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	<title>web-culture &#187; Peinture</title>
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	<description>Web-Culture, le magazine des cultures alternatives !</description>
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		<title>Agathe de Bailliencourt</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 14:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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Depuis que Agathe de Bailliencourt voyage, de Paris à Kuala Lumpur ou de New York à Berlin, elle n’a cessé de laisser des traces. Et au diable le cadre, elle en est sortie comme le papillon de sa chrysalide. Pour suivre cette bouillonnante artiste, il ne faut pas avoir peur de prendre l’avion. Heureusement, elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/00.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p>Depuis que Agathe de Bailliencourt voyage, de Paris à Kuala Lumpur ou de New York à Berlin, elle n’a cessé de laisser des traces. Et au diable le cadre, elle en est sortie comme le papillon de sa chrysalide. Pour suivre cette bouillonnante artiste, il ne faut pas avoir peur de prendre l’avion. Heureusement, elle a récemment laissé son empreinte à la galerie Galerie Catherine &amp; Andre Hug à Paris et poursuit sont chemin à l’ambassade de France à… TOKYO !<br />
<span id="more-528"></span></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/01.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/02.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Peux-tu nous parler de tes premières expériences dans l’Art Contemporain ? Quel a été ton parcours, tes coups de cœurs artistiques, tes aventures…</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>J’ai été reçue aux Beaux-Arts de Cergy Pontoise en 1993, j’avais 19 ans. Ma première année à Cergy a été assez horrible, j’étais une des plus jeunes et l’école m’angoissait. Je n’étais pas du tout prête à affronter qui j’étais et le regard des autres, et je n’étais pas prête à développer un travail personnel. J’ai passé deux années très douloureuses aux Beaux-Arts et finalement je suis allée me réfugier à l’École Boulle dans le travail du bois. Avec le recul je vois bien que j’ai eu une réaction « épidermique » au système des Beaux arts (très violent pour moi à l’époque). J’avais besoin de me retrouver dans la matière, dans quelque chose de concret.<br />
Concernant les premiers coups de cœur, il y a eu plusieurs chocs en même temps. D’abord évidemment la découverte de la peinture américaine avec Franz Kline, Joan Mitchell, Jean-Michel Basquiat, Robert Motherwell, Christopher Wool etc. C’est leur liberté, leur radicalité et leur énergie qui m’ont le plus touché. Ensuite dans la peinture française je citerai surtout Georges Braque, Jean Dubuffet et Pierre Soulages, qui sont pour moi des peintres atypiques avec des parcours en marge.</p>
<p>Puis je me souviens d’un grand choc devant une installation de Chorey Feyzdjou dans une expo au Jeu de Paume en 94. Elle montrait sa boutique et ses produits, c’était très fort avec quelque chose de tellement morbide. Ensuite le travail de Sophie Calle et tout spécialement “Le régime chromatique” m’a beaucoup marqué. C’était la première fois que j’étais confrontée à une artiste qui utilise sa vie personnelle de façon aussi transparente. Puis aussi la performance de Marina Abramovic et Ulay « Rest Energy », et pour finir une des installations de Wolfgang Laib, avec du pollen, que j’ai vu au CAPC de Bordeaux au moment ou j’étais aux Beaux-Arts de Cergy. Un travail tellement simple et beau et que je le trouve toujours aussi magique.</p>
<p>Voilà quelques œuvres qui m’ont beaucoup marqué, au début de mes études.</p>
<p>Aujourd’hui les artistes qui m’inspirent sont par exemple (je les cite sans aucune tentative de classement) : Bas Jan Ader, Ryoji Ikeda, Carsten Nicolai, Daniel Richter, Aida Makoto, Felice Varini, Nan Goldin, Georges Rousse, Lisa Sigal, Sarah Sze, Yvette Mattern…</p>
<p>Ces artistes me touchent car ils travaillent soit sur l’espace, soit sur les problèmes d’identité et de société, ou sur le concept d’imperfection et l’idée de rater, ou alors ils parlent tout simplement de peinture.</p>
<p><a name="q3"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/03.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/04.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a name="q4"></a><br />
<strong>Beaucoup d’artistes choisissent de s’exiler à l’étranger afin de trouver une source d’inspiration. Quels furent tes motivations pour aller en Asie et maintenant à Berlin ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>J’avais envie de découvrir autre chose, la vie à Paris m’ennuyait… J’aime découvrir d’autres cultures, être dépaysée. Et puis apprendre une nouvelle langue est une chose passionnante.</p>
<p><a name="q5"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/05.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/06.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a name="q6"></a><br />
<strong>On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. Ont-ils été importants pour amener ton travail à maturation ?</strong></p>
<p>Je crois que ce qui m’a fait le plus mûrir, au-delà des voyages, c’est de m’installer à l’étranger. C’est très dur de s’installer quelque part, ailleurs, loin de sa famille et de ses amis. On est souvent très seul au départ et il faut faire son trou, rencontrer des gens nouveaux. Cela t’oblige à être sociable, flexible et ouvert d’esprit. Quand je suis arrivée à Berlin (de Singapour) avec mes deux sacs en mars 2007, je ne parlais plus l’allemand (j’avais appris à l’école mais tout oublié) et je ne connaissais qu’une personne… Cette expérience a été une des plus dures mais aussi sans doute, celle qui m’a le plus appris et changé.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/07.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Lorsque tu as dégagé ton art de toute contrainte de cadre, comme la toile ou le papier, pour t’exprimer à même le sol, à même la rue, le temps est-il devenu la contrainte principale un peu comme… un cadre ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Je ne suis jamais préoccupée ni stressée par le temps dont je dispose pour réaliser un travail : je crée une installation dans le temps qui m’est donné, que cela soit un mois, quinze jours ou quelques heures… Le travail s’inscrit dans notre monde actuel et ne peut que «coller» au temps, et aux réalités matérielles et géographiques.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/08.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Tes œuvres comme « j’aime, j’aime pas » reflètent-elle une forme d’exutoire ? Peut-on dire à ce propos, que ton travail fait office de thérapie ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Mon travail est lié à ce que je vis, sans aucun doute. Je me sens très proche de Sophie Calle par exemple qui travaille avec un matériau très concret : sa propre vie. Alors dans ce cas là, oui, on peut parler de forme d’exutoire. J’utilise mes émotions et je les « cristallise » sur des supports. Mais « J’aime-j’aime pas » qui date de 2005 me paraît tellement loin. Aujourd’hui dans mes toiles et dessins j’écris « je m’en fous » et « on s’en fout », ce que je trouve tout à fait libérateur. Est ce que je fais une thérapie en peignant ? Sincèrement je n’ai pas tellement envie de tomber dans les clichés de la peinture. C’est vrai que mon travail parle des problèmes d’identité mais je ne pense jamais à cela quand je travaille. Je peins car j’ai besoin de m’exprimer et ce que je cherche, c’est une certaine liberté.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/09.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Après être sortie du « cadre », quelle sera la prochaine étape de ton travail ? As-tu justement envisagé de revenir à des supports plus classiques avec ton expérience ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Oh je n’ai pas fini d’explorer cette idée d’être « hors cadre » ! Je viens juste de commencer. Et puis parallèlement – et cela depuis le tout début – j’ai toujours travaillé sur des supports très « classiques » comme la toile ou le papier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/10.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Te sens-tu proche de mouvements artistiques comme le Street-Art ou le Land Art ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>J’aime le travail de nombreux artistes appartenant aux deux mouvements (comme Futura 2000, El Tono, ou Michael Heizer pour en citer quelques uns) et il y a plein de choses qui me donnent des idées, mais honnêtement non, je ne me sens pas trop proche de ces mouvements.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/11.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Comment se sont déroulés tes premiers travaux de commande pour Comme des Garçons ou Ogilvy par exemple ? Ta liberté d’exécution était-elle la même ?</strong></p>
<p>Le projet pour Comme des Garçons a vraiment été génial et facile. Ils ont choisi un de mes dessins existant et l’ont utilisé pour une série limitée de T.shirts, vendus exclusivement chez « Colette meets Comme des Garçons » à Tokyo en 2004.</p>
<p>Comme des Garçons est une marque que j’adore car même s’ils font des collaborations avec des artistes, ils n’imposent rien, ils ont un respect énorme pour le travail de l’artiste, ce que je n’ai pas souvent rencontré malheureusement par la suite. J’ai adoré travailler avec eux.</p>
<p>Pour Ogilvy, là le projet était très différent. Ils m’ont contactée à Singapour pour créer 3 affiches pour une campagne de publicité. J’avais donc un « brief », un patron et un client en face de moi… Ce qui n’a rien a voir.</p>
<p>Très sincèrement le projet entre Ogilvy Singapour et moi ne s’est pas très bien fini. Les affiches qui ont gagné entre autre un Lion d’or et un Lion d’argent à Cannes en 2005, et un prix à Londres en 2004, ont été publiées dans plusieurs journaux et magazines sans que mon nom soit mentionné, ce que j’ai trouvé vraiment choquant.</p>
<p>J’ai beaucoup appris avec ces collaborations, j’ai appris à me protéger, à garder ma liberté d’expression et à imposer mes conditions de travail.</p>
<p>Aujourd’hui la liberté est la chose la plus importante pour moi, et c’est ce sur quoi je travaille. Même en peignant de la peinture abstraite, je cherche à être le plus concret possible. C’est pour cela que je parle de moi-même et de ma propre liberté face à l’histoire et au monde de l’art, à la société et face au monde en général. Mais il y a rarement des moments purement libres sans contradiction. La contradiction fait partie intégrante de mon travail, et si cela parle aux gens qui le regardent, c’est encore mieux. Dans mes installations, j’ai la possibilité de peindre dans le monde concret, très directement.</p>
<p>Avec le recul, quand je regarde mon parcours, je suis plutôt contente d’avoir quitté les Beaux-Arts en cours de route. Je n’ai pas l’impression d’avoir été conditionnée par un système et une façon de penser. Aujourd’hui je ne me sens pas du tout dans la tendance actuelle de l’art contemporain et ce n’est pas ce que je cherche. Mais l’art contemporain devrait être, à mon sens, détaché des phénomènes de mode, ce qui est loin d’être le cas. J’écris “je m’en fous”- et bien sûr je ne m’en fous pas du tout.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/12.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.agathedeb.com/" target="_blank">http://www.agathedeb.com/</a></p>
<p>GALERIE<br />
<a href="http://www.galeriehug.com/" target="_blank">http://www.galeriehug.com/</a></p>
<p>Interview André Sanchez.</p>
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		<title>Vanessa Fanuele exposition</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/10/15/vanessa-fanuele-exposition/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/10/15/vanessa-fanuele-exposition/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 16:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[La galerie VDS a le plaisir d’annoncer sa participation à SLICK, foire d’art contemporain dédiée aux artistes émergents &#038; confirmées de la scène internationale.

