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	<title>web-culture &#187; Photographie</title>
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	<description>Web-Culture, le magazine des cultures alternatives !</description>
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		<title>Natasha Gudermane</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 09:02:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Roland Barthes a dit : &#171;&#160;la Photographie est subversive, non lorsqu’elle effraie, révulse ou même stigmatise, mais lorsqu’elle est pensive&#160;&#187;.
Les photos de Natasha Gudermane sont en quelque sorte une mise en application de cette phrase. Des représentations qui mettent en jeu une exploitation des ressources esthétiques pour diversifier les effets sur le destinataire, mais surtout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/00.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p>Roland Barthes a dit : &laquo;&nbsp;la Photographie est subversive, non lorsqu’elle effraie, révulse ou même stigmatise, mais lorsqu’elle est pensive&nbsp;&raquo;.<br />
Les photos de Natasha Gudermane sont en quelque sorte une mise en application de cette phrase. Des représentations qui mettent en jeu une exploitation des ressources esthétiques pour diversifier les effets sur le destinataire, mais surtout des images qui nous absorbent, où la mise en forme du message est plus influente que l&#8217;aspect visuel. Des photographies qui parlent, des photographies sincères.<br />
<span id="more-709"></span></p>
<p><strong>Qu&#8217;as-tu personnellement découvert en devenant photographe ?<br />
Qu&#8217;est-ce que cela t&#8217;a apporté ? </strong></p>
<p>La photographie m&#8217;a rendue attentive aux détails et très observatrice. Mais peut-être que ce n&#8217;est pas la conséquence mais la raison d&#8217;être photographe ?</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/01.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Comment s&#8217;impose le choix des histoires que tu veux raconter à travers tes séries<br />
de photos ? D&#8217;ailleurs pourquoi cela passe par des séries plutôt qu&#8217;une photo unique ?</strong></p>
<p>Anna Akhmatova (une grande poétesse russe) disait : &laquo;&nbsp;Si vous saviez de quels déchets poussent les poèmes&nbsp;&raquo;. C&#8217;est un peu la même chose avec les photographies. Les images naissent comme des poèmes et comme des rêves de la poussière du quotidien,  des expériences, des émotions et des pensées de tous les jours.<br />
Au début, je ne travaillais jamais en terme de séries. Par exemple, mes galeries &laquo;&nbsp;Northern tales&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Scream&nbsp;&raquo; ne sont pas des projets. Ce sont des séries composées de photos qui étaient faites dans le même moment de ma vie, et qui se ressemblaient dans l&#8217;humeur et le thème. Personnellement, je trouve que cette façon de travailler est la plus sincère et authentique, car c&#8217;est la plus immédiate.<br />
La nécessité de présenter les photos dans une forme de projet est dictée par le marché. Une série est un produit, alors que des photos variées, qui ne sont pas unies par une ligne esthétique ou un sujet, ne servent à rien aux yeux d’un éditeur ou d’un galeriste. Cela m&#8217;irritait au début, mais finalement j&#8217;ai trouvé un certain plaisir dans cette façon de travailler qui impose une discipline et une réflexion profonde sur le sujet.<br />
Je le vois comme un défi maintenant et j&#8217;aime ça.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/02.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/03.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>J&#8217;ai récemment vu ta série de femmes nues, peux-tu me parler de cette série ?<br />
Qu&#8217;as-tu voulu exprimer et penses-tu avoir réussi ? </strong></p>
<p>C&#8217;est mon nouveau projet sur les parisiennes photographiées nues chez elles. C&#8217;est mon regard d&#8217;une étrangère sur les françaises. Dans cette série je pose des questions plutôt que faire des affirmations. Comment sont les vrais parisiennes ? Comment vivent-elles ? Comment assument-elles leur apparence et leur corps ? Quand je venais d&#8217;arriver à Paris, j&#8217;avais un certain stéréotype de la Parisienne dans ma tête, et j&#8217;étais étonnée  de voir comment ce stéréotype correspondait si peu à la réalité. Au début, ma relation avec les françaises était assez compliquée, je ressentais de la distance et un écart entre nous. J&#8217;ai commencé mon projet en espérant m&#8217;approcher de ces femmes et mieux comprendre ce qui ce cache derrière leur apparence et leur comportement en public. En déshabillant une fille devant mon appareil photo, je la mets dans une situation fragile et c&#8217;est là que tout ce qui est vrai en elle sort. C&#8217;est assez magique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/04.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/05.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Pourquoi le nu ?</strong></p>
<p>En laissant de côté tout ce qui est superflu, les masques, les codes sociaux et en partageant son territoire intime, la personne laisse sortir sa vulnérabilité. Or, c’est très beau la vulnérabilité.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/06.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Ce travail réalisé sur ces femmes nues et cette vulnérabilité dont tu parles, est-ce également une mise à nu de tes propres émotions ? Pourrais-ton dire que tu deviens &laquo;&nbsp;voyeuse&nbsp;&raquo; de celle-ci et non pas &laquo;&nbsp;exhibitionniste&nbsp;&raquo; ?</strong></p>
<p>J&#8217;ai souvent l&#8217;impression que c&#8217;est moi que je déshabille quand je fais les photos.  Je vois dans ce strip-tease d&#8217;âme le sens même de toute la création.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/07.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/08.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Finalement penses-tu vouloir montrer ta vision de la réalité ? </strong></p>
<p>Bien sûr. Je pense même que je crée ma propre réalité chaque fois que je crée une image.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/09.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Qu&#8217;est ce qui anime ton désir de photographier ? La photographie est-elle un acte sexuel ? </strong></p>
<p>Quand on regarde la scène de la session photos du film &laquo;&nbsp;Blow-up&nbsp;&raquo; d&#8217;Antonioni, on voit clairement la photographie comme un acte sexuel&#8230;  l&#8217;excitation, la tension, la pénétration dans le territoire intime de l&#8217;autre, le voyeurisme, l&#8217;exhibitionnisme, la sublimation et surtout le plaisir et l&#8217;exaltation&#8230; Mais à part tout ça, il y a un autre point commun très important entre la<br />
photographie et le sexe &#8211; c&#8217;est une envie instinctive d&#8217;affirmer la vie et de<br />
combattre la mort. Rester en vie à travers des photos, préserver pour toujours les instants éphémères et se multiplier dans des nouvelles images que tu apporte au monde. La photographie devient une espèce de pro-création.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/10.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Où est la place de l&#8217;homme dans tes photos ? </strong></p>
<p>L&#8217;homme dans mes photos, c&#8217;est une bête fantastique que je ne cesse d&#8217;étudier et qui ne cesse de m&#8217;étonner.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/11.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p><strong>Quels vont être tes prochains sujets de travail ? </strong></p>
<p>Il y a 2 ans, un éditeur m&#8217;a demandé de faire une série d&#8217;autoportraits. J&#8217;ai refusé cette idée radicalement. Aujourd&#8217;hui je me sens prête à affronter ma propre image dans une série d&#8217;autoportraits.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/51_natasha_gudermane/12.jpg" alt="Web-Culture Natasha Gudermane" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.gudermane.net/" target="_blank">www.gudermane.net</a></p>
<p>Interview par André Sanchez, relecture Agnès Wronski.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Laurent Champoussin</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/03/08/laurent-champoussin/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/03/08/laurent-champoussin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 13:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le minéral en opposition à l&#8217;organique peut représenter en un mot le travail de Laurent. Curieusement dans son monde, les humains sont de lointaines silhouettes dans des étendues désertiques. Lorsque un visage apparait, il est recouvert d&#8217;une étrange protubérance de cristaux, sorte d&#8217;inquiétante greffe ou prothèse&#8230; Découverte.


Quel est ton parcours ?
