que j’ai vu au CAPC de Bordeaux au moment ou j’étais aux Beaux-Arts de Cergy. Un travail tellement simple et beau et que je le trouve toujours aussi magique.</p>
<p>Voilà quelques œuvres qui m’ont beaucoup marqué, au début de mes études.</p>
<p>Aujourd’hui les artistes qui m’inspirent sont par exemple (je les cite sans aucune tentative de classement) : Bas Jan Ader, Ryoji Ikeda, Carsten Nicolai, Daniel Richter, Aida Makoto, Felice Varini, Nan Goldin, Georges Rousse, Lisa Sigal, Sarah Sze, Yvette Mattern…</p>
<p>Ces artistes me touchent car ils travaillent soit sur l’espace, soit sur les problèmes d’identité et de société, ou sur le concept d’imperfection et l’idée de rater, ou alors ils parlent tout simplement de peinture.</p>
<p><a name="q3"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/03.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/04.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a name="q4"></a><br />
<strong>Beaucoup d’artistes choisissent de s’exiler à l’étranger afin de trouver une source d’inspiration. Quels furent tes motivations pour aller en Asie et maintenant à Berlin ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>J’avais envie de découvrir autre chose, la vie à Paris m’ennuyait… J’aime découvrir d’autres cultures, être dépaysée. Et puis apprendre une nouvelle langue est une chose passionnante.</p>
<p><a name="q5"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/05.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/06.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a name="q6"></a><br />
<strong>On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. Ont-ils été importants pour amener ton travail à maturation ?</strong></p>
<p>Je crois que ce qui m’a fait le plus mûrir, au-delà des voyages, c’est de m’installer à l’étranger. C’est très dur de s’installer quelque part, ailleurs, loin de sa famille et de ses amis. On est souvent très seul au départ et il faut faire son trou, rencontrer des gens nouveaux. Cela t’oblige à être sociable, flexible et ouvert d’esprit. Quand je suis arrivée à Berlin (de Singapour) avec mes deux sacs en mars 2007, je ne parlais plus l’allemand (j’avais appris à l’école mais tout oublié) et je ne connaissais qu’une personne… Cette expérience a été une des plus dures mais aussi sans doute, celle qui m’a le plus appris et changé.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/07.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Lorsque tu as dégagé ton art de toute contrainte de cadre, comme la toile ou le papier, pour t’exprimer à même le sol, à même la rue, le temps est-il devenu la contrainte principale un peu comme… un cadre ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Je ne suis jamais préoccupée ni stressée par le temps dont je dispose pour réaliser un travail : je crée une installation dans le temps qui m’est donné, que cela soit un mois, quinze jours ou quelques heures… Le travail s’inscrit dans notre monde actuel et ne peut que «coller» au temps, et aux réalités matérielles et géographiques.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/08.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Tes œuvres comme « j’aime, j’aime pas » reflètent-elle une forme d’exutoire ? Peut-on dire à ce propos, que ton travail fait office de thérapie ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Mon travail est lié à ce que je vis, sans aucun doute. Je me sens très proche de Sophie Calle par exemple qui travaille avec un matériau très concret : sa propre vie. Alors dans ce cas là, oui, on peut parler de forme d’exutoire. J’utilise mes émotions et je les « cristallise » sur des supports. Mais « J’aime-j’aime pas » qui date de 2005 me paraît tellement loin. Aujourd’hui dans mes toiles et dessins j’écris « je m’en fous » et « on s’en fout », ce que je trouve tout à fait libérateur. Est ce que je fais une thérapie en peignant ? Sincèrement je n’ai pas tellement envie de tomber dans les clichés de la peinture. C’est vrai que mon travail parle des problèmes d’identité mais je ne pense jamais à cela quand je travaille. Je peins car j’ai besoin de m’exprimer et ce que je cherche, c’est une certaine liberté.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/09.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Après être sortie du « cadre », quelle sera la prochaine étape de ton travail ? As-tu justement envisagé de revenir à des supports plus classiques avec ton expérience ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Oh je n’ai pas fini d’explorer cette idée d’être « hors cadre » ! Je viens juste de commencer. Et puis parallèlement – et cela depuis le tout début – j’ai toujours travaillé sur des supports très « classiques » comme la toile ou le papier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/10.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Te sens-tu proche de mouvements artistiques comme le Street-Art ou le Land Art ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>J’aime le travail de nombreux artistes appartenant aux deux mouvements (comme Futura 2000, El Tono, ou Michael Heizer pour en citer quelques uns) et il y a plein de choses qui me donnent des idées, mais honnêtement non, je ne me sens pas trop proche de ces mouvements.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/11.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Comment se sont déroulés tes premiers travaux de commande pour Comme des Garçons ou Ogilvy par exemple ? Ta liberté d’exécution était-elle la même ?</strong></p>
<p>Le projet pour Comme des Garçons a vraiment été génial et facile. Ils ont choisi un de mes dessins existant et l’ont utilisé pour une série limitée de T.shirts, vendus exclusivement chez « Colette meets Comme des Garçons » à Tokyo en 2004.</p>
<p>Comme des Garçons est une marque que j’adore car même s’ils font des collaborations avec des artistes, ils n’imposent rien, ils ont un respect énorme pour le travail de l’artiste, ce que je n’ai pas souvent rencontré malheureusement par la suite. J’ai adoré travailler avec eux.</p>
<p>Pour Ogilvy, là le projet était très différent. Ils m’ont contactée à Singapour pour créer 3 affiches pour une campagne de publicité. J’avais donc un « brief », un patron et un client en face de moi… Ce qui n’a rien a voir.</p>
<p>Très sincèrement le projet entre Ogilvy Singapour et moi ne s’est pas très bien fini. Les affiches qui ont gagné entre autre un Lion d’or et un Lion d’argent à Cannes en 2005, et un prix à Londres en 2004, ont été publiées dans plusieurs journaux et magazines sans que mon nom soit mentionné, ce que j’ai trouvé vraiment choquant.</p>
<p>J’ai beaucoup appris avec ces collaborations, j’ai appris à me protéger, à garder ma liberté d’expression et à imposer mes conditions de travail.</p>
<p>Aujourd’hui la liberté est la chose la plus importante pour moi, et c’est ce sur quoi je travaille. Même en peignant de la peinture abstraite, je cherche à être le plus concret possible. C’est pour cela que je parle de moi-même et de ma propre liberté face à l’histoire et au monde de l’art, à la société et face au monde en général. Mais il y a rarement des moments purement libres sans contradiction. La contradiction fait partie intégrante de mon travail, et si cela parle aux gens qui le regardent, c’est encore mieux. Dans mes installations, j’ai la possibilité de peindre dans le monde concret, très directement.</p>
<p>Avec le recul, quand je regarde mon parcours, je suis plutôt contente d’avoir quitté les Beaux-Arts en cours de route. Je n’ai pas l’impression d’avoir été conditionnée par un système et une façon de penser. Aujourd’hui je ne me sens pas du tout dans la tendance actuelle de l’art contemporain et ce n’est pas ce que je cherche. Mais l’art contemporain devrait être, à mon sens, détaché des phénomènes de mode, ce qui est loin d’être le cas. J’écris “je m’en fous”- et bien sûr je ne m’en fous pas du tout.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/12.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.agathedeb.com/" target="_blank">http://www.agathedeb.com/</a></p>
<p>GALERIE<br />
<a href="http://www.galeriehug.com/" target="_blank">http://www.galeriehug.com/</a></p>
<p>Interview André Sanchez.</p>
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