Foire du 23 au 26 octobre 2009 : Stand F01

Preview : jeudi 22 de 14 à 18 heures / Vernissage : jeudi 22 de 18 à 23 heures (sur invitation) au CENTQUATRE :
104, rue d’Aubervilliers ou 5, rue Curial 75019 Paris – France – M° 7, stations Stalingrad / Riquet ou Crimée

SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer / Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume / Pesce Khete

Premier accrochage jeudi , vendredi et samedi :
SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer

Deuxième accrochage dimanche et lundi:
Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume / Pesce Khete

41 rue du Faubourg St-Martin, passage Gustave Goublier – 75010 Paris – France
+ 33 (0)6 75 21 84 70 / + 33 (0)1 42 59 41 81 / contact@vdstegen.com
du mercredi au samedi de 14:00 à 19:00 et sur rdv]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La galerie VDS a le plaisir d’annoncer sa participation à SLICK, foire d’art contemporain dédiée aux artistes émergents &amp; confirmées de la scène internationale.</p>
<p>Foire du 23 au 26 octobre 2009 : Stand F01</p>
<p>Preview : jeudi 22 de 14 à 18 heures / Vernissage : jeudi 22 de 18 à 23 heures (sur invitation) au CENTQUATRE :<br />
104, rue d’Aubervilliers ou 5, rue Curial 75019  Paris – France – M° 7, stations Stalingrad / Riquet ou Crimée</p>
<p>SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer / Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume  / Pesce Khete</p>
<p>Premier accrochage jeudi , vendredi et samedi :<br />
SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer</p>
<p>Deuxième accrochage dimanche et lundi:<br />
Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume / Pesce Khete</p>
<p>41 rue  du Faubourg St-Martin, passage Gustave Goublier – 75010 Paris – France<br />
+ 33 (0)6 75 21 84 70 / + 33 (0)1 42 59 41 81 / contact@vdstegen.com<br />
du mercredi au samedi de 14:00 à 19:00 et sur rdv</p>
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		<item>
		<title>Vanessa Fanuele</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/10/08/vanessa-fanuele/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/10/08/vanessa-fanuele/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 16:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[Diplômée en école d’architecture, Vanessa Fanuele s’est récemment dirigée vers la peinture et les installations pour satisfaire son désir d’expression. Elle a ouvert une boite et montre ce qu’elle y trouve à l’intérieur. C’est une visite dans un monde ou l’on n’oserai pas pénétrer mais qui n’en ai pas moins fascinant. Sombre, étrange, certes mais ou l’on sent l’emprunte de la liberté, une émancipation du geste avec une sorte d’évasion de l’inconscient. Elle bouleverse les normes du dedans/dehors, et s’épanche sur l’intérieur pour nous en faire découvrir l’infinie. A la clef, une multitude d’expositions et des œuvres captivantes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/00.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="top"></a><br />
Diplômée en école d’architecture, Vanessa Fanuele s’est récemment dirigée vers la peinture et les installations pour satisfaire son désir d’expression. Elle a ouvert une boite et montre ce qu’elle y trouve à l’intérieur. C’est une visite dans un monde ou l’on n’oserai pas pénétrer mais qui n’en ai pas moins fascinant. Sombre, étrange, certes mais ou l’on sent l’emprunte de la liberté, une émancipation du geste avec une sorte d’évasion de l’inconscient. Elle bouleverse les normes du dedans/dehors, et s’épanche sur l’intérieur pour nous en faire découvrir l’infinie. A la clef, une multitude d’expositions et des œuvres captivantes.</p>
<p><span id="more-70"></span><br />
<strong>Après des études et une expérience dans l’architecture, comment passe-t-on de l’univers précis et rigoriste qu’elle inculque, à l’abandon et l’aléatoire que l’on retrouve dans ton art ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Je ne pense pas être passée d’un monde rigoureux à un monde aléatoire, il existe de nombreux liens entre architecture et peinture et en choisissant de peindre je crois avoir glissé petit à petit vers qui je suis réellement. L’architecture est mentale et concrète à la fois. Abstraite car pas toujours réalisée, elle doit quand même être précise car elle a une fonction d’abri, de vie. C’est une discipline tournée vers les autres. L’homme est au centre de la question.<br />
La peinture est plus « introvertie », plus « personnelle », elle n’a pas une fonction à proprement dit. Elle ne représente pas non plus l’abandon et l’aléatoire car il y a réflexion et maîtrise mais c’est en effet beaucoup plus physique que ce que j’imaginais. Le corps tout entier est impliqué.<br />
Je pense que la grande difficulté en peinture, c’est de se libérer des références intellectuelles, des images qui nous envahissent et d’aller au fond de soi ; de se poser des questions souvent assez radicales et d’aller à l’essentiel. Je dirais que la peinture m’oblige à me connaître totalement car elle me remet constamment en question.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/01.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/02.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Est-ce que l’enseignement de l’architecture, et je pense notamment à l’étude des matières, t’ont permis de donner de l’ampleur à tes œuvres ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>L’architecture m’a surtout permis de raconter une histoire, de projeter dans l’espace, de rendre concret un concept… Elle m’a appris à voir ce qui ne se voit pas et à développer mon imagination. Ce qui m’intéresse, c’est avant tout ma recherche, mes questions et essayer d’y répondre le plus justement possible. Mes œuvres naissent et mûrissent dans ma tête, c’est une histoire mentale, la matière n’intervient que beaucoup plus tard, au moment de les exprimer sur un support concret.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/03.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tes dessins, qui sont tes premières créations, semblent tout droit sortis de ton inconscient, qu’est ce qui t’a poussée à t’exprimer ainsi ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Je ne sais toujours pas exactement ce qui m’a poussé à créer et cette question sans réponse précise est sans doute mon moteur. Ce que je sais, en revanche, c’est que c’est une force qui s’est imposée à moi et que je n’ai pas pu contenir. Je ne maîtrise donc pas totalement cette pulsion, mais j’essaie de l’apprivoiser en vivant avec.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/04.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand on regarde tes travaux, comme « Éruption » ou « Jusqu’à ce que la mort nous sépare », peut-on dire qu’intériorité et ouverture sont les axes principaux de la poésie qui se dégage de ces installations ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>A travers mes œuvres je parle du dedans, des sensations, des émotions, des angoisses, ce sont des sortes de « paysages intérieurs », des explorations abstraites… Je cherche en fait à exprimer des choses invisibles, à leur donner des formes, à les concrétiser. De cette façon je peux mieux les voir, les appréhender, y faire face, même si l’intérieur d’un être demeure un grand mystère. Ce mystère me permet d’explorer à l’infini.<br />
Les installations « Éruption » et « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » répondent à des questions que je me pose souvent, soit la question de l’intimité, du corps, de la renaissance, de la boîte, du secret, des objets étranges…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/05.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/13.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>On considère que ton œuvre est sombre, inquiétante et fascinante, mais, n’est-ce seulement qu’une étape du chemin que tu explores ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Dès lors qu’une œuvre n’est pas “identifiable” alors elle peut paraître sombre ou inquiétante. On peut avoir l’intuition de ce que j’ai voulu exprimer mais peut-être pas le déceler clairement. Dans un certain sens heureusement, car ce sont des questions que je me pose et que j’exprime sans y répondre avec précision. En fin de compte, le spectateur et moi sommes identiques puisque nous cherchons, l’un et l’autre, à comprendre de quoi il s’agit (rires). Mais l’intimité est difficilement compréhensible. Elle semble se situer entre le physique et le mental et soulève des questions sans forcément y répondre. Elle apparaît donc comme une inquiétude étrange et subjective.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/06.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand je regarde l’ensemble de ton travail, il y a 4 mots qui me viennent à l’esprit : force, souvenir, sacré, liberté. Que représentent ces mots pour toi ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Je vois la force comme l’élan qui transporte un être, un élan constructif, productif, et positif. La force permet de ne pas subir la vie, d’être comme suspendu et d’affronter le temps.<br />
Le souvenir c’est le lien, le lien avec le temps, avec les proches. Le souvenir c’est notre histoire, il peut être autant rassurant qu’inquiétant.<br />
Le sacré pourrait être un souvenir vivant et fabriqué, c’est un autre rapport au temps, assez étrange ; le sacré est fascinant car je ne peux pas exactement le définir mais je peux le ressentir…<br />