Après mon DEA d’études et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/00.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /><br />
Le minéral en opposition à l&#8217;organique peut représenter en un mot le travail de Laurent. Curieusement dans son monde, les humains sont de lointaines silhouettes dans des étendues désertiques. Lorsque un visage apparait, il est recouvert d&#8217;une étrange protubérance de cristaux, sorte d&#8217;inquiétante greffe ou prothèse&#8230; Découverte.<br />
<span id="more-635"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/01.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quel est ton parcours ?</strong></p>
<p>Après mon DEA d’études et de recherches cinématographiques, j’ai travaillé pendant près de quinze ans dans l’industrie du cinéma d’abord au CNC (centre national de la cinématographie) puis comme Producteur chez Pyramide.<br />
A un moment très précis de ma vie, j’ai ressenti très fort l’envie de changer de cap, de travailler pour moi et autour d’images fixes.<br />
Je tente d’aller doucement vers cela depuis un peu plus de deux ans.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/02.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/03.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quels chemins t&#8217;ont mené à la photographie ?</strong></p>
<p>Sans hésiter le cinéma, les films d’Antonioni, de Godard, de Lynch ou le cinéma expérimental mais aussi le spectacle incessant et émouvant qu’offre les villes ou la nature et l’envie de capter ces moments.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/04.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/05.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Tu es représenté par Young Photographers United (YPU). Comment se passe ta collaboration avec ton agent ?</strong></p>
<p>C’est une belle agence dans le sens où je trouve que le travail des photographes représentés est très souvent remarquable mais la dynamique n’est pas vraiment au point , je me sens un peu seul. L’objectif de 2010 est de trouver une galerie.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/06.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quel matériel photographique utilises-tu ? Travailles-tu avec une équipe quand tu es sur terrain pour les prises de vues ?<br />
</strong><br />
Je photographie quasiment toujours avec mon canon eos 5D et deux focales (un 24/70 et un 50 fixe) et je travaille seul avec le moins de matériel électrique possible.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/07.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Tes déambulations aléatoires semblent incontournables pour prendre des photos. Comment découvres tu le terrain adéquat pour tes images ?<br />
</strong><br />
J’adore partir en voyage seul avec mon appareil dans une ville que je connais peu ou pas, travailler un parcours simple et puis me perdre totalement. Je travaille beaucoup à l’intuition même si cela me joue parfois des mauvais tours car comme les visages, les villes ne sont pas toujours photogéniques.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/08.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Dans la série Lovestoned, j&#8217;ai été spécialement interpellée par les sortes de prothèses, protubérances sur les visage. D&#8217;où vient cette réflexion ?<br />
</strong><br />
Au départ de cette série il n’y a pas d’intentions particulières, de théories. J’ai d’abord voulu travailler sur un principe basique de collage vieux comme le monde de l’art : rajouter des pierres sur des portraits.<br />
Puis j’ai trouvé que ça marchait assez bien, alors j’ai retravaillé les pierres avec photoshop pour qu’elles trouvent un point d’entrée plus évident dans le visage, autour d’une oreille, d’une bouche …<br />
Je ne veux pas donner trop de sens à cette série car j’adore découvrir la réaction très contractée des gens mais si toutefois il faut en donner un je dirais que la pierre est une représentation minérale et visible de la pensée. Je continue à travailler sur cette série et j’ai aussi des commandes de particuliers qui veulent leur portrait lovestoned.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/09.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quelle est la place de la retouche numérique dans tes photos ?</strong></p>
<p>J’utilise la retouche pour un type de travail très précis autour du collage, de la multiplication ou au contraire de l’effacement. Quand j’utilise Photoshop il faut que la manipulation soit visible. Pour le rester de mon travail, je ne retouche rien, ni le cadre, ni la couleur, les réglages éventuels se font au moment du tirage papier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/10.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Que se passe t&#8217;il pour toi dans les lieux trop commun (comme Venise ou la prise d&#8217;image est difficile) ? D&#8217;où vient cette difficulté ?<br />
</strong><br />
Il y a des villes qui me résistent : Paris ou Venise mais les raisons ne sont pas les mêmes.<br />
Paris est plein de repères, d’images fortes et c’est une ville « pleine », sans trous, très symétrique pas assez surprenante pour moi et Venise c’est une ville tellement riche, forte par ce qu’elle montre qu’il devient superflu de la prendre en photographie.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/11.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Qu&#8217;est-ce qu&#8217;Internet à apporté à la diffusion de tes travaux ?</strong></p>
<p>Internet est un outil fabuleux par sa simplicité et sa rapidité. C’est devenu un dispositif incontournable que j’utilise beaucoup. Pour autant j’essaie au maximum que les gens voient mes photographies tirées. J’essaie d’organiser des accrochages assez régulièrement et pour les non parisiens, j’édite des petits livrets qui sont comme des livres de voyages (zabriskiept edition) .</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/47_Laurent_champoussin/12.jpg" alt="Web-Culture Laurent Champoussin" /></p>
<p><strong>Quels sont tes projets en cours ?</strong></p>
<p>Je travaille sur un nouvel accrochage justement  qui aura lieu début mars à Paris et qui s’intitule « un jour après l’éclipse ». Ce sera l’occasion pour moi de travailler pour la première fois sur de grands tirages dont un 1m x 1m50.</p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.laurentchampoussin.com/" target="_blank"> http://www.laurentchampoussin.com/</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Sebastien Tixier</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 09:39:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le talent n’attend pas le nombre des années. Non pas que Sébastien Tixier soit un jeune premier, mais parce qu’il s’agit d’un travail relativement récent et déjà très convaincant. «Latences», «Histoires de vies ordinaires», «Que reste t-il de nos rêves ?»… quand Sébastien arme son Mamiya, c’est pour saisir l’insaisissable ; l’écho de lieux abandonnés, le pouls [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/00.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p>Le talent n’attend pas le nombre des années. Non pas que Sébastien Tixier soit un jeune premier, mais parce qu’il s’agit d’un travail relativement récent et déjà très convaincant. «Latences», «Histoires de vies ordinaires», «Que reste t-il de nos rêves ?»… quand Sébastien arme son Mamiya, c’est pour saisir l’insaisissable ; l’écho de lieux abandonnés, le pouls du temps ou les rêves perdus. Bon voyage en terres insondées, où la beauté joue habilement à ne pas être facile.</p>
<p><span id="more-565"></span><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/01.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/02.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a><br />
<strong>À</strong><strong> 30 ans et en tant qu’autodidacte, ta carrière est encore jeune. Peux-tu me parler de toi et m’expliquer comment es-tu venu à la photographie ?</strong></p>
<p>J’ai commencé la photographie il y a tout juste quelques années, un peu par hasard ! Je me rappelle que la photographie m’intéressait déjà enfant, mais ce n’est finalement que bien plus tard que j’ai pour la première fois essayé un appareil photo. Avec l’arrivée du numérique en fait. C’est ce qui m’a permis d’en apprendre le fonctionnement et les réglages pour ensuite me sentir plus à l’aise avec des appareils moins automatiques et l’argentique. Et puis les choses se sont faites progressivement, des expos personnelles pour présenter mes travaux dans des bars ou des restaurants, aux expositions collectives un peu plus ambitieuses, puis le salon Affordable Art Fair avec Art &amp; You en 2008, et plus récemment le prix pour le Festival Européen de la Photo de Nu à Arles, suivi de la galerie NKA* Photography à Bruxelles, qui m’ont ouvert de nouvelles portes.</p>
<p>Encore aujourd’hui il m’est dur d’expliquer précisément ce que je trouve si fascinant avec le médium photographique, mais je pense que cela est grandement lié à son ambiguïté : son coté visuellement réaliste qui le fait apparaître «à priori objectif», et pourtant il retranscrit un parti pris.</p>
<p><a name="q3"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/03.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/04.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q4"></a><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a><br />
<strong>Comment travailles-tu ? As-tu des sujets de prédilection ?</strong></p>
<p>Je travaille… lentement ! Pour mes projets personnels, je m’accorde tout le temps nécessaire pour faire mûrir l’idée ou la série : j&#8217;ai besoin de ce cheminement pour mieux comprendre sur quoi portent ces idées initiales, vers quoi elles me dirigent, et de quoi parleront les photographies.</p>
<p>Pour mes photographies de paysages urbains, si c’est possible, je réalise plusieurs repérages des lieux pour déterminer le meilleur moment pour la lumière, avant de prendre la photo avec l’ambiance et les conditions que je recherche.</p>
<p>Quand il s’agit de mes travaux de photos mises en scène en intérieur, le plus gros du travail se fait en amont lorsque je cherche à conceptualiser mentalement l’image à partir de différentes briques d’idées. Quand l’idée est plus claire, je réalise souvent des schémas de la scène, ce qui me permet aussi de mieux impliquer les modèles. Et puis ensuite il faut justement trouver le modèle, les lieux, et affiner l’idée initiale… La prise de vue se déroule dans une journée : je réalise la mise en scène, agencement du mobilier ou des décors, le réglage des sources de lumières dans le champ et hors champ, etc. qui peut être très court ou prendre plusieurs heures selon le cas, puis arrive la pose en elle-même qui est finalement très rapide. Le questionnement sur l’Humain, que ce soit sous l’angle de la déshumanisation avec des paysages urbains déserts ou abandonnés, ou à travers des mises en scènes plus intimistes est probablement mon plus gros sujet de prédilection. Et en parallèle je trouve l’univers du rêve et ses désillusions particulièrement inspirant…<br />
<a name="q5"></a><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/05.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/06.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a><br />
<strong>Quelle est la part du numérique dans ton travail (retouche ou prise de vue) ?</strong></p>
<p>Mis à part pour les reportages de commandes pour lesquels je travaille en numérique ce qui m’apporte plus de flexibilité, je travaille pour mes projets personnels en argentique moyen format à la prise de vue (avec un système Mamiya RZ 67 – un appareil que j’affectionne particulièrement). Puis le film est ensuite scanné en haute définition, et traité en numérique (chromie, contrastes, etc.) pour obtenir un «master numérique» qui forme l’image définitive.</p>
<p>J’aime prendre le meilleur des deux mondes : la magie du film à la prise de vue, et la précision de l’editing en numérique.<br />
<a name="q7"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/07.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a><br />
<strong>En découvrant tes séries «latences»  j’ai ressenti la même fascination qu’en regardant les images de Thomas Weinberger, où le lieu devient le personnage principal. Tu y saisis une beauté urbaine, au demeurant improbable, sans âme qui vive, silencieuse, avec sa palette de couleurs du quotidien. Que cherches-tu à montrer à travers ces images… vers quel univers souhaites tu entraîner le spectateur ?</strong></p>
<p>Merci beaucoup pour la comparaison, j’admire le travail de Thomas Weinberger ! Même si son approche très originale – une photographie de jour combinée à une photographie de nuit – rend son travail très différent, c’est vrai que je cherche sur ces photos à faire des « portraits » urbains, dans lesquels la ville est le sujet.</p>
<p>Ce travail est encore en cours de réalisation, il reste un gros travail de sélection, mais je m’intéresse à tous ces nombreux moments faits de «rien», comme suspendus entre un avant et un après qui n’ont pas existés. D’un point de vue photographique, c’est un peu l’opposé du paradigme de «l’instant décisif»… J’envisage ce travail comme un essai sur la banalité : témoigner de ces nombreux moments vides qui font notre quotidien, mais tout en tentant d’en sublimer une réelle beauté esthétique. Voilà ; jouer sur cet état fragile doux-amer de «poésie de la banalité».<br />
<a name="q8"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/08.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a><br />
<strong>Quand tu prépares un sujet, travailles-tu seul ou avec une équipe ?</strong></p>
<p>Pour l’instant j’ai l’habitude de travailler seul sur la préparation de mes sujets. Pour les travaux de mises en scène qui sont très personnels, j’aime cette indépendance qui me permet de m’exprimer. Mais j’aime aussi la stimulation et les idées qui naissent d’un travail à plusieurs, et j’ai justement débuté une prochaine série en «co-auteur» avec une amie, qui n’est d’ailleurs pas photographe, mais qui propose sa vision des choses et ses idées, puis on échange pour construire l’image. C’est très intéressant et enrichissant de voir comment le mélange des sensibilités influence le résultat final !<br />
<a name="q9"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/09.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a><br />
<strong>Comment est né la saisissante série sur l’île abandonnée de Hashima et que retires-tu de cette expérience au Japon ?</strong></p>
<p>Ce voyage au Japon est un projet commun avec 5 autres amis photographes, qui est née… autour de quelques pintes de bière dans un bar ! Depuis quelques temps on photographiait tous de nombreux lieux en friche, et petit à petit on commençait à avoir fait le tour des endroits proches… alors à une soirée, on a commencé à parler de cette fameuse île et finalement on s’est regardé en disant «chiche ?!»… et voila ! Quelques semaines plus tard on partait avec pas mal d’improvisation… En ce qui me concerne, cette île synthétise mes recherches sur les lieux abandonnées et la déshumanisation : il s’agit ici d’une ville entière, avec ses lieux de vies, de travail, d’intimité, entièrement désertée et en ruine au milieu de l’océan.</p>
<p>Cette expérience au Japon et le road-trip qui l’a accompagnée ont été fascinants. On ne connaissait pas le pays et je pense que nous avons tous adoré ! J’en retire personnellement que les choses sont en fait bien plus simples qu’elles ne paraissent et qu’il suffit d’essayer.<br />
<a name="q10"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/10.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q11"></a><br />
<strong>Tu as réalisé des reportages et été édité**. Comment aimerais tu encore voir se diversifier ton travail et sur quels supports ?</strong></p>
<p>Il y a encore beaucoup, beaucoup d’étapes à franchir ou à confirmer pour mon parcours ! Il y en a d’ailleurs probablement toujours et c’est ça qui est intéressant. Mais actuellement je cherche notamment à consolider ma présence en galerie… et justement, en particulier avec mon travail sur Hashima.<br />
<a name="q11"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/11.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q12"></a><br />
<strong>Aujourd&#8217;hui, tout photographe se doit d&#8217;avoir un site, un blog ou une galerie sur internet. Est-ce que ta présence sur le web t’ouvre de portes et te permet d’élargir ton réseau de contacts ?</strong></p>
<p>C’est difficilement chiffrable, et je ne saurais à l’heure actuelle pas dire dans quelle mesure, mais je suis persuadé que oui. Selon moi c’est aussi une question d’évolution des usages : de plus en plus d’interactions se passent sur le web, et ne pas y être présent c’est perdre cette visibilité dont la part est amenée à encore grossir. D’un coté je pense qu’on peut ainsi toucher plus de monde – d’ailleurs je reçois souvent des messages de personnes qui me donnent leurs impressions sur mon travail, c’est très intéressant ! – et s’offrir une visibilité, ou en tout cas une vitrine, ce qui est très important surtout si on n’a pas la chance d’être relayé par des institutions établies. Et d’un autre côté ça favorise de proches en proches à l’élargissement du réseau, avec tout ce que cela implique en termes de contacts : on est plus à même de croiser une personne qui pourra mettre en relation avec une galerie, qui «connaît quelqu’un qui», etc.<br />
<a name="q12"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/12.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q13"></a><br />
<strong>Sur quels projets travailles-tu actuellement ?</strong></p>
<p>Je débute dans quelques semaines les prises de vue pour une future série qui entrera à priori dans le cadre de mon travail «Histoires de Vies Ordinaires», j’ai vraiment hâte de commencer : il s’agira toujours de mises en scènes dans des univers oniriques et/ou de carton-pâte sur un ton désenchanté ; mais elles inverseront les rapports sujet/rêve. Jusqu&#8217;à maintenant les photos de cette série montrent des scènes « réelles » de gens désillusionnés qui rêvent, tandis que les prochaines auront pour décor les rêves. J’ai hâte de présenter ça !<br />
<a name="q13"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/13.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p><strong>Quel a été ton dernier coup de cœur ou ton dernier choc artistique ?</strong></p>
<p>C’est dur de faire un choix ou même de se rappeler d’un en particulier. Du coup, même si ce n’est pas une découverte mais une redécouverte, je citerai l’œuvre du photographe Nadav Kander qui me fascine toujours autant à chaque fois que je la vois. Et musicalement, je dirais sans hésitation le prochain album du groupe Tara King th.*** dont j’ai suivi la réalisation pour des reportages photos ! En tout cas, ça me fait penser qu’il est temps que je retourne découvrir de nouvelles expo d’art contemporain !<br />
Pour en savoir plus sur Sébastien mais aussi sur les lieux et l’histoire de ses prises de vues, c’est ici :<br />
<a href="http://www.sebtix.com/" target="_blank">www.sebtix.com</a></p>
<p>* <a href="http://www.nka-gallery.com/p2.html" target="_blank">www.nka-gallery.com</a></p>
<p>** le livre &laquo;&nbsp;Q&nbsp;&raquo; d&#8217;Alain Mingam et l’ouvrage &laquo;&nbsp;Hashima / Gunkanjima&nbsp;&raquo; auto-édité en 2008</p>
<p>*** <a href="http://www.tkth.com/" target="_blank">www.tkth.com</a></p>
<p>Interview An&#8217;Yes Wronski.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vernissage Pauline Darley &amp; Maxime Stange</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2010/01/20/vernissage-pauline-darley-maxime-stange/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2010/01/20/vernissage-pauline-darley-maxime-stange/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 14:59:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Vernissage le 23 janvier 2010 de 13h à 17h.
Exposition de Photographie, du 16 au 30 janvier 2010.
Université Paris III Sorbonne  Nouvelle.
Hall de la bibliothèque
13 rue Santeuil &#8211; Paris
&#171;&#160;En référence au conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont qui joue beaucoup sur les apparences humaines, cette exposition propose un travail sur la nature même de l&#8217;humain. Les événements [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/expo.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley et Maxim Stange" /></p>
<p>Vernissage le 23 janvier 2010 de 13h à 17h.</p>
<p>Exposition de Photographie, du 16 au 30 janvier 2010.</p>
<p>Université Paris III Sorbonne  Nouvelle.<br />
Hall de la bibliothèque<br />
13 rue Santeuil &#8211; Paris</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;En référence au conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont qui joue beaucoup sur les apparences humaines, cette exposition propose un travail sur la nature même de l&#8217;humain. Les événements que nous subissons, qui nous hantent jusqu&#8217;à disparaître, ainsi que le cycle de retour, face à ces expériences.</em></p>
<p><em>Le côté féminin pour la belle fut réalisé par Pauline Darley;<br />
Son côté Masculin, représenté par la bête, par Maxime Stange&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><a href="http://www.webculte.fr/2009/12/18/pauline-darley/">Pour lire l&#8217;interview de Pauline c&#8217;est ici !</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Pauline Darley</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/12/18/pauline-darley/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 19:00:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[ROJO]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pauline Darley, photographe, est la 3eme artiste que nous avons interviewé dans la série que nous consacrons aux filles exposées au café Dune. Pour l’occasion du thème commun ROJO du 7 au 29 novembre 2009.




Pourquoi ce thème de la féminité récurent dans tes travaux ?

Je suis beaucoup plus inspirée par les femmes que par les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/00.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p>Pauline Darley, photographe, est la 3eme artiste que nous avons interviewé dans la série que nous consacrons aux filles exposées au café Dune. Pour l’occasion du thème commun <a href="http://www.webculte.fr/category/rojo/">ROJO</a> du 7 au 29 novembre 2009.<br />
<span id="more-379"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/01.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/02.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/03.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><strong>Pourquoi ce thème de la féminité récurent dans tes travaux ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Je suis beaucoup plus inspirée par les femmes que par les hommes, car photographiquement parlant je suis encore en phase d&#8217;apprentissage avec les hommes, c&#8217;est une manière de photographier bien différente. J&#8217;ai l&#8217;impression de pouvoir beaucoup plus créer aujourd&#8217;hui avec les femmes mais cela changera peut être avec les années <img src='http://www.webculte.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/04.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/05.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/06.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p><strong>Que t&#8217;a apporté la collaboration avec les autres filles exposées au Dune ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>C&#8217;était la première fois que j&#8217;exposais une de mes photos dans Paris, j&#8217;en suis très contente. Les filles m&#8217;ont donné cette opportunité et je les remercie encore ! Par la même occasion, cet évènement m&#8217;a permis de vendre ma photographie exposée au Dune ! </p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/07.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/08.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p><strong>Comment envisages-tu l&#8217;évolution de ton travail pour l&#8217;avenir ?</strong></p>