La liberté c’est un luxe qu’il est difficile de s’offrir. Il est aussi très difficile de définir ce que c’est. Peut être que l’artiste se rapproche de la liberté en ce sens qu’il en a besoin pour réussir à se détacher de la réalité ; son espace-temps est forcément différent. Tout est plus extensible, tout est possible.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/07.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/12.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q7"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tes techniques de travail sont très variées : dessin, peinture, photographie, construction, installations… (dis-moi si j’en oublie…) Est-ce le sujet qui va déterminer la technique que tu vas employer ou l’inverse ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Ce qui m’importe avant tout c’est de m’exprimer, la technique n’est finalement qu’un prétexte. Petit à petit j’apprends à me connaître et à comprendre quelle méthode je dois utiliser pour être en adéquation avec mes idées mais il y a encore beaucoup de travail ! C’est une recherche permanente.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/08.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q8"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Je sais que le fait de te servir de l’art comme moyen d’expression est apparu récemment, pourtant tu as déjà fait un nombre intéressant d’expositions dans des galeries et musées. Qu’as-tu ressenti en te voyant aussi rapidement présentée ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a></p>
<p>J’avoue être un peu dépassée car je n’avais pas imaginé tout ceci. En exposant aussi rapidement j’ai parfois la sensation d’avoir perdu un peu de ma liberté mais je suis également consciente que cela a permis à mon travail de mûrir.<br />
Ce que je souhaite surtout c’est que mes créations évoluent et que je puisse vivre chaque étape de cette évolution.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/09.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q9"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ton travail est-il également guidé par le désir d’être exhibée ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a></p>
<p>En effet exposer c’est se mettre à nu et pour montrer son travail il faut avoir une certaine dose d’ego ou d’inconscience. Je n’ai cependant pas la sensation de m’exhiber mais plutôt de montrer qui je suis.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/10.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/11.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q10"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>J’ai eu l’occasion de te croiser souvent dans des vernissages… Avec ce que tu vois dans les galeries, pourrais-tu me donner ta définition personnelle d’Art Contemporain ?</strong></p>
<p>Définir l’art contemporain est complexe car nous ne pouvons pas réellement juger ce qui est « art » aujourd’hui. Nous n’avons pas le recul nécessaire. C’est le temps qui permet de définir.<br />
J’ai juste la sensation que face à l’art contemporain je dois me faire confiance, me laisser aller et me diriger vers ce qui me touche.<br />
Peu d’émotions se dégagent des œuvres contemporaines et c’est ce que je reproche à l’art aujourd’hui.</p>
<p><a href="http://www.vanessafanuele.com/" target="_blank"><strong>http://www.vanessafanuele.com/</strong></a><br />
<a href="http://fanuele-vanessa.blogspot.com/" target="_blank"><strong>http://fanuele-vanessa.blogspot.com/</strong></a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rossina BOSSIO</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/07/22/rossina-bossio/</link>
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		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 16:34:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[

Jeune artiste Colombienne née à Bogota, où elle a suivi des études d’Arts Visuels à l’Université Javeriana. Elle habite et travaille à Rennes, en France. Son œuvre, principalement composée de peintures, de photographies et de dessins, a été présentée dans plusieurs expositions individuelles et collectives.
Il se dégage de son travail une maturité palpable, aussi bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/00.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>Jeune artiste Colombienne née à Bogota, où elle a suivi des études d’Arts Visuels à l’Université Javeriana. Elle habite et travaille à Rennes, en France. Son œuvre, principalement composée de peintures, de photographies et de dessins, a été présentée dans plusieurs expositions individuelles et collectives.<br />
Il se dégage de son travail une maturité palpable, aussi bien en peinture qu’en photo.<br />
Ainsi, Rossina BOSSIO n’hésite pas à explorer ses peurs intérieures, à rejouer sa propre histoire afin de reconstruire son monde à travers une multitude de portraits. Ambiguïté, doute et contradiction, comme elle nous l’a fait remarquer, sont les mots décrivant le mieux l’ensemble de son travail.<br />
<span id="more-58"></span></p>
<p><strong>Je trouve toujours intéressant de savoir ce qui pousse une personne à faire des d’études d’art. Certaines suivent une sorte de « tradition familiale », d’autres sentent un besoin d’expression passant par ce genre d’étude… Dans ton cas, quel fût l’élément déclencheur ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q1"></a></p>
<p>Déjà petite, je ressentais ce besoin « d’expression », qui m’a toujours poussée à m’impliquer dans toutes sortes d’activités artistiques. Mon désir de faire de l’art est devenu quelque chose d’irrépressible suite à l’opposition de mon père. Il voulait que je poursuive une carrière « plus sérieuse », me donnant une sécurité économique. Mais, bien qu’ayant testé d’autres chemins, très vite, je me suis rendue à l’évidence : mon truc, c’était l’art !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/01.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/02.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q1"></a><br />
<strong>Penses-tu poursuivre le même chemin artistique depuis que tu es en France ? Ressens-tu une différence de regard sur ton travail par rapport à ton pays d’origine ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Pour créer, je fais toujours appel à mon passé. J’ai grandi dans une atmosphère religieuse et conservatrice, et le fait d’être loin de ce type de constriction a insufflé une grande libération expressive à mon travail. L’éloignement géographique est aussi un éloignement psychologique où les souvenirs et l’individualité se vivent plus intensément. Cela explique pourquoi mes créations ont progressivement pris un aspect plus cru et direct. En bref, je dirais que mon travail a beaucoup changé depuis que je suis en France.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/03.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/04.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<strong>L’ensemble de ton travail est plutôt riche, entre dessin, peinture et photographie. Quel fût le premier support que tu as utilisé pour t’exprimer ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a><br />
Mon premier médium a été le dessin. Très jeune, j’y ai trouvé un monde parallèle me donnant une possibilité de liberté et je n’ai plus jamais arrêté de le pratiquer depuis. Aujourd’hui le dessin reste une sorte de journal où j’exprime et analyse mes obsessions, mes désirs, mes peurs quotidiennes.<br />
J’ai eu des cours de peinture pour la première fois à l’Université en 2006 : théorie de la couleur et d’autres choses très techniques. Même si, au début, c’était extrêmement frustrant – me sachant très impatiente, ma formation précédente en dessin m’a permise de saisir une méthode basique, puis d’aborder la peinture avec davantage de liberté. Après, j’ai suivi d’autres cours desquels j’absorbais ce qui me servait et rejetais le reste. Je garde toujours en tête les conseils de certains artistes et professeurs dont l’opinion m’importe beaucoup.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/05.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/06.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q3"></a><br />
<strong>Certaines de tes peintures me font penser à Balthus, mais on y trouve également diverses sources d’influence. Quels sont les principaux artistes qui t’ont marqués ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Effectivement, Balthus est l’un des artistes qui m’ont le plus marqués. Il y a également Jenny Saville, Francis Bacon, Lucian Freud, Egon Schiele et Edgar Degas.<br />
Dernièrement, j’ai beaucoup observé le travail de Marlene Dumas, Alex Kanevsky, Chloe Piene et Lena Cronqvist, ainsi que de jeunes peintres figuratifs tels que Marc Ryden et Barnaby Whitfield. En ce qui concerne la photographie, j’apprécie énormément les travaux de Janieta Eyre, Joel-Peter Witkin ; et des photographes de mode comme Steven Klein. Une autre influence significative très récente est la Peinture Neo-Grenadine, c’est-à-dire la peinture de la Colombie des XVIIème et XVIIIème siècles.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/07.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q4"></a><br />
<strong>On trouve dans tes peintures essentiellement du portrait ou des scènes de vie… Qu’est-ce qui détermine ce choix et comment définis-tu ce que tu vas peindre ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Lors de mes premières approches de la peinture, j’étais très attirée par le visage humain et par le portrait peint. Je voulais revendiquer ce dernier, considéré par la plupart de mes enseignants comme un simple exercice technique. De plus, j’en avais assez des « manières » liées à l’art conceptuel, j’ai donc réalisé quantité de portraits !<br />
À présent, cela a changé. Si je veux peindre les traits d’une personne, c’est uniquement parce qu’ils me renvoient à mes souvenirs. Tout ce qui m’intéresse en ce moment est d’ordre personnel.<br />
Afin de définir ce que je veux peindre, je choisis les images les plus fortes présentes dans mon esprit : celles qui ne me laissent pas tranquille jusqu’à ce que je trouve la clef.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/08.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/09.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q5"></a><br />
<strong>Il y a aussi tous ces visages peints (série Drill) qui renvoient une forme de mélancolie. Est-ce qu’ici la peinture est un exutoire pour toi ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
Effectivement, l’art en général est la seule façon dont je peux encadrer le chaos niché dans mon esprit et donner forme à mes idées, sans craindre d’être contradictoire, et sans forcement arriver à des affirmations absolues. C’est, par ailleurs, la seule manière de communiquer toutes ces choses que je ne pourrais transmettre autrement.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/10.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q6"></a><br />
<strong>Est-ce que le dessin est une première approche pour préparer tes peintures ou fais-tu vraiment la différence entre ces deux pratiques afin de consacrer réellement une place à ce dernier dans ton œuvre artistique ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a><br />
Je les vois et les conçois séparément. Pour peindre, je vais directement à la toile. Parfois, je fais une petite ébauche dans un carnet pour clarifier une idée ou juste pour ne pas l’oublier. À côté de cela, je fais des dessins qui fonctionnent indépendamment de la peinture.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/11.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q7"></a><br />
<strong>La photographie t’accompagne t-elle aussi depuis toujours ? Est-elle complémentaire de tes peintures ou représente t-elle l’évolution de celle-ci ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a><br />
La photographie, je l’ai touchée avant la peinture. Lors de mes premiers cours à l’université, l’on me demandait de prendre des photos dans la rue. C’était affreux ! À partir d’un certain moment, j’ai compris que je n’étais pas très douée pour capturer des « instants décisifs » mais que j’avais besoin de planifier mes photos, de mettre en scène mes idées. Un peu comme dans la peinture.<br />
Les deux pratiques sont complémentaires et ont la même importance dans ma démarche artistique, même si elles se sont développées de façon indépendantes.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/12.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q8"></a><br />
<strong>Tu as fait le choix de l’autoportrait, que ce soit en photo ou en peinture, est-ce pour se donner à voir et justement montrer ce que l’on souhaite exprimer de manière poétique ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a><br />
Mon travail est notamment auto-référentiel, donc tout ce que je fais peut être considéré comme de « l’autoportrait », même si je ne suis pas toujours le modèle.<br />
Or, lorsque je le suis, il s’agît dans la plupart des cas d’une auto-fiction, plutôt que d’une expression poétique de moi-même. C’est mon propre théâtre : je crée le scénario, je me déguise et joue le rôle que j’ai choisi.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/13.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q9"></a><br />
<strong>Est-ce que tu mixes la peinture et la photographie ? Est-ce que le croisement de ces deux pratiques est envisageable ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a><br />
J’ai pensé à la possibilité de mélanger ces deux pratiques mais pour le moment je n’ai rien de prévu là-dessus. À un moment donné j’ai réfléchi à la possibilité de ne me concentrer que sur un des deux mediums, mais je n’y arrive pas : je les trouve autant importants et nécessaires l’un que l’autre. Pour moi, la démarche de création est plus évidente et les effets qu’une photo produit sur le spectateur, plus immédiats. Or, la peinture exige plus de temps, tant pour être créée que pour être appréciée. J’ai besoin de changer occasionnellement entre la promptitude de la photo et le délai nécessaire à l’appréhension de la peinture. La peinture a pour moi une histoire plus profonde, parce qu’elle endure de nombreuses étapes et comporte plusieurs couches. Par contre, dans la photo, il y a quelque chose d’aléatoire et de plus bref que je trouve aussi très gratifiant. Ce sont justement ces qualités de la photo qui m’apprennent à faire confiance aux gestes rapides et aux hasards qui peuvent apparaître dans la peinture.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/14.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /><br />
<a name="q10"></a><br />
<strong>Peux-tu nous parler de tes projets : Dialogue with the Radio et In her Own Image ?</strong></p>
<p>« Dialogue With The Radio » est un projet interactif sur Internet qui invite les internautes à discuter autour de mon travail. Il a commencé l’année dernière sur Flickr, la populaire plateforme d’échange d’images. Mais pour le moment le projet est en stand by car j’ai été censurée par l’administration du site – suite au téléchargement d’images incluant de la nudité. Actuellement je travaille sur mon site web afin d’avoir un lieu où je puisse dire et faire ce que je veux sans problème.<br />
« In Her Own Image » est la deuxième publication du FSPASG (Female Self-portrait Artists’ Support Group, fonctionnant avec Flickr aussi). Il s’agit d’un livre qui comporte une collection d’autoportraits faits par des femmes photographes du monde entier. Il sera bientôt en vente sur <a href="http://www.blurb.com/" target="_blank">Blurb.com</a>.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/26_rossina/15.jpg" alt="Web-Culture Rossina Bossio" /></p>
<p><a href="http://rossinabossio.com/" target="_blank">www.rossinabossio.com</a><br />
<a href="http://www.flickr.com/photos/rossinabossio" target="_blank">www.flickr.com/rossinabossio</a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>Veuch</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/06/15/veuch/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/06/15/veuch/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 16:32:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
		<category><![CDATA[Street-Art]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/00.jpg" alt="Web-Culture Veuch" />

Cet artiste belge ne craint pas les frontières. Un bout de mur à graffer ou la décoration d’une mini couper ne font aucun mystère pour lui. Le voici déja à la conquête d’une tongue et d’un pouf… De son trait fin, Veuch nous promet une très juste caricature de regards et d’expressions.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/00.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>Cet artiste belge ne craint pas les frontières. Un bout de mur à graffer ou la décoration d’une mini couper ne font aucun mystère pour lui. Le voici déja à la conquête d’une tongue et d’un pouf… De son trait fin, Veuch nous promet une très juste caricature de regards et d’expressions.<br />
<span id="more-47"></span></p>
<p><strong>Ma curiosité me pousse à te demander, que veut dire ton pseudo « Veuch » ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Cela veut simplement dire « cheveux », il y a quelques années je portais une afro. Je ne passais pas vraiment inaperçu avec cette coupe. Je me cherchais un nouveau « pseudo » pour le graffiti, c’est venu comme ça. C’est simplement un surnom que personne ne porte, qui fait référence à une anecdote, rien de très philosophique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/01.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/02.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p><strong>Il est toujours intéressant de savoir où  les créateurs puisent leur savoir, quel est ton parcours, et quel est ton statut ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>J’ai étudié la communication graphique dans une école d’art, puis j’ai travaillé un peu dans la pub. Par la suite, je me suis doucement orienté vers le statut de freelance. Cela me permet d’être relativement libre, d’avoir mes propres clients et surtout de développer un travail plus personnel.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/03.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/04.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p><strong>On peut voir tes dernières réalisations sur ton blog, Internet est un bon moyen pour toi de t’exposer ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Honnêtement, 90% de mes clients ont pris connaissance de mon travail via internet (<a href="http://www.veuch.be/">www.veuch.be</a>). C’est véritablement devenu un outil indispensable de communication. Néanmoins ce n’est pas « magique », c’est un média efficace mais qui ne porte pas ses fruits du jour au lendemain. Il ne suffit pas d’avoir un site, il faut le faire vivre, le promouvoir.<br />
Internet m’a également permis de nouer beaucoup de contacts avec d’autres artistes, graphistes, etc…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/05.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/06.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p><strong>De la peinture sur toile au graffiti, comment passes-tu de l’un à l’autre ? quel est ton medium favori ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>L’approche est relativement la même. J’ai appris à peindre via le graffiti (superposition de couche, recouper mes traits, couleurs…), j’applique la même manière de travailler sur toile. J’essaie également de construire la composition de la même façon.<br />
Avec le graffiti, j’essaie tant que possible de faire participer le support, jouer avec les défauts du mur. C’est moins possible avec une toile. Avec la toile, je peux jouer sur de très petits détails. Le rendu est différent, il permet de pousser très loin une création. Ce sont deux médias qui me plaisent, qui me tiennent à coeur.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/07.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/08.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p><strong>Tu as récemment accepté de poser ta griffe sur des sneakers et des tongues pour la marque <a href="http://www.cool-shoe.com/" target="_blank">Cool Shoes corp</a>, comment s’est passé le travail sur un support en 3D, et que tires-tu de cette collaboration ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Ce sont des contrats pour lesquels j’ai eu très peu de contraintes (nombre de couleurs, aplats). Cool Shoes Corp souhaitait vraiment me laisser quasi carte blanche pour développer leur collection artiste.<br />