<p>En ce moment je suis en grande phase de test avec des lumières artificielles, j&#8217;aimerai beaucoup continuer vers le domaine de la mode et de la beauté que ce soit pour  femmes ou pour hommes.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/09.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/35_pauline/10.jpg" alt="Web-Culture Pauline Darley" /></p>
<p><a href="http://www.paulinedarley.com/" target="_blank">http://www.paulinedarley.com/</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Romain Philippon</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/08/05/romain-philippon/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/08/05/romain-philippon/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Aug 2009 16:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/00.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" />

Inconscience : c’est le titre que porte la série de photos de Romain Philippon, série qui m’a fait découvrir son travail. Tout en respectant le calme de l’instant, ce moment intime de la sieste est prélevé avec raffinement par l’œil subjectif de l’appareil photographique. Ici, il s’agit d’abandon, de soustraction au monde. Cette période de repos est commune à toutes les espèces vivantes mais pourtant, il est assez rare de s’adonner à cette pratique en occident : la sieste y est considérée comme une perte de temps lors d’une journée de travail. C’est pourquoi j’ai questionné Romain sur cette véritable obsession, qui l’a menée en Inde, au Laos, au Vietnam, et aussi vers d’autres voyages.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/00.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>Inconscience : c’est le titre que porte la série de photos de Romain Philippon, série qui m’a fait découvrir son travail. Tout en respectant le calme de l’instant, ce moment intime de la sieste est prélevé avec raffinement par l’œil subjectif de l’appareil photographique. Ici, il s’agit d’abandon, de soustraction au monde. Cette période de repos est commune à toutes les espèces vivantes mais pourtant, il est assez rare de s’adonner à cette pratique en occident : la sieste y est considérée comme une perte de temps lors d’une journée de travail. C’est pourquoi j’ai questionné Romain sur cette véritable obsession, qui l’a menée en Inde, au Laos, au Vietnam, et aussi vers d’autres voyages.</p>
<p><span id="more-62"></span></p>
<p><strong>L’Empreinte des âmes humaines dans le monde est assez forte dans ton travail, tu fais un véritable travail de reporter mais pas seulement.<br />
Entre art et sociologie comment te situes-tu ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>La plupart des travaux photographiques qui m’inspirent relèvent de la sociologie, ou de l’observation humaine, à plus ou moins grande échelle. Donc je me situe naturellement au milieu de plusieurs domaines, la photographie n’existant pas pour moi sans sujets de fond, si superficiels soient-ils. En revanche, je pense avoir accompli pour l’instant un travail qui se situe plus du coté de la contemplation que de l’observation ou de l’analyse. Mon approche est très instinctive, c’est pour cela que la plupart des mes projets tourne autour de l’humain, et donc inévitablement autour de notre société. Je montre ce que je vois, et ce que je pense être pertinent, mais je n’ai pas encore la prétention d’en analyser le résultat. J’en laisse le soin au lecteur des mes images.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/01.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p><strong>Est-ce que ta présence sur internet, ton site, ta page behance, et facebook font partie de tes outils incontournables pour te faire connaitre ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>Oui, bien sur. Il faut vivre avec son temps. Un site internet ne remplacera jamais un book sous formes de tirages papier, mais le nombre de personnes que vous pouvez atteindre potentiellement avec internet est bien plus important. Outre l’aspect promotionnel, internet me permet d’échanger avec d’autres photographes, et surtout le public, ce qui me paraît essentiel dans mon métier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/02.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p><strong>Géographiquement tu navigues entre la Réunion et Paris, qu’apporte cette différence d’univers à ton regard de photographe ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Je vis maintenant sur l’île de la Réunion, et rentre de moins en moins à Paris. Je suis de cette catégorie de photographes qui a besoin d’air pur, et de mélange, du mélange social, culturel. La Réunion m’apporte tout cela. Et puis bien sur, pour mieux voir un endroit, il est toujours bon de s’en éloigner un peu, c’est mon avis, et c’est aussi pour cela que je voyage.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/03.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p><strong>La série des dormeurs à travers tes voyages, s’est imposée d’elle-même en tant que série ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Non, pas immédiatement. Pour mes séries, environ un tiers de mes sujets sont prévus à l’avance. Le reste est un mélange d’imprévu et de relecture d’images. J’avais commencé quelques images des dormeurs il y a longtemps. Puis quand j’en ai refait en Inde, j’ai eu le déclic. C’est devenu un jeu, puis une obsession. Je voulais m’approcher de plus en plus d’eux. L’excitation se mêlait à la peur de les réveiller. Je ne voyais plus des dormeurs, mais des corps, inanimés. J’ai compris que je devais continuer, et creuser.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/04.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/12.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p><strong>De la série à l’obsession au final ? À quel moment décides-tu que c’est le dernier cliché ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Je crois que je termine une série dés que je commence à tourner en rond, ou m’ennuyer. Je me rends compte souvent que je me fatigue photographiquement, sur un sujet qui me fait trop réfléchir. Je finis par me réduire la vision, et donc je préfère passer à autre chose… le temps d’y retourner plus tard surement. En fait non, je ne finis jamais finalement !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/05.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p><strong>Andy Warhol et Sophie Calle ont invité des gens à dormir chez eux ou dormir dans leur lit, dans tes images il y a la distance solennelle, presque religieuse du reporter, cette prise de distance est elle obligatoire selon les histoires ou géographie ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Non je ne pense pas qu’il y ait un rapport obligatoire vis à vis de l’histoire ou de la géographie. C’est pour moi simplement une question de respect. Rentrer dans l’intimité des gens ne me pose aucun problème, tant que c’est fait respectueusement. Sur la plupart de mes photos, en effet il peut apparaître une distance, mais il faut savoir que je suis toujours très proche de mes sujets. Ils savent que je suis là. Je travaille essentiellement au 28 et au 50mm. Je n’ai pas de téléobjectif, je ne saurais pas m’en servir, je me sentirais trop à l’écart. Peu importe l’endroit et le moment, la manière d’approcher son sujet sera toujours différente, et c’est ce qui m’intéresse.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/06.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/07.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q7"></a></p>
<p><strong>Avec cette série tu viens de faire la une de « Served », comment as-tu été contacté par le magazine américain ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Ils ont une équipe éditoriale très active, et sympathique d’ailleurs, qui recherche des sujet sur le web, et sur le réseau Behance. C’est comme cela qu’ils ont découvert mon projet « inconscience » et m’ont proposé, par email, de le mettre en avant.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/08.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q8"></a></p>
<p><strong>Un endroit ou une situation que tu rêves de photographier ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a></p>
<p>Il n’y a pas d’endroit ou de situation particulière dont je rêve. Ce sont surtout les conditions idéales pour photographier un endroit ou une situation dont je rêve. Passer plusieurs mois quelque part, sans contrainte, s’intégrer au paysage, se lier à la population, et découvrir, lentement. En ce moment, je pense à réaliser un projet dans ces conditions, mais cela sera surement du film et non de la photo. Voilà ce dont je rêve pour l’instant.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/09.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q9"></a></p>
<p><strong>Quelle-est la part de retouche numérique de tes images ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a></p>
<p>Il n’y en a pas. Je retouche bien sur les niveaux de couleurs, la saturation ou le contraste, mais je ne considère par cela comme de la retouche, plutôt comme un travail de développement classique. Encore une fois, il faut savoir vivre avec son temps.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/10.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /><br />
<a name="q10"></a></p>
<p><strong>Quelle-est ton actualité ?</strong></p>
<p>J’ai participé récemment à un workshop avec Munem Wasif (agence VU), qui a été très enrichissant, sur plusieurs aspects. J’ai une exposition de prévue en tout début d’année prochaine, sur le Nicaragua, dans le cadre du mois palaisien de la photo. J’ai également un projet de film documentaire, mais qui risque de prendre du temps. Je viens de lancer un photoblog, à l’intérieur de mon site, afin de montrer un peu plus d’images. Et enfin j’espère pouvoir terminer mon projet inconscience, si un éditeur sérieux veut bien s’en occuper.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/28_philippon/11.jpg" alt="Web-Culture Romain Philippon" /></p>
<p>Blog : <a href="http://www.pendantcetemps.fr/wordpress/" target="_blank"><strong>www.pendantcetemps.fr/wordpress</strong></a><br />
Site : <a href="http://www.pendantcetemps.fr/" target="_blank"><strong>www.pendantcetemps.fr</strong></a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Rossina BOSSIO</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/07/22/rossina-bossio/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/07/22/rossina-bossio/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 16:34:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[

Jeune artiste Colombienne née à Bogota, où elle a suivi des études d’Arts Visuels à l’Université Javeriana. Elle habite et travaille à Rennes, en France. Son œuvre, principalement composée de peintures, de photographies et de dessins, a été présentée dans plusieurs expositions individuelles et collectives.