J’ai toujours apprécié travailler sur différents supports. Cela permet de diffuser son travail vers des personnes très différentes. C’est une approche similaire à celle du graffiti: promouvoir son travail dans un maximum de lieux, ne pas le réserver aux galeries, sortir des circuits fermés.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/09.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p><strong>Pour rester dans le rapport avec la surface assez originale, <a href="http://www.mini.be/be/index.jsp">Mini Cooper Brussels</a>, t’a proposé de repeindre une de leurs voitures, plutôt sympa comme idée, peux tu nous parler de cette expérience ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Comme pour les sneakers, j’ai eu totale carte blanche. Les employés de Mini Cooper Brussels ont roulé avec cette voiture tout l’été.<br />
Ce n’était pas un support forcément évident à peindre, mais je me suis beaucoup amusé.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/22_veuch/10.jpg" alt="Web-Culture Veuch" /><br />
<a name="q7"></a></p>
<p><strong>Quels sont tes projets en cours ?</strong></p>
<p>Je prépare une expo à Paris pour le mois de novembre avec <a href="http://www.myspace.com/chatpercher"><strong>Melle ChatChat</strong></a> cette expo opposera nos deux styles totalement différents sur la même thèmatique: le personnage.<br />
Je travaille également sur plusieurs illustrations personnelles en mélangeant les techniques.<br />
Et toujours différents projets/clients en cours.</p>
<p><a href="http://www.veuch.be/">www.veuch.be</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/chatpercher">www.myspace.com/chatpercher</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
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		<item>
		<title>Vernissage de David Bouchacourt</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/06/06/vernissage-de-david-bouchacourt-%e2%80%93-givrage/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/06/06/vernissage-de-david-bouchacourt-%e2%80%93-givrage/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2009 16:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/05david/expo.jpg" alt="Web-Culture David Boucharcourt Exposition" />

Givrage

Galerie <strong>Véra Amsellem</strong>

Vernissage en présence de l’artiste
le samedi 6 juin 2009
de 15h à 21h

du mardi au dimanche, de 14h30 à 19h30
Ouverture exceptionnelle les dimanches 7 et 14 juin à 14h30

<strong>GALERIE VÉRA AMSELLEM</strong>
48, RUE DU ROI DE SICILE – 75004 PARIS
TÉL : + 33 1 40 29 47 34
M° HÔTEL DE VILLE / SAINT PAUL
PARKING HÔTEL DE VILLE / PARKING BAUDOYER

Pour lire l’interview de David Bouchacourt <a href="http://www.webculte.fr/?p=11">c’est ici !</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/expo.jpg" alt="Web-Culture David Boucharcourt Exposition" /></p>
<p>Givrage</p>
<p>Galerie <strong>Véra Amsellem</strong></p>
<p>Vernissage en présence de l’artiste<br />
le samedi 6 juin 2009<br />
de 15h à 21h</p>
<p>du mardi au dimanche, de 14h30 à 19h30<br />
Ouverture exceptionnelle les dimanches 7 et 14 juin à 14h30</p>
<p><strong>GALERIE VÉRA AMSELLEM</strong><br />
48, RUE DU ROI DE SICILE – 75004 PARIS<br />
TÉL : + 33 1 40 29 47 34<br />
M° HÔTEL DE VILLE / SAINT PAUL<br />
PARKING HÔTEL DE VILLE / PARKING BAUDOYER</p>
<p>Pour lire l’interview de David Bouchacourt <a href="http://www.webculte.fr/?p=11">c’est ici !</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Chloé Poizat</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/04/19/chloe-poizat/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/04/19/chloe-poizat/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 16:27:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juliette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[Récemment, dans les couloirs du métro parisien, on pouvait tomber nez à nez sur une superbe affiche pour le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers. Une affiche signée Chloé Poizat. Son travail est reconnaissable entre tous : peintures, gravures curieuses, couleurs surprenantes, personnages extravagants, animaux fantastiques…
Le tout nous plonge directement dans un monde étrange et fascinant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Récemment, dans les couloirs du métro parisien, on pouvait tomber nez à nez sur une superbe affiche pour le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers. Une affiche signée Chloé Poizat. Son travail est reconnaissable entre tous : peintures, gravures curieuses, couleurs surprenantes, personnages extravagants, animaux fantastiques…<br />
Le tout nous plonge directement dans un monde étrange et fascinant, tant par sa représentation complexe que par la singularité du propos. Chloé n’est pas une novice en matière d’illustrations ; elle a réalisé de multiples commandes pour la presse et l’édition. (cf : <a href="http://www.chloepoizat.com/">www.chloepoizat.com</a>). Mais hormis quelques informations succinctes, on en savait malheureusement assez peu sur cette artiste dont l’œuvre est considérable. Nos questions sauront-elles réparer ce tort ?<br />
<span id="more-31"></span></p>
<p><strong>Tu as étudié la gravure aux Beaux-Arts d’Orléans et cela se ressent. Les collages, les aplats de couleurs… On sent ton attirance pour la géométrie ! Parle-nous de l’évolution de ton style… Tu dessines depuis longtemps ?</strong></p>
<p>J’ai fait beaucoup de gravure et je continue d’en faire, malgré la pesanteur de mise en œuvre de cette technique. Par ailleurs et bien avant ça, j’ai eu une formation de dessin classique, très rigide, qui se retrouve sûrement dans la construction de mes images et une certaine obsession du détail.<br />
J’essaie de faire en sorte que mon travail ne stagne pas, ne se fige pas, et mon travail personnel est essentiel pour y parvenir.</p>
<p><strong>Il y a quelque chose de surréaliste et d’ironique dans ton travail, en plus d’une grande part de rêve.. Qu’est-ce qui t’inspire ? A qui te réfères-tu ?</strong></p>
<p>Évidemment on me parle souvent de surréalisme à propos de mon travail, mais l’anthropomorphisme, par exemple, n’est pas né avec le surréalisme…<br />
Ce qui m’intéresse dans l’ironie et l’humour en général, c’est cette capacité de ce ressort à déplacer le regard, à créer une double lecture dans l’image.<br />
Je ne suis pas sûre qu’il faille savoir d’où vient l’inspiration ; c’est une vision, un grand magma.<br />
Mes références sont très souvent littéraires ou cinématographiques, même indirectement, et d’un point de vue plastique les primitifs italiens sont « mon dada ».</p>
<p><strong>Tête d’oiseau, chevelure plante, tes personnages ont souvent une identité altérée. Qui sont-ils ? Les éléments naturels, végétaux, animaux, sont très présent au fil des planches.. d’où viennent-ils ?</strong></p>
<p>De l’histoire de l’humanité, de l’Antiquité et du lien évident que nous avons avec le Tout.</p>
<p><strong>Peux-tu nous dire de quelle façon tu travailles… Au quotidien, ou as-tu des phases de production ?</strong></p>
<p>Je ne suis pas une grande productrice, j’ai besoin d’idées pour faire. Faire sans idée me paraît vain. C’est un processus de maturation, d’infusion, je suis donc assez lente au travail.</p>
<p><strong>La première fois que j’ai vu tes illustrations, c’était dans Le Monde. Quelles sont les enjeux entre travailler pour un quotidien national et une maison comme les Éditions du Rouergue ?</strong></p>
<p>Pour la presse, et en particulier pour un quotidien, le temps de création est très court. Il faut donc réagir vite, trouver la meilleure idée possible et qu’elle soit réalisable « rapidement ».<br />
Pour l’édition, le temps est plus distendu mais souvent trop court car l’exigence d’un livre n’est pas celle d’une image furtive créée pour la presse.</p>
<p><strong>Quelle l’importance donnes-tu à l’évolution des technologies, à internet (à ton site par exemple), mais aussi aux logiciels d’animations… As-tu déjà pensé à développer ton travail dans cette voie ?</strong></p>
<p>Je viens de faire la refonte totale de mon site. C’est un très bon outil de communication à condition qu’il soit facile à mettre à jour et qu’il soit bien pensé…<br />
Je fais un peu d‘animation ; c’est un aspect que je veux approfondir.</p>
<p><strong>Ton travail a une dimension onirique. As-tu déjà travaillé pour la mode ou le textile ? Si non, est ce que cela t’intéresserait ?</strong></p>
<p>Pourquoi pas, tout dépend du projet et surtout du degré de liberté qui me serait accordé.</p>
<p><strong>En regardant ton travail, je fais un parallèle avec celui d’Olaf Hajek, un autre illustrateur que j’aime beaucoup. Qu’en penses-tu ? Es-tu sensible à ce qui se fait actuellement en illustration ?</strong></p>
<p>Je ne connaissais pas le travail de Olaf Hajek, mis à part une ou deux images.<br />
On peut y voir un lien, comme on peut voir un lien avec Max Ernst, Jacques Prévert et bien d’autres.<br />
Je ne me suis jamais attardée sur l’illustration, mon regard se tourne toujours du côté des artistes contemporains ou non qui « m’enseignent » quelque chose.<br />
L’illustration est la plupart du temps un travail très contraint, et il est rare qu’une commande coïncide avec le temps et l’envie de l’auteur. C’est un arrangement avec le temps, l’image, et soi.</p>
<p><strong>En ce moment le Musée d’Art Moderne expose De Chirico. Quel regard portes-tu sur son œuvre ?</strong></p>
<p>C’est un peintre que j’aime. Lorsque je regarde son œuvre entière, je me dis qu’il a fait preuve d’ironie, à répéter, à refaire son succès pictural de la période dite «métaphysique». Et de courage aussi, lorsque dans les années 60 il prend le risque du peintre décalé d’avec son temps, peignant comme on ne peint plus à cette époque sinon dans les ateliers du dimanche ! Ça me plaît.</p>
<p><strong>Enfin, quels sont tes futurs projets ?</strong></p>
<p>Mourir, très probablement !</p>
<p><a href="http://www.chloepoizat.com/">www.chloepoizat.com</a><br />
<a href="http://www.galerie-martine-gossieaux.com/">www.galerie-martine-gossieaux.com</a></p>
<p>Interview par Juliette Teste et André Sanchez</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Julien Langendorff</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/04/17/julien-langendorff/</link>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 16:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le 7 avril prochain, aura lieu à la galerie du Jour Agnès B, une exposition de Julien Langendorff. On commence à bien connaître ses œuvres, ses multiples collaborations et les éloges sur son travail généreux ne manquent pas. Généreux, sans aucun doute, mais ce trait de caractère suffit-il à le définir ? Il est incontestable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/00.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p>Le 7 avril prochain, aura lieu à la galerie du Jour Agnès B, une exposition de Julien Langendorff. On commence à bien connaître ses œuvres, ses multiples collaborations et les éloges sur son travail généreux ne manquent pas. Généreux, sans aucun doute, mais ce trait de caractère suffit-il à le définir ? Il est incontestable que ce jeune artiste nous pousse à diverses interrogations…<br />
Accrochez vous !<br />
<span id="more-29"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/01.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Des trottoirs de Brooklyn au Palais de Tokyo… peux tu nous parler de cette fulgurante ascension ?</strong></p>
<p>Tout s’est fait un peu par hasard… Le jour où Jacques Noël du Regard Moderne (<a href="http://www.unregardmoderne.com/">www.unregardmoderne.com</a>) m’a proposé d’exposer des gravures, je n’arrivais pas à y croire, c’était un sentiment vraiment fort. Je ne pensais pas que quelqu’un pouvait s’intéresser à ces dessins que je faisais chez moi, le soir en écoutant des disques… J’adore Jacques, il est un peu comme un mentor, et lorsqu’il m’arrive de ne pas être au top de ma forme je vais lui rendre visite. Sa librairie est un sanctuaire, il connaissait William Burroughs et beaucoup de gens l’admirent… Un après-midi Sonic Youth ont amené Beck là-bas et ont enregistré des chansons. C’est grâce à lui que j’ai auto-édité mon premier livre « The Random Rites Of Loneliness », il me harcelait pour que je le fasse, et j’ai vite compris par la suite que c’était une excellente manière de diffuser mon art&#8230; Des gens l’ont remarqué et m’ont proposé de faire des choses. Après cela j’ai fait un autre livre intitulé « Goodbye Horses » à Berlin. J’ai passé pas mal de temps à Brooklyn, où j’ai rencontré les gens de la galerie Cinders lors d’un concert de mon ami Jeffrey Lewis. Je leur ai envoyé des dessins plus tard et depuis j’ai fait pas mal de shows là-bas. Après c’est une succession d’expositions qui ont amené d’autres expositions, des rencontres, etc.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/02.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Quels furent tes premiers supports d’expression ? Musique, écriture, peinture, dessin… ?</strong></p>
<p>Je dessine depuis toujours, mais la musique est vraiment ce qui m’a accroché le plus, et c’est encore le cas maintenant.. J’ai appris à jouer de la guitare et de la batterie dès l’âge de 8 ans, je me souviens que j’essayais d’écrire des chansons avec un ami, on parlait de trucs satanistes, en fait maintenant que j’y pense on était exactement comme dans la chanson des Mountain Goats « The Best Ever Death Metal Band In Denton » ! Mon père était batteur dans un groupe psychédélique, il jouait dans les musées d’art moderne et ce genre de trucs. J’étais un peu décalé par rapport au gens à l’école, car j’adorais le classic-rock, j’écoutais Led Zeppelin, Creedence…<br />
J’étais obsédé par les Rolling Stones, je collectionnais tous les bootlegs de la période Mick Taylor. En fait la peinture m’a intéressé un peu plus tard, j’ai découvert David Hockney, Basquiat… J’ai toujours aimé l’art mais à partir du moment où j’ai réalisé qu’on pouvait y trouver la même énergie que dans le rock, ça m’a vraiment donné envie de m’y intéresser davantage.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/03.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>On te qualifie d’artiste multidisciplinaire. Comment en es-tu arrivé à ce statut ? Peux-tu nous parler des tes diverses collaborations… Andrea Crew, Herman Dune…</strong></p>
<p>Je me suis toujours exprimé selon différentes manières et c’est quelque chose de naturel pour moi. La plupart de mes amis et de mes artistes préférés sont à la fois peintres, musiciens, écrivains… Exprimer un univers dans lequel tout s’assemble, un dessin, une chanson, un beau poème est quelque chose de complètement fascinant, je trouve, que l’on soit spectateur ou créateur c’est une expérience puissante. C’est vrai, j’aime bien collaborer avec d’autres personnes et j’ai la chance de souvent faire des rencontres propices à cela. David-Ivar Herman Dune est l’un de mes meilleurs amis et ensemble on a fait trois expositions de dessins réalisés à deux, ainsi que publié un livre intitulé « Barefoot/Bad Omen ». Nous avons fait beaucoup d’œuvres à quatre mains, et construit des narrations selon un procédé qui ressemble à l’écriture de chansons. Il a enregistré des disques merveilleux avec son groupe, il écrit de beaux poèmes simples et sincères et travailler avec lui a été quelque chose de très inspirant.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/04.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p>J’ai récemment réalisé un film avec Jason Glasser intitulé « Pillars Of Fire », dont l’idée a germé suite à une installation que j’ai exposée dans une galerie rue Louise Weiss, j’avais fait cette grande sculpture en cheveux très étrange je crois&#8230; Nous avons écris toute la bande-son et des chansons, que nous jouons live pour accompagner les projections du film ; et aujourd’hui nous ne savons plus nous-mêmes si ce projet est un film ou un groupe. Pillars Of Fire est une formation très libre, à laquelle se joignent souvent d’autres musiciens, la songwriter Sol, Lori Sean Berg du groupe Berg Sans Nipple, Matteah Baim…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/05.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p>Nous allons bientôt jouer avec Psychic TV, c’est très excitant car j’aime beaucoup Genesis P-Orridge. Jason est un de mes peintres préférés, je ne le connaissais pas encore personnellement quand j’ai vu une des ses expositions il y a quelques années, et j’avais immédiatement adoré son travail. Je lui donne de temps en temps un coup de main avec son groupe Fruitkey, et c’est une personne avec qui j’aime beaucoup traîner et discuter. Andrea Crews m’ont proposé de faire des t-shirts, je ne suis pas exactement dans l’esthétique qu’elles véhiculent mais ça m’a amusé de faire ça, le côté hand-made de leur production est quelque chose dont je me sens proche, et j’aime bien Maroussia Rebecq qui a créé cette marque. Je vais bientôt collaborer avec Sol Sanchez qui est une songwriter magnifique et une photographe très douée, nous allons faire des collages à deux pour une exposition dans une galerie à Paris, son univers me touche vraiment, quelque part entre une sensibilité à la Cassavettes, les films noirs et le porno 70’s…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/06.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>On cite ton travail comme étant influencé par la contre-culture des années 60, le psychédélisme… Penses-tu appartenir à cette tradition historique ? Quel regard portes-tu sur ces références ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas. C’est vrai que je suis très inspiré par cette période… Très jeune j’ai découvert que tout ce truc, c’était pour moi, ça m’a tout de suite attiré. Autant l’imagerie hippie que son versant sombre, the Church Of Satan, la Manson Family, le concert d’Altamont..Tout se rejoignait pour m’offrir un univers tellement magnifique, autant en musique, en cinéma, qu’en littérature et mode de vie.. Les films de Kenneth Anger, les films de Garrel comme « Le lit de la Vierge », « La Cicatrice Intérieure », « Athanor »… Je suis fasciné par les films de Philippe Garrel, j’ai récemment vu Le Berceau De Cristal à la Cinémathèque de Paris, c’était hallucinant ! Certains de ses films sont très difficiles à visionner, il n’existe pas beaucoup de copies… Quand j’ai découvert son œuvre, en particulier du « Révélateur » jusqu’à la fin des années 70, ça m’a bouleversé car l’attitude et les images m’ont immédiatement passionné.. Cette sensation étrange, d’avoir quelque chose en tête sans réussir à le définir et de découvrir le travail de quelqu’un qui le matérialise. C’est à la fois romantique, mystique, très stylisé, une atmosphère en même temps gothique et psychédélique, austère et expressionniste.. Je ne me pose aucune question relative à une quelconque appartenance historique, je fais des choses, je crois, guidées par une sensibilité qui vient de là car ça fait partie de ma vision du Beau…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/07.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/08.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Tu as l’air de bien t’amuser avec un stylo BIC… Pas mal d’artistes l’utilisent, je pense à Jan Fabre notamment. Quelle est la particularité de ce médium ?</strong></p>
<p>J’aime bien Jan Fabre… En fait j’ai commencé à beaucoup l’utiliser car c’est tout simplement l’un des objets les plus accessibles pour créer, et j’aime les nuances et l’aspect que celui-ci procure. C’est étrange que les gens aient focalisé mon travail là-dessus à un moment ; je veux dire que je ne me considère même pas spécialement comme un dessinateur ; alors ce truc de l’artiste du stylo bic c’est vraiment quelque chose de bizarre. Je crois que ça véhicule une sorte d’imagerie cool, lié à un aspect lo-fi car c’est un objet du quotidien ou quelque chose comme ça… Pour moi c’est un genre de stylo comme un autre, c’est tout.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/09.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/10.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Comment se passe la réflexion et l’écriture d’un projet pour une galerie ? Quel rapport entretiens tu avec le galeriste, justement ?</strong></p>