Il se dégage de son travail une maturité palpable, aussi bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/00.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>Jeune artiste Colombienne née à Bogota, où elle a suivi des études d’Arts Visuels à l’Université Javeriana. Elle habite et travaille à Rennes, en France. Son œuvre, principalement composée de peintures, de photographies et de dessins, a été présentée dans plusieurs expositions individuelles et collectives.<br />
Il se dégage de son travail une maturité palpable, aussi bien en peinture qu’en photo.<br />
Ainsi, Rossina BOSSIO n’hésite pas à explorer ses peurs intérieures, à rejouer sa propre histoire afin de reconstruire son monde à travers une multitude de portraits. Ambiguïté, doute et contradiction, comme elle nous l’a fait remarquer, sont les mots décrivant le mieux l’ensemble de son travail.<br />
<span id="more-58"></span></p>
<p><strong>Je trouve toujours intéressant de savoir ce qui pousse une personne à faire des d’études d’art. Certaines suivent une sorte de « tradition familiale », d’autres sentent un besoin d’expression passant par ce genre d’étude… Dans ton cas, quel fût l’élément déclencheur ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q1"></a></p>
<p>Déjà petite, je ressentais ce besoin « d’expression », qui m’a toujours poussée à m’impliquer dans toutes sortes d’activités artistiques. Mon désir de faire de l’art est devenu quelque chose d’irrépressible suite à l’opposition de mon père. Il voulait que je poursuive une carrière « plus sérieuse », me donnant une sécurité économique. Mais, bien qu’ayant testé d’autres chemins, très vite, je me suis rendue à l’évidence : mon truc, c’était l’art !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/01.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/02.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q1"></a><br />
<strong>Penses-tu poursuivre le même chemin artistique depuis que tu es en France ? Ressens-tu une différence de regard sur ton travail par rapport à ton pays d’origine ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Pour créer, je fais toujours appel à mon passé. J’ai grandi dans une atmosphère religieuse et conservatrice, et le fait d’être loin de ce type de constriction a insufflé une grande libération expressive à mon travail. L’éloignement géographique est aussi un éloignement psychologique où les souvenirs et l’individualité se vivent plus intensément. Cela explique pourquoi mes créations ont progressivement pris un aspect plus cru et direct. En bref, je dirais que mon travail a beaucoup changé depuis que je suis en France.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/03.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/04.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<strong>L’ensemble de ton travail est plutôt riche, entre dessin, peinture et photographie. Quel fût le premier support que tu as utilisé pour t’exprimer ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a><br />
Mon premier médium a été le dessin. Très jeune, j’y ai trouvé un monde parallèle me donnant une possibilité de liberté et je n’ai plus jamais arrêté de le pratiquer depuis. Aujourd’hui le dessin reste une sorte de journal où j’exprime et analyse mes obsessions, mes désirs, mes peurs quotidiennes.<br />
J’ai eu des cours de peinture pour la première fois à l’Université en 2006 : théorie de la couleur et d’autres choses très techniques. Même si, au début, c’était extrêmement frustrant – me sachant très impatiente, ma formation précédente en dessin m’a permise de saisir une méthode basique, puis d’aborder la peinture avec davantage de liberté. Après, j’ai suivi d’autres cours desquels j’absorbais ce qui me servait et rejetais le reste. Je garde toujours en tête les conseils de certains artistes et professeurs dont l’opinion m’importe beaucoup.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/05.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/06.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q3"></a><br />
<strong>Certaines de tes peintures me font penser à Balthus, mais on y trouve également diverses sources d’influence. Quels sont les principaux artistes qui t’ont marqués ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Effectivement, Balthus est l’un des artistes qui m’ont le plus marqués. Il y a également Jenny Saville, Francis Bacon, Lucian Freud, Egon Schiele et Edgar Degas.<br />
Dernièrement, j’ai beaucoup observé le travail de Marlene Dumas, Alex Kanevsky, Chloe Piene et Lena Cronqvist, ainsi que de jeunes peintres figuratifs tels que Marc Ryden et Barnaby Whitfield. En ce qui concerne la photographie, j’apprécie énormément les travaux de Janieta Eyre, Joel-Peter Witkin ; et des photographes de mode comme Steven Klein. Une autre influence significative très récente est la Peinture Neo-Grenadine, c’est-à-dire la peinture de la Colombie des XVIIème et XVIIIème siècles.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/07.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q4"></a><br />
<strong>On trouve dans tes peintures essentiellement du portrait ou des scènes de vie… Qu’est-ce qui détermine ce choix et comment définis-tu ce que tu vas peindre ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Lors de mes premières approches de la peinture, j’étais très attirée par le visage humain et par le portrait peint. Je voulais revendiquer ce dernier, considéré par la plupart de mes enseignants comme un simple exercice technique. De plus, j’en avais assez des « manières » liées à l’art conceptuel, j’ai donc réalisé quantité de portraits !<br />
À présent, cela a changé. Si je veux peindre les traits d’une personne, c’est uniquement parce qu’ils me renvoient à mes souvenirs. Tout ce qui m’intéresse en ce moment est d’ordre personnel.<br />
Afin de définir ce que je veux peindre, je choisis les images les plus fortes présentes dans mon esprit : celles qui ne me laissent pas tranquille jusqu’à ce que je trouve la clef.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/08.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/09.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q5"></a><br />
<strong>Il y a aussi tous ces visages peints (série Drill) qui renvoient une forme de mélancolie. Est-ce qu’ici la peinture est un exutoire pour toi ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
Effectivement, l’art en général est la seule façon dont je peux encadrer le chaos niché dans mon esprit et donner forme à mes idées, sans craindre d’être contradictoire, et sans forcement arriver à des affirmations absolues. C’est, par ailleurs, la seule manière de communiquer toutes ces choses que je ne pourrais transmettre autrement.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/10.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q6"></a><br />
<strong>Est-ce que le dessin est une première approche pour préparer tes peintures ou fais-tu vraiment la différence entre ces deux pratiques afin de consacrer réellement une place à ce dernier dans ton œuvre artistique ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a><br />
Je les vois et les conçois séparément. Pour peindre, je vais directement à la toile. Parfois, je fais une petite ébauche dans un carnet pour clarifier une idée ou juste pour ne pas l’oublier. À côté de cela, je fais des dessins qui fonctionnent indépendamment de la peinture.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/11.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q7"></a><br />
<strong>La photographie t’accompagne t-elle aussi depuis toujours ? Est-elle complémentaire de tes peintures ou représente t-elle l’évolution de celle-ci ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a><br />
La photographie, je l’ai touchée avant la peinture. Lors de mes premiers cours à l’université, l’on me demandait de prendre des photos dans la rue. C’était affreux ! À partir d’un certain moment, j’ai compris que je n’étais pas très douée pour capturer des « instants décisifs » mais que j’avais besoin de planifier mes photos, de mettre en scène mes idées. Un peu comme dans la peinture.<br />
Les deux pratiques sont complémentaires et ont la même importance dans ma démarche artistique, même si elles se sont développées de façon indépendantes.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/12.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q8"></a><br />
<strong>Tu as fait le choix de l’autoportrait, que ce soit en photo ou en peinture, est-ce pour se donner à voir et justement montrer ce que l’on souhaite exprimer de manière poétique ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a><br />
Mon travail est notamment auto-référentiel, donc tout ce que je fais peut être considéré comme de « l’autoportrait », même si je ne suis pas toujours le modèle.<br />
Or, lorsque je le suis, il s’agît dans la plupart des cas d’une auto-fiction, plutôt que d’une expression poétique de moi-même. C’est mon propre théâtre : je crée le scénario, je me déguise et joue le rôle que j’ai choisi.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/13.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q9"></a><br />
<strong>Est-ce que tu mixes la peinture et la photographie ? Est-ce que le croisement de ces deux pratiques est envisageable ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a><br />
J’ai pensé à la possibilité de mélanger ces deux pratiques mais pour le moment je n’ai rien de prévu là-dessus. À un moment donné j’ai réfléchi à la possibilité de ne me concentrer que sur un des deux mediums, mais je n’y arrive pas : je les trouve autant importants et nécessaires l’un que l’autre. Pour moi, la démarche de création est plus évidente et les effets qu’une photo produit sur le spectateur, plus immédiats. Or, la peinture exige plus de temps, tant pour être créée que pour être appréciée. J’ai besoin de changer occasionnellement entre la promptitude de la photo et le délai nécessaire à l’appréhension de la peinture. La peinture a pour moi une histoire plus profonde, parce qu’elle endure de nombreuses étapes et comporte plusieurs couches. Par contre, dans la photo, il y a quelque chose d’aléatoire et de plus bref que je trouve aussi très gratifiant. Ce sont justement ces qualités de la photo qui m’apprennent à faire confiance aux gestes rapides et aux hasards qui peuvent apparaître dans la peinture.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/14.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q10"></a><br />
<strong>Peux-tu nous parler de tes projets : Dialogue with the Radio et In her Own Image ?</strong></p>
<p>« Dialogue With The Radio » est un projet interactif sur Internet qui invite les internautes à discuter autour de mon travail. Il a commencé l’année dernière sur Flickr, la populaire plateforme d’échange d’images. Mais pour le moment le projet est en stand by car j’ai été censurée par l’administration du site – suite au téléchargement d’images incluant de la nudité. Actuellement je travaille sur mon site web afin d’avoir un lieu où je puisse dire et faire ce que je veux sans problème.<br />
« In Her Own Image » est la deuxième publication du FSPASG (Female Self-portrait Artists’ Support Group, fonctionnant avec Flickr aussi). Il s’agit d’un livre qui comporte une collection d’autoportraits faits par des femmes photographes du monde entier. Il sera bientôt en vente sur <a href="http://www.blurb.com/" target="_blank">Blurb.com</a>.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/15.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><a href="http://rossinabossio.com/" target="_blank">www.rossinabossio.com</a><br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/rossinabossio" target="_blank">www.flickr.com/rossinabossio</a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Joachim Lapôtre</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/06/04/joachim-lapotre/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Jun 2009 16:31:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Photomanipulation]]></category>

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		<description><![CDATA[
De nos jours, la technologie repousse aisément les limites de la fantaisie et de notre perception. Imaginons un peu ce que pourrait être une photo vivante, un peu comme le portrait d’un Dorian Gray. Une photo dont le sujet continuerait à vivre, à se développer et, inéluctablement, à pourrir.