<p>D’ une manière très instinctive. Les galeristes ont souvent besoin de quelque chose de très précis afin d’écrire leur communiqués de presse etc. Moi j’ai une idée en tête mais qui est toujours difficile à exprimer, j’ai rarement fait des projets avec un concept définitif. Les idées viennent comme ça, c’est très mystérieux. Parfois, je décide d’une certaine technique ou esthétique qui va définir la production, parfois je vois une image quelque part qui me touche et me donne envie de travailler sur une nouvelle série d’œuvres. Il n’y a pas de règles en fait. Mes galeries sont super et me font totalement confiance, j’aime bien les gens de Cinders à NY, qui ne sont pas beaucoup plus vieux que moi et qui partagent la même culture que moi je crois.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/11.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Peux-tu nous parler de « The Ritual Key », que tu vas présenter à la galerie du Jour Agnès B ?</strong></p>
<p>J’ai été invité par Agnès à exposer aux côtés d’Antony, du groupe Antony and the Johnsons… Je ne connais pas très bien son travail, mais nous avons quelques amis en commun, et je suis impatient de voir cette exposition. Je prépare une nouvelle série de papiers découpés, une technique que j’ai découvert récemment et que j’aime beaucoup. Le principe est le même que celui qu’utilisait Matisse à la fin de sa vie, découper des formes à-même la couleur et les assembler sur le papier. J’aime l’aspect un peu primitif et étrange de cette technique, c’est bizarre car mon intérêt pour celle-ci est arrivée à un moment où je disais beaucoup de choses dans mes dessins, il y avait beaucoup de détails, du texte, et à un moment j’ai eu envie d’un peu plus de retenue. Aussi ça m’a permis de travailler sur quelque chose de plus abstrait, parfois des formes pures, et découvrir un nouveau vocabulaire visuel…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/12.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Marcel Duchamp a dit : « Le grand ennemi de l’art, c’est le bon goût ! ». L’art contemporain devient un terme galvaudé et sert de plus en plus à désigner n’importe quoi… Qu’en penses tu ? Est-ce que tu suis ce qu’il se passe dans les galeries ?</strong></p>
<p>Oui je crois… Je me tiens au courant, mais je vis vraiment dans une bulle, la plupart des choses que j’aime dans l’art, la musique, le cinéma ne sont pas vraiment de maintenant. Il est rare de me voir aux vernissages et ce genre de manifestations. La plupart des expositions que je vois dans les galeries à Paris ne m’intéressent pas beaucoup. Je suis représenté par une galerie à New York qui s’appelle Cinders, quand je me rends dans cette ville c’est beaucoup plus excitant. Les grosses galeries là-bas n’hésitent pas à exposer de jeunes artistes, des gens avec des visions uniques ; sans forcément un rapport avec ce qui marche en ce moment. Les derniers artistes récents que j’ai vraiment aimés sont Kyle Field et Chris Johansen, mais je crois que je me tiens plus au courant des nouveaux groupes que des nouveaux artistes.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/13.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Quels sont tes objectifs pour 2009 ?</strong></p>
<p>J’ai des projets de films que j’aimerais réussir à concrétiser, c’est à peu près tout ce qui m’intéresse en ce moment.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/14.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Parle-nous de ce que tu aimes…</strong></p>
<p>Je viens de finir l’autobiographie de Ronnie Wood, les Stones sont une des choses que j’aime le plus au monde. Récemment j’ai revu The Holy Mountain de Jodorowsky, et je ne me souvenais pas que les décors étaient si spectaculaires.. Mon ami Robert Lowe m’a appris que John Lennon et Yoko Ono avaient en partie financé le film.. Robert est un musicien insensé, son projet s’appelle The Lichens et j’aimerais qu’il joue dans des stades ou alors pendant l’entracte du Superbowl, ça permettrait aux gens de se rapprocher un peu plus de la nature… J’aime les disques de songwriting avec des paroles incroyables, comme par exemple « Blood On The Tracks » de Bob Dylan et « All Hail West Texas » des Mountain Goats. J’ai récemment vu un magnifique livre sur l’art des Shakers, une secte protestante déviante liée aux Quackers à la fin du 18e siècle. Leur sens de la composition, des couleurs et leur agencement de formes magiques sont éblouissants. Augustin Lesage, un artiste qui communiquait avec les esprits qui lui dictaient la peinture de tableaux obsessionnels censés représenter l’architecture de l’univers. Ma fiancée m’a fait découvrir John Jacob Niles, un chanteur américain folk traditionnel dont la voix et l’interprétation sont parmi les plus intenses que j’ai écoutées. Un des groupes de ces dix dernières années qui m’a le plus impressionné est Wooden Wand And The Vanishing Voice. J’ai eu la chance de les voir à NY peu de temps avant qu’ils se séparent, et leurs disques sont d’une étrangeté vraiment attirante, un peu comme visiter une maison hantée sous mescaline !</p>
<p><a href="http://www.fatgalerie.com/">www.fatgalerie.com</a><br />
<a href="http://www.galeriedujour.com/">www.galeriedujour.com</a><br />
<a href="http://www.cindersgallery.com/">www.cindersgallery.com</a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>Christophe Blanc</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/02/26/christophe-blanc/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 16:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[Christophe Blanc (rien à voir avec Michel et Laurent) est un illustrateur / réalisateur indépendant. Après des études aux beaux-arts de Toulouse, il fonde en 1998 D-tracks, un collectif de vidéo et d’art contemporain. En 2003, il s’installe à Paris, il est représenté par l’agence Creative Syndicate et réalise des films d’animations pour FIAT et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Christophe Blanc (rien à voir avec Michel et Laurent) est un illustrateur / réalisateur indépendant. Après des études aux beaux-arts de Toulouse, il fonde en 1998 D-tracks, un collectif de vidéo et d’art contemporain. En 2003, il s’installe à Paris, il est représenté par l’agence Creative Syndicate et réalise des films d’animations pour FIAT et COCA COLA. Parallèlement sous le nom de VALPARESS il développe un travail graphique trash et sombre à la fois, sur support papier (dessin, livre…) et dans des films d’animations. Il se fait alors remarqué par des groupes de rock comme LCD Soundsystem pour qui il réalisera plusieurs vidéos clip. Depuis 2004, on peut voir régulièrement ses films dans l’émission « Les films faits à la maison » sur Canal +.Aujourd’hui il vit et travail à Nîmes.<br />
Sous cette présentation conventionnelle, se cache un véritable trublion de l’illustration et de l’animation. Christophe a répondu à quelques questions et joué franc-jeu sans langue de bois, à l’image de son crayonné frénétique et des idées toutes aussi énergiques.<br />
<span id="more-23"></span></p>
<p><strong>Dis moi Christophe…<br />
Ne te prendrais tu pas un peu pour notre « omniprésident » ? :<br />
D-tracks, Valparess, Super, BD, clip, sketchbook, dessins, print, blog, communication, évènementiel, publicité… ? Comment fais-tu pour gérer toutes ces casquettes ?</strong></p>
<p>Comme notre « omniprésident », je m’appuie avant tout sur une hygiène de vie irréprochable, un long jogging le matin une alimentation seine et équilibrée, jamais d’alcool et beaucoup de drogue, ou l’inverse. Sinon c’est surtout une façon de varier les plaisirs tout en faisant finalement toujours la même chose. Je n’aime pas l’idée de m’enfermer dans une pratique ou dans une catégorie (artiste, illustrateur, graphiste…) et je trouve très intéressant de pouvoir travailler (parfois en même temps) sur une publicité avec plein de contraintes, de réunions, de préparations, un gros budget et sur un fanzine obscur qui sera tiré à 100 exemplaires.<br />
Souvent les projets se nourrissent les uns les autres, par exemple le premier dessin animé que j’ai fait c’était un film pour Coca Cola, le projet n’a pas était retenu mais ça m’a permis de tester l’animation et le dessin et juste après j’ai fait trois clips pour Gilles De la Tourette (un groupe de rock qui n’existe malheureusement plus) en dessin animé. Par ailleurs internet favorise cette impression de multiplicité et de schizophrénie.</p>
<p><strong>C’est plus ou moins à cause d’une jeunesse « Marvel » que tu as choisi le dessin ?<br />
D’ailleurs est-ce que Super n’est pas une forme de revanche ? (Voir le dessin de Super traînant Spidey et Batman : <a href="http://www.jesuissuper.fr/">www.jesuissuper.fr</a>)</strong></p>
<p>Oui, j’ai toujours été un fan de comics et j’ai dessiné un gros paquet de types musclés avant de faire Super.<br />
Plutôt qu’une revanche, Super est un hommage aux super-héros, pour moi c’est une sorte de synthèse ou de jus, si on prend à peu prés tous les super-héros et qu’on les presse très forts entre eux on devrait obtenir quelque chose comme Super… en tout cas se sera rouge…<br />
A côté des super-héros, il y avait aussi les Cow-Boys. C’est bien aussi les Cow-Boys c’est un peu la même chose que les super-héros mais sur un cheval. En dessin, j’ai aussi été très marqué par Blutch, Pierre La police, par les travaux des éditions du Dernier Cri et bien d’autres encore. Je m’inspire énormément de beaucoup de dessinateurs et j’aime beaucoup changer de style. Ce qui est intéressant en illustration ou en publicité, c’est quand on peut essayer des choses vers lesquelles on irait pas tout seul.</p>
<p><strong>Tu sembles attacher beaucoup d’importance au dessin abstrait, est-ce un défouloir ou une source d’inspiration ?</strong></p>