Avec la précision d’une image publicitaire, Joachim [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/00.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p>De nos jours, la technologie repousse aisément les limites de la fantaisie et de notre perception. Imaginons un peu ce que pourrait être une photo vivante, un peu comme le portrait d’un Dorian Gray. Une photo dont le sujet continuerait à vivre, à se développer et, inéluctablement, à pourrir.<br />
Avec la précision d’une image publicitaire, Joachim Lapôtre a donné vie à ces photos : des natures mortes en décomposition, comme symbole de l’impermanence. Mais, ne serait-ce pas un pied de nez au culte de la consommation ? Ces images, plongées entre répugnance et beauté, seraient-elles l’œuvre d’une perception cynique de notre quotidien ? Des photos qui nous poussent simplement à réfléchir sur le déclin de notre société.<a name="top"></a><br />
<span id="more-43"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/01.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/02.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>À 32 ans, tu fais déjà figure d’artiste confirmé avec de nombreuses expositions qui t’ont porté à travers le monde… Comment vis-tu cette notoriété ?</strong></p>
<p>C’est plus de la reconnaissance que de la notoriété, et c’est très motivant. Évidement, j’aimerais bien être connu comme Damien Hirst ou Jeff Koons, cela me permettrait de travailler plus confortablement et à une plus grande échelle, mais encore faudrait-il que je le mérite.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/03.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/04.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>Avant d’en arriver là, quels ont été les chemins que tu as choisis ? </strong></p>
<p>Adolescent, j’ai fait un apprentissage du graphisme avec la grande vague des Start-up et du démarrage d’Internet qui déferlait en France. Le Web m’a mis un pied dans la pub et j’y suis resté de 17 à 27 ans, comme stagiaire puis en tant que directeur artistique. Je faisais des sites, de l’animation, de la vidéo, du print, du logo ; en somme, tout l’attirail de la communication.<br />
En parallèle, j’en suis venu à faire des vidéos avec des musiciens contemporains de la scène électronique italienne et française.<br />
Quand la grosse vague de graphisme est arrivée et a tout uniformisé, je m’en suis désintéressé.<br />
Avec mon dernier chèque, j’ai acheté un Canon 350D. J’avais eu un premier contact avec la photo un an auparavant. Le reflex numérique m’a tenu en haleine jour et nuit. C’était très excitant, cette impression que tout est possible quand tu abordes un nouveau media, un terrain vierge. Après mon expérience dans la vidéo, je fus séduit par le challenge de devoir raconter une histoire en une seule image.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/05.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/06.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>Lorsque tu prépares un sujet, es-tu seul à travailler dessus ou œuvres-tu avec une équipe comme beaucoup de photographes contemporains ? </strong></p>
<p>Je préfère travailler seul. J’avance à tâtons quand je shoote, dans l’incertitude. Ce serait dur d’expliquer à une équipe ce que je veux et ce dont j’ai besoin. Je me fie à des impressions ruminées, documentées et mûries, tantôt précises, tantôt vagues. J’aime travailler avec des modèles mais le fait de devoir dépendre de quelqu’un me freine dans mon travail.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/07.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>Ta série « PORTRAIT DU QUOTIDIEN » dresse un regard bien sombre de l’ordinaire… Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?</strong></p>
<p>C’est vrai qu’au premier abord, le portrait que j’ai dressé est plutôt noir. C’est un point de vue subjectif, c’est le principe du verre à moitié vide – à moitié plein. On peut en effet y voir quelque chose de complètement pourri, mais on peut aussi se dire qu’aujourd’hui, avec une bouteille de coca et une boite de camembert, on peut vivre un moment de grâce et de noblesse. Comme ceux que vivaient au quotidien les peintres flamands. Mais mon approche est en effet plus trash.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/08.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>Quand tu commences une série, comme celle des bonbons germés, quand et comment décides-tu qu’elle est terminée, que tu as suffisamment d’éléments pour exprimer ce que tu voulais dire ?</strong></p>
<p>Je bosse un peu comme le ferait un peintre : pour moi, une image n’est jamais finie ; avec le temps, je vois toujours des choses que je veux refaire. Donc, pour une série, c’est un peu la même chose, j’ai du mal à m’arrêter. La première série que j ai commencée il y a 3 ans est celle des natures mortes picturales (portraits du quotidien) et c’est aussi la plus grosse. Après les 9 premières exposées, j’ai toujours continué à produire pour cette série, et j’en suis, à présent, à 23. Je vais faire d’autres bonbons germés (Seeds/Graines) dans les jours à venir. J’ai 3 mangas finis et 2 en cours depuis un an et demi.<br />
Je passe d’une série à l’autre en fonction de l’humeur et de l’inspiration. Quand tout m’ennuie, je tâtonne dans plusieurs directions et ce qui me satisfait débouche sur une nouvelle série.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/09.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>L’idée de temps, de durée, est très présente dans ton travail -les natures mortes avec leurs décrépitudes, ou à l’inverse les bonbons avec leurs éclosions – que cherches-tu à montrer à travers ces images qui, elles, sont figées ?</strong></p>
<p>Dans l’idée de raconter une histoire dans une image fixe, j’aime que l’on se projette dans la suite de ce que représente l’image. Avec les bonbons germés, j’aimerais que l’on s’imagine la graine pousser jusqu’à devenir un arbre, dont les fruits sont des bonbons. Avec les natures mortes, j’aimerais que l’on imagine ce qui s’est passé avant la photo ; comment on en est arrivé là.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/10.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>J’ai lu que tu étais « passé maître dans l’art de faire de la pub sans produit ». Je trouve que ça résume assez bien ton travail, qu’en penses-tu ?</strong></p>
<p>C’est une idée plutôt séduisante, dans laquelle je peux me retrouver. Je travaille sur de nouvelles séries qui seront d’une autre veine, mais je continue à  » stroboscoper  » l’imagerie publicitaire et les formats picturaux.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/11.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>On a tendance à dénigrer les images retouchées sur photoshop ou à l’inverse donner plus de valeur à des photos non retravaillées… Que penses-tu de ça ?</strong></p>
<p>Quand on discute avec des gens qui travaillent dans les grands laboratoires de photographie, on apprend que beaucoup de « dieux » de l’argentique sont scannés et retouchés par un tel ou un tel, et il n’y a aucun mal à ça. Ceux qui dénigrent les photos retouchées, par attachement à la photo traditionnelle, ont tendance à oublier que les outils de Photoshop sont, au départ, des adaptations de manipulations réservées au laboratoire professionnel avant l’ère des logiciels de retouches. Je n’arriverai jamais à la cheville d’un technicien de laboratoire à l’ancienne. Mais avec mon écran calibré, j’aime me sentir autonome et faire ma post-production. Cette partie du travail n’est pas entre les mains de quelqu’un d’autre. Je peux accompagner mon idée plus loin dans sa production. Et après tout c’est une question de parti pris. On peut vouloir aimer des photos non retouchées « réelles ». En même temps, quand on fait de la photo, on sait très bien qu’une photo n’est jamais la réalité. Le Photo-réalisme nous pousse à donner un gage de vérité. Mais une photo reste une interprétation, un point de vue, même « pure », non retouchée.<br />
Personnellement, je cherche à faire des images, il ne s’agit pas de captation de la réalité mais de mises en scènes. A ce stade, la retouche me permet de continuer à développer l’idée de cette image.<br />
Je pense que la réticence à la retouche vient d’une confusion entre journalisme et Art, confusion héritée de l’éthique du photo-journaliste. Mais ce n’est pas la même chose, même si certains photo-journalistes sont de très grands artistes.<br />
Pour clore le débat, une photographe dont j’aime beaucoup le travail a dit, à peu de choses près: « je ne suis pas une puriste de la photo, ce que je veux c’est faire de belles images » Gill Greenberg.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/12.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>Tu as fait beaucoup d’expositions ; comment les galeries, les visiteurs, les acheteurs réagissent à tes photos ?</strong></p>
<p>Il y certains « puristes » de la photo que mes images dégoûtent. Malgré cela, mon travail plait quand même. Les collectionneurs qui m’ont acheté des photos ne sont pas, pour la plupart, de ma génération. Je trouve ça plaisant de savoir que mes images séduisent des personnes de divers milieux culturels.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/13.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p><strong>Sais-tu déjà où vont te mener tes nouvelles aventures ? </strong></p>
<p>En ce moment, je dépose des dossiers pour des appels à projet et parallèlement, je travaille sur de nouvelles séries. Je vais également travailler pour des pochettes de disque de divers artistes. Pour le futur, j’ai des expositions qui doivent se confirmer à Los Angeles, au Luxembourg et à Moscou pour 2009-2010. J’ai toujours des photos exposées en permanence à Paris, dans la Galerie Intemporel et à Marseille à la Galerie Saffir.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/21_lapotre/14.jpg" alt="Web-Culture Joachim Lapôtre" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://jlapotre.free.fr/" target="_blank">jlapotre.free.fr/</a></p>
<p>Interview André Sanchez, relecture Iris Jerro</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Axel Dupeux</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/04/16/axel-dupeux/</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 16:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[
Son 6×6 en bandoulière entres Europe et Amérique Axel Dupeux, est à 26 ans seulement, un photographe au regard subtil et mature. Résident tantôt à Paris tantôt à New-York, Axel compte déjà une estimable expérience professionnelle outre-atlantique. Consulté par des agences et la presse magazine internationale pour des commandes éditoriales des photos de mode ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/00.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p>Son 6×6 en bandoulière entres Europe et Amérique Axel Dupeux, est à 26 ans seulement, un photographe au regard subtil et mature. Résident tantôt à Paris tantôt à New-York, Axel compte déjà une estimable expérience professionnelle outre-atlantique. Consulté par des agences et la presse magazine internationale pour des commandes éditoriales des photos de mode ou corporate, Axel compose avec inspiration des univers comme des portraits et à l’art de donner vie aux lieux dépeuplés et fige avec une intuition perçante, les personnalités. Ses photos révèlent le visage polymorphe de notre civilisation à travers des ambiances tantôt rock n’roll, tantôt silencieuses où la présence humaine se manifeste par des infrastructures ou simplemnt par des objets du quotidien. Axel Dupeux, un style brut et esthétique entre road-movie, reportage et art du portait vivant. Let’s go !<br />
<span id="more-27"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/01.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Tu as ton blog http://axeldupeux.wordpress.com/ et ton site http://www.axeldupeux.com<br />
Est-ce que l’usage du média internet t’a ouvert des portes ?</strong></p>
<p>Je suis fasciné par la manière dont internet répand notre travail et facilite les échanges (ne serait-ce que cette interview). Ce support m’a effectivement permis d’être mis en contact avec quelques magazines étrangers quand j’étais à Paris et d’autres, européens, depuis que je suis installé à New-York. Mais ce qui est surtout beaucoup plus facile grâce au web, c’est de pouvoir envoyer un portfolio, consultable en permanence et qui peut être mis à jour instantanément. De toute façon, ici, pour les photographes de mon âge on ne te donne jamais un rendez-vous sans avoir vu au préalable ton travail en ligne.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/02.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Ces échanges via le net t’ont-ils permis de faire des parutions dans ces magazines finalement ?</strong></p>
<p>D’une manière générale Internet fait partie à un moment ou un autre du processus professionnel. Que ce soit pour avoir un premier contact ou réaliser des parutions à l’international. En tout cas, il permet de faire voir son travail. Cela dit, Internet ne remplace pas tout. Quand les « photo editors » aiment un travail, ils demandent systématiquement de leur faire porter le book papier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/03.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Comment es-tu arrivé à la photographie et te souviens tu de ton premier clic ?</strong></p>
<p>C’est une conjonction de chose. Ma mère était directrice artistique dans la pub, et mon père est avocat spécialisé dans le droit l’image. Donc il y avait beaucoup de livres d’art à la maison et c’est surtout par Man Ray que je suis arrivé à la photographie. Pour la petite histoire, quand j’étais assez jeune, mon père a défendu un antiquaire qui avait vendu des faux Man Ray et de ce fait, il avait ramené à la maison, plusieurs livres de cet artiste qui m’ont marqués. Il y avait notamment des choses assez ludiques, surtout les « ready mades ». J’ai commencé à photographier vers mes 14 ans. Puis, j’ai fait une école de photo qui s’appelle Speos. L’école m’a surtout permis de maîtriser les technologies d’imagerie numérique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/04.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Louis Pion, Men’s Vogue,Oyster Magazine, Resource Magazine, Vente-privee.com, Masterfood, Pixie Market… Aujourd’hui, tu as de belles références dans ton book comment peux-tu résumer ton parcours ?</strong></p>
<p>Oh la la ! Je crois que j’ai eu pas mal de chance d’une manière générale.<br />
D’abord d’avoir des parents ouverts qui m’ont vraiment soutenu au début et puis après j’ai trouvé mes marques assez vite pour être à l’aise dans mon travail.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/05.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Travailles-tu avec un agent ?</strong></p>
<p>Non, je n’en ai plus ! Alors à bon entendeur…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/06.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Avais-tu une première expérience avant d’aller à New-York et que t’a apporté de travailler dans cette ville ?</strong></p>
<p>New-York je l’a fait en plusieurs fois. J’y suis parti un an en 2005, et j’y suis retourné en février dernier. Au début, j’y étais allé en néophyte même si je travaillais déjà comme photographe depuis 3 ans en France (pour des magazines et des agences de communication et j’enseignais aussi le tirage photo dans une école). J’avais fait des photos de mode pour quelques magazines et puis pas mal de portraits corporates… Puis, j’ai décide d’arrêter la mode et de me concentrer sur le portrait.</p>
<p>En arrivant à NY, il faut dire que j’ai pris une grosse claque mais heureusement, j’ai aussi fait d’intéressantes rencontres professionnelles, comme celle d’Eve Therond (NDLR. anciennement rédactrice en chef du magazine Whitewall) qui a décidée de me donner ma chance, alors qu’il y avait déjà de grands noms qui travaillaient chez Whitwall. À l’époque, c’était la première fois que je sentais que l’on considérait mon travail. J’ai pu me roder au professionnalisme des grosses prods’ américaines et tout cela m’appris à faire preuve de beaucoup d’intransigeance dans l’editing.</p>
<p>En rentrant de New-York ma carrière a vraiment commencé car avec des photos publiées sur plusieurs pages, en pleines-pages dans des magazines intéressants et une vraie direction artistique, j’ai eu le sentiment d’avoir pris un peu de bouteille, ce qui m’a permis de pouvoir mieux me vendre et de démarcher les agences sur Paris avec un book plus solide. J’ai donc travaillé par la suite en France en réalisant beaucoup de portraits pour la presse et des commandes plus commerciales. On peut donc dire que cette première expérience New-Yorquaise a été professionnellement déterminante pour moi. »</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/07.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>En regardant tes photos j’ai intuitivement entendu des fonds sonores. Parfois des sons très rocks (pour certains portrait en noir et blanc) et à d’autres moments, des mélodies très cinématographiques (comme pour la série dans le désert du Nouveau Mexique).</strong></p>
<p>Ce n’est pas faux ! J’écoute beaucoup de musique depuis assez jeune (j’ai d’ailleurs essayé de m’y mettre mais, contrairement à la photo, j’ai trouvé ça techniquement très compliqué). Je crois que ce sont les pochettes de disques qui ont en partie conditionné mon travail en format carré. Puis, avec l’arrivée du numérique, j’ai dû m’adapter en passant au plan très large. Les photos du désert au Nouveau Mexique c’était la première fois que je partais en voyage avec un numérique et là j’ai un peu découvre le format horizontal.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/08.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Quel est ton appareil photo de prédilection ? Celui que tu emporterais s’il fallait partir précipitamment…</strong></p>
<p>Mon Hasselblad c’est ma Rolls. C’est l’appareil idéal, il oblige a choisir un point de vue, à réfléchir, savoir ce qu’on a envie de « dire », mettre du sens, alors qu’avec le numérique on tire un peu dans le tas et on voit après.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/09.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Pour en revenir à ton goût particulier pour le portrait, comment abordes-tu ce thème ?</strong></p>
<p>Je l’aborde de manière assez instinctive. Il faut que le portrait ressemble à la personne que je connais, que j’ai rencontrée, à l’impression que j’ai eue. Quoi qu’il en soit, c’est toujours une rencontre avec un lieu ou quelqu’un, voir les deux. J’estime aussi que les paysages sont des portraits dans la mesure ou je photographie toujours des endroits transformés par l’humain. Quand je shoot un portrait, parce qu’en l’occurrence c’est effectivement ça qui me plaît, j’estime que l’on est dans une démarche de journaliste. Il faut réfléchir aux éléments objectifs qui reflètent la personnalité ou à sa fonction et inclure les éléments subjectifs : ce que tu penses de la personne de ses idées, voir l’endroit, le cadre, la lumière qui vont relier ta photo a l’ensemble du travail du photographe. Pour prendre un exemple, il y a une photo troublante qui représente très bien ça pour moi, c’est le portrait de Jean-Marie Le Pen par Helmut Newton. Newton – qui a quitté l’Allemagne à 20 ans, sans jamais revoir sa famille et à qui on commande le portrait de Le Pen – a fait un superbe portrait parce qu’objectivement c’est je pense, la meilleure photos qui existe de Le Pen et en même temps la photo par sa mise en scène est terrifiante, moqueuse, presque méprisante.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/10.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Et les lieux ? Les vois-tu comme des scènes, des théâtres de vie ?</strong></p>
<p>En effet, le cadre s’impose a moi. A un moment donné, à un endroit donné je sens qu’il y a une photo. Je suis dans une démarche assez documentaire que j’essaye de faire sur une tonalité personnelle,<br />
Dans le cas de « Slaughterhouse » (ndr. un abattoir de poulets) et de « Inner city school » (ndr. un établissement scolaire), mon sujet, c’est surtout l’infrastructure. Paradoxalement, j’y vois beaucoup d’« humanité » car ce qui m’intéresse c’est de montrer la manière dont on crée un environnement.<br />
Pour l’abattoir par exemple, au risque d’être dérangeant, quand je l’ai vu, je me suis dit que c’était le reflet palpable d’une technologie mise en places par l’humain.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/11.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Slaughterhouse était un projet personnel ou une commande particulière ?</strong></p>
<p>Au début, la série Slaughterhouse était un projet personnel même si elle est née d’une commande sur l’artiste Alfredo Martinez que j’avais faite pour un magazine a NY. Le studio d’Alfredo était complètement fou et il m’avait dit que c’était un ancien abattoir ! Ensuite, en rentrant a Paris j’ai aidé un copain à déménager et il s’est trouvé que l’abattoir de Slaughterhouse était a côté du garde meuble a Gennevilliers. Il y avait des poulets sur le trottoir dans des caisses qui attendaient leur sort, là ça a fait tilt !<br />
Pour la série sur l’école ça faisait très longtemps que cela me travaillait. C’est une série qui est en développement d’ailleurs…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/12.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Quels sont les sujets, univers, thématiques qui t’inspirent le plus ?</strong></p>
<p>Les gens surtout. J’aime bien rencontrer toutes sortes des gens et ces rencontres peuvent être surprenantes. Il y a par exemple eu des sessions photo des rockers qui ne m’ont pas vraiment amusées alors que des portraits « corporate » m’ont amusé. Pour les photos d’endroits, c’est plus des découvertes, je marche beaucoup… Mais je n’ai pas de préférences précises. D’autre part, je fais systématiquement des photos des lieux (quand je suis chez les gens ou dans leur studios).</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/13.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Ton travail est peuplé de personnages et de tes amis qui posent avec beaucoup de naturel.<br />
Comment parviens-tu à rendre tes « modèles » à l’aise devant l’objectif ?</strong></p>
<p>Bizarrement je met les gens assez mal à l’aise. Je ne peux pas parler et photographier en même temps. Je place souvent les gens à la main, j’oriente leur visage, leurs épaules…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/14.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Sur quels projets travailles-tu actuellement ?</strong></p>
<p>J’ai plein de projets personnels mais c’est un peu conditionné par les commandes. Je fais des portraits pour la presse – Whitewall toujours – pas mal de corporate, mais perso je m’intéresse maintenant aux chambres funéraires et puis a l’Amérique aussi… (j’ai eu ma carte verte aujourd’hui hourra !)</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/15.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Penses-tu rester à New York et y as tu un réseau professionnel intéressant ?</strong></p>
<p>Oui, sur le moyen terme. Je suis fasciné par cette ville. J’y ai un bon réseau de contacts mais en ce moment le problème, c’est qu’il à tendance a se faire licencier du fait de a crise…</p>
<p><strong>Y a t’il un photographe qui t’a récemment marqué ?</strong></p>
<p>Il y en a plein ! J’ai été marqué par des gens comme Todd Hido, Lane Coder, Lucinda Devlin, Friederike von Rauch, Richard Dumas, Danny Clinch. Mais d’une manière plus générale, Anton Corbjin et Diane Arbus sont de grandes influences.</p>
<p>Interview An’Yes Wronski</p>
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		<title>Marc Thirouin</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:25:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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Entre Paris et Oslo, entre rêve et réalité, légendes et mystères, disparition et renaissance, Marc Thirouin maîtrise l’équilibre fragile de l’entre-deux-mondes. Une capacité qui contribue incontestablement à créer son style car ce photographe de 36 ans s’adapte aux commandes commerciales du monde de la publicité tout en composant des univers photographiques toujours très personnels. Savoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/00.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /></p>
<p>Entre Paris et Oslo, entre rêve et réalité, légendes et mystères, disparition et renaissance, Marc Thirouin maîtrise l’équilibre fragile de l’entre-deux-mondes. Une capacité qui contribue incontestablement à créer son style car ce photographe de 36 ans s’adapte aux commandes commerciales du monde de la publicité tout en composant des univers photographiques toujours très personnels. Savoir apposer son empreinte et la rendre perceptible au delà des concepts, n’est-ce pas le propre d’un artiste ? Rencontre avec le plus scandinave de nos photographes frenchies.<br />
<span id="more-25"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/01.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /></p>
<p><strong>Tu es autodidacte. Comment es-tu venu à la photo et te souviens-tu de ton premier « clic » ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>J’ai toujours préféré m’exprimer en image que par des mots. J’ai commencé avec les appareils photos de mes parents, le Polaroïd que tout le monde a connu et puis un 24-36 avec lequel j’ai commencé à composer des images. J’ai toujours eu un appareil dans les mains, toujours eu cette envie de cadrer de composer.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/02.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p><strong>Aujourd’hui, tu as déjà d’importantes références dans ton book (Jack Daniel’s, Axe, Bouygues Telecom, les récentes photos pour Aéroport de Paris, BNP…). Comment résumer ton parcours ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>Après une maîtrise de communication visuelle, je me suis orienté vers la direction artistique en agence de Publicité. Durant 7 ans, j’ai travaillé dans plusieurs grandes agences comme Alice ou TBWA. Après une année de réflexion et de changement de vie personnelle, je me suis lancé avec mon premier book et j’ai commencé à réaliser mes premières Pubs. Ce fut un vrai tournant de ma vie où tout a été remis à plat. Ce nouveau départ vers la photographie professionnelle a été accéléré avec le projet de l’agence BASS PRESSION et l’exposition React pour la première journée mondiale contre l’homophobie : une série de portraits de personnalités exposés à la galerie d’EURO RSCG BETC. Ce projet m’a permis de faire de belles rencontres comme Christian Lacroix. Et en 2007, j’ai intégré l’agence CJULIETTE, qui m’as permis d’affirmer mon style et me faire connaître dans différentes agences de publicité à Paris.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/03.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p><strong>Si tu devais partir précipitamment quel appareil emporterais-tu ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Je pense que je partirais avec mon 503cw Hasselblad… Aucune électronique, tout manuel. J’adore cet appareil !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/04.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p><strong>J’ai eu le plaisir de découvrir ton travail lors du vernissage de P.A. (<a href="http://www.palesite.com/"><strong>www.palesite.com</strong></a>) en décembre 2008. Peux-tu me dire quel est ton lien avec ce collectif d’artistes ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Je les ai rencontrés par le biais d’un ami graphiste Romain Thomas. J’aime beaucoup le principe de ce collectif , de travailler sur des thèmes, sans censure. C’est une vrai liberté créative et un vrai travail de fond a chaque fois.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/05.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p><strong>Tu vis entre Oslo et Paris. Au-delà de survoler régulièrement mers et frontières, avoir une double culture agit incontestablement sur la vision et la conscience que l’on peut avoir de notre monde. Quelle influence penses-tu que cela a sur ton art ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Une influence énorme. Ce n’est qu’à 2h de Paris, mais c’est tellement différent. On peut dire que je partage ma vie entre deux mondes opposés. Tout est différent en Norvège : la culture, la nourriture, les horaires de vie, le soleil, la nuit, les baleines, les légendes, le froid, la neige, les rennes, la nature, l’architecture… Et le fait de vivre dans cette nouvelle culture m’a ouvert une nouvelle porte d’expression photographique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/06.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p><strong>Ressens-tu des différences notables ou des sensibilités communes par rapport à ton travail selon qu’il soit exposé en France ou en Norvège ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Non</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/07.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q7"></a></p>
<p><strong>J’ai été marqué par ta photo montrant de façon très esthétique, une tête de canard blanc, coupée et sobrement présentée sur un fond immaculé. Ton travail des teintes est très maîtrisé. Le blanc est présent dans nombre de tes créations : porcelaine, éléments de mobilier, électroménager, neige… Quel est ce lien quasi subconscient que tu entretiens avec cette « non couleur » ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Le blanc mais aussi le noir, la pénombre. J’aime les oppositions. J’aime le blanc car, pour certaines personnes, il est synonyme d’angoisse et de vide mais pour moi il est positif puisque respiration. C’est le blanc qui me permet d’isoler mon sujet pour amener celui qui regarde mon image là où je veux l’emmener. Par exemple, la tête de canard aurait pu être traitée de façon beaucoup plus trash. Mais avec le blanc et ce petit sourire, l’image devient presque sympathique. Tout le côté douloureux est effacé par le blanc. Le blanc est quelque part un leurre esthétique qui cache une part de la vérité.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/08.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q8"></a></p>
<p><strong>En plus de la neige, le brouillard me semble aussi être un sujet à part entière… comme un plongeon dans le silence. Il y a aussi ces personnages têtes recouvertes de sacs en papier, ces animaux fantômes ou autres insectes-joyaux à la beauté figée. Dissolution des teintes, présences évanescentes ; peut-on d’un travail sur la disparition ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a></p>
<p>On peut parler de disparition pour certaines séries. Disparition d’identité pour la série icône, disparition de l’habitat naturel pour la série « PRÉCIEUX » avec les insectes et pour la série « TRINIDAD DEL MIO INTERNO » avec ces fantômes à la fois anges gardiens et démons (licorne, dragon et cerf). On peut y voir des passages d’un état à un autre. Ce n’est pas forcément une disparition mais plutôt de la réalisation de soit. Où alors une disparition pour renaître.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/09.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q9"></a></p>
<p><strong>Pour en revenir à ta série présentant des personnages aux visages masqués par des sacs en papier imprimés d’icônes : elle est très énigmatique. Ta mise en scène est occulte. Les protagonistes évoluent tous dans d’élégantes pièces où l’éclairage est tamisé et ils semblent être présents sans être vraiment là. Ces sacs sont-ils comme des sarcophages ? Peux-tu nous donner un indice à tout ce mystère ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a></p>
<p>Ces sacs peuvent être vus comme des sarcophages, ces femmes sont mortes… Elles ne sont plus que des icônes. La femme icône, belle, bien habillée, dans de beaux endroits, tout est presque parfait sauf qu’elle a perdu sont identité, elle n’est plus rien, elle est entrée dans un rôle qu’on lui dicte. Elle ne parle pas. On lui a appris des choses qu’elle n a jamais remis en question, qu’elle n’ose même pas remettre en question…. Arrivera t’elle à déchirer ce sac qui l’emprisonne de toute liberté et de passer de la pénombre a la lumière ? Liberté de penser par soi-même, de comparer, de confronter des idées et d’avancer vers sa vérité… ou celle que l’on croit être. Religion (à la différence de spiritualité), milieu social, politique, etc. Tout contribue à nous mettre dans des cases et tout le monde connaît des personnes enfermées dans ces sarcophages, dans leur sarcophage.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/10.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q10"></a></p>
<p><strong>Aujourd’hui, tout photographe se doit d’avoir un site, un blog ou une galerie sur internet. Est-ce que ta présence sur le web (en plus du site de l’agence qui te représente*) t’a ouvert de portes ou permis d’élargir ton réseau international ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q11"></a></p>
<p>Je pense que tout photographe a envie de faire découvrir son monde, le site Internet est le moyen le plus simple de diffusion de ces images.<br />
Il permet aussi de dissocier le site commercial (cjuliette) du site plus artistique, pour les projets d’exposition, de magazine etc… Je suis actuellement en train de travailler avec Romain Thomas (<a href="http://www.oniram.com/">www.oniram.com</a>) sur le design de mon prochain site web qui devrais naître début mars (<a href="http://www.marcthirouin.com/">www.marcthirouin.com</a>).</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/11.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q11"></a></p>
<p><strong>Tu as réalisé le film « Le Lien aspirant** » présentant la chorégraphie des deux artistes performeurs, Edvardsson &amp; Berggren. As-tu réalisé d’autres films ? Est-ce quelque chose que tu souhaiterais renouveler ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q12"></a></p>
<p>Ce fut une excellente expérience de travailler avec ces deux artistes, et le film a été ensuite exposé au Centre Pompidou ainsi qu’à Oslo. Je suis actuellement en train de travailler sur l’affiche de la prochaine performance de Sigrid Edvardsson. Mais pour le moment, je ne travaille pas sur d’autres réalisation, je préfère me focaliser sur mes images photographiques, cela me prends déjà énormément de temps. Mais la porte reste ouverte a tout projet…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/12.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q12"></a></p>
<p><strong>J’ai vu que tu étais référencé chez Digigraphie***. Quels sont pour toi les avantages de cette technologie de tirages numériques grand format ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q13"></a></p>
<p>Pour moi, cela reste vraiment une question de rendu papier, Il y a un grand choix de papier chez Digigraphie et ils peuvent donner une autre dimension aux photos, avec l’avantage aujourd’hui de pouvoir vendre des tirages numériques certifiés Digigraphie.<br />
Mais la plupart du temps, je fais tirer mes images sur papier argentique avec procédé argentique, cela dépend de ce que j’ai à faire et de quel rendu je veux.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/13.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q13"></a></p>
<p><strong>Il y a un véritable engouement pour la photo contemporaine de nos jours, cela t’ouvre t’il de nouvelles perspectives sur le marché de l’image ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q14"></a></p>
<p>Cela me permets de faire plus d’expositions (avec PA ou le collectif FET ART ou a Oslo Høstutstillingen) et donc de montrer mon travail. Mon objectif aujourd’hui est d’être représenté en Galerie.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/14.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q14"></a></p>
<p><strong>Quels sont tes projets ou réalisations actuellement en cours ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q15"></a></p>
<p>J’ai des cahiers pleins de projets, maintenant il faut les réaliser. Je travaille en ce moment sur une nouvelle série blanche ainsi qu’une série intitulé « MAGIC FOREST ».</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/15.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q15"></a></p>
<p><strong>Y a t’il un photographe qui t’a récemment marqué ? </strong></p>
<p>En exposant à Arles en 2008 avec le collectif Fet Art, j’ai découvert Tim Walker. J’adore son univers…</p>
<p><a href="http://www.marcthirouin.com/">www.marcthirouin.com</a><br />
<a href="http://marcthirouin.blogspot.com/">marcthirouin.blogspot.com</a></p>
<p>* Marc Thirouin est représenté par cjuliette : <a href="http://www.cjuliette.com/">www.cjuliette.com</a><br />
** Exposé au Centre Pompidou dans le cadre du festival Pocket Film de Paris 2006<br />
*** Digigraphie est un label de qualité créé par Epson</p>
<p>Interview An’Yes Wronski</p>
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