<p>C’est un défouloir, mais c’est surtout une mise au point par rapport au dessin, une réflexion sur le geste et l’acte du dessin. Le principe c’est d’enlever le sujet pour ne plus avoir que le trait et n’obtenir que la matière. C’est à la fois très libre parce que sans contrainte, sans schéma, sans intention, sans narration et à la fois très tendu parce qu’il faut arriver à ce que le dessin soit équilibré sur la feuille et dans son format. Parfois c’est aussi simplement une gymnastique de la main, on en revient toujours au jogging…</p>
<p><strong>D’après toi, qu’est-ce qui attire tes clients dans ton travail ? Comment le perçois-tu et quel est son utilisation idéale ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas eu une multitude de clients pour en tirer vraiment un schémas, mais dans les mots qui sortent régulièrement il y a : fraîcheur, trash, contre-pied… Je pense que ça répond à peu près à ta question. Lorsque l’on m’appelle sur un projet c’est pour amener quelque chose d’un peu décalé, d’un peu rock’n&#8217;roll (vu les travaux que je fais je trouve ça normal) par contre cela limite sûrement mon champ d’action dans la publicité car ce serait très étonnant – bien que très décalé – que l’on me contacte pour vendre de la lessive ou du parfum, quoi que j’ai bien fait une campagne pour des voitures… Ce qui attire aussi c’est le côté « fait main » et stylo bic qui tranche avec des images plus lisses auxquelles on n’est plus habitué.</p>
<p><strong>Pour l’animation, le logiciel Flash a dû changer beaucoup de choses pour toi… est-ce que cela a également développé ta créativité ?</strong></p>
<p>« Flash », kezako ? Je ne travaille pas du tout sur Flash. Pour exemple, le site « www.jesuissuper.fr » est fait sur Flash (par Loïc Godin : <a href="http://www.tryon-design.com/">www.tryon-design.com</a>, merci encore !) mais pas les films. Pour les films je travaille sur Aura, l’ancêtre de TV Paint, c’est un logiciel d’animation 2D. En gros sur TV paint, on travaille en approche bitmap alors que sur Flash on travaille en vecteurs. Disons que sur Aura on travaille beaucoup à la main (tablette graphique) et ça se voit. En tout cas ce logiciel m’a énormément apporté, il détermine carrément le style d’animation et de dessin que l’on trouve dans mes films.</p>
<p><strong>« Artistes, créateurs, je vous aime » Dixit Nicolas Sarkozy. C’est une phrase qui en dit long… Je sais que tu es très attaché à l’image du Président (voir blog). Que penses-tu de sa position par rapport à l’art et quel bilan pourrais-tu tirer de l’art actuel dans notre pays ?</strong></p>
<p>La position de Nicolas Sarkosy est toujours la même sur tous les sujets « lui derrière et nous devant »… (Merci pour la perche!)<br />
En fait je ne m’intéresse que de loin aux déclarations présidentielles. Le blog Sarkozyzy c’est un peu un hommage rendu, « rendons à César… », une façon de dire « chapeau bas » monsieur le Président…mon engagement ne va pas beaucoup plus loin que le bout de sa bite (cf. blog vite : <a href="http://valparess.over-blog.com/">valparess.over-blog.com</a>).<br />
Sur l’art et la culture je n’ai pas trop écouté ce qu’il disait, mais je dirais que l’art actuel dans notre pays : çà va mieux, il y’a eu des périodes où c’était pire mais là c’est bien, l’art contemporain est stable, la sculpture est montée de 0,2%, la peinture a atteint sa vitesse de croisière de 130 km/h et le spectacle vivant rafle toutes les subventions, salauds ! (ndlr : Humour !!!)</p>
<p><strong>Parles-nous de tes projets à long et moyen termes… Quel est ton rêve le plus fou ?</strong></p>
<p>Les projets actuellement, c’est une exposition à Nîmes en mars à la galerie « Bienvenue à bord ». C’est aussi une installation multimédia « samp(l)ing/samp(l)ong » que nous venons juste de terminer avec Jean François Oliver et que nous espérons pouvoir faire tourner all over the world. C’est aussi développer la série « je suis super » et notamment trouver des partenaires prêts à mettre des fonds dedans sans trop poser de questions ! C’est aussi faire des figurines articulées de Super et des slips avec imprimés dessus « j’aime mon bras vengeur »… Et beaucoup d’autre chose encore…<br />
Mon rêve le plus fou ? … ce serait d’avoir 16 ans et d’être un fille, çà doit être super extrême…</p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>Janis Heezen</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 16:23:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Il est souvent complexe de parler du monde de l’enfance, tellement il y a de choses à dire et à explorer. Quand j’ai vu pour la première fois les travaux de Janis Heezen, j’ai ressenti que cette artiste explorait les facettes du monde de l’enfance de manière très personnelle, d’une façon qui nous interpelle spontanément [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/00.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p>Il est souvent complexe de parler du monde de l’enfance, tellement il y a de choses à dire et à explorer. Quand j’ai vu pour la première fois les travaux de Janis Heezen, j’ai ressenti que cette artiste explorait les facettes du monde de l’enfance de manière très personnelle, d’une façon qui nous interpelle spontanément : dessin « naïfs », petites « marionnettes », jouets, monstres, histoire pour enfants…<br />
<span id="more-21"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/01.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p>Il est souvent complexe de parler du monde de l&#8217;enfance, tellement il y a de choses à dire et à explorer. Quand j&#8217;ai vu pour la première fois les travaux de Janis Heezen, j&#8217;ai ressenti que cette artiste explorait les facettes du monde de l&#8217;enfance de manière très personnelle, d&#8217;une façon qui nous interpelle spontanément : dessin « naïfs », petites « marionnettes », jouets, monstres, histoire pour enfants&#8230;<br />
Bref, j&#8217;ai tout de suite voulu en savoir plus sur qui se cachait derrière ces oeuvres singulières qui mélangent dessins et broderies, angoisses et originalité… et où se dévoile tout un monde d&#8217;enfance.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/02.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Peux tu te présenter ?</strong></p>
<p>J&#8217;aurai bientôt 35 ans, je suis née à St.Gallen en Suisse. J&#8217;ai suivi une formation de designer textile et j&#8217;ai exercé ce métier pendant plusieurs années. Plus tard l&#8217;envie est venue de faire une 2ème formation pour devenir illustratrice. J&#8217;ai étudié à la Hochschule für Kunst und Design à Lucerne en Suisse, où j&#8217;habite et travaille depuis.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/03.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Qu&#8217;est ce qui t&#8217;a amené à cette forme d&#8217;expression artistique plutôt qu&#8217;une autre ?</strong></p>
<p>C&#8217;est une recherche continuelle je dirais. L&#8217;univers de l&#8217;artiste Brésilien Arthur Bispo Do Rosario, connu pour son travail d&#8217;art brut, m&#8217;a beaucoup impressionnée et presque capturée, intriguée. Et puis il y a l&#8217;artiste française Nathalie Lété. Sa diversité et sa polyvalence dans ses projets m&#8217;épatent. Ces deux références m&#8217;ont particulièrement marquées et m&#8217;ont aidées à trouver ma propre forme d&#8217;expression artistique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/04.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Peux tu nous décrire la façon dont tu travailles, comment tu choisis ton sujet et ton support ?</strong></p>
<p>Pour faire une belle œuvre, une image forte et expressive, j&#8217;établis une relation presque amoureuse avec l&#8217;image que je veux créer. J&#8217;ai besoin de calme pour travailler, je dois pouvoir me concentrer, presque tout oublier pour rentrer dans mon monde. Je travaille souvent en écoutant de la musique, qui peut me mettre dans cette ambiance souhaitée et qui la renforce en même temps. Je choisis mon support selon mon envie et mon intuition.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/05.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Qui sont tes clients ?</strong></p>
<p>Je travaille avec des galeries ou des éditions.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/06.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Le monde de l&#8217;enfance est plus que présent dans ton travail. Est ce pour ne pas en sortir ou pour l&#8217;exorciser ?</strong></p>
<p>Surtout pas pour l&#8217;exorciser ! La spontanéité des enfants est très précieuse dans le monde des adultes. En tant qu&#8217;illustratrice et artiste j&#8217;ai le pouvoir de l&#8217;exprimer sans l&#8217;exorciser et garder ainsi mon côté enfant. C&#8217;est une grande chance.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/07.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Peux-tu nous parler des objets ( personnages et jouets) que tu as créés&#8230; Sont ils une extension à ton travail d&#8217;illustration ?</strong></p>
<p>Ces objets sont une partie de mon travail d&#8217;artiste et d&#8217;illustratrice. Mais mon travail ne se limite pas qu&#8217;a ça. Je ne veux pas être placée dans une case bien précise non plus. Je me vois en perpétuelle évolution, je veux rester ouverte à des nouvelles formes d&#8217;expression. Je suis loin de là où je voudrais être, sinon je pourrais m&#8217;arrêter dès maintenant. Il y a encore beaucoup à explorer.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/08.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Ils me font également penser à des ex-votos, des objets de fétichisme.</strong></p>
<p>Oui, peut-être. Je n&#8217;y ai jamais pensé.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/09.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Quelle expérience tires-tu du livre : « Le Masque géant » ? Va-t-il y avoir d&#8217;autres livres pour enfants ?</strong></p>
<p>C&#8217;était pour moi une opportunité exceptionnelle d&#8217;illustrer ce livre. Je l&#8217;ai fait avec beaucoup de joie. Mon style correspondait parfaitement à celui que l&#8217;édition Joie de Lire cherchait et aussi à mon univers personnel. L&#8217;histoire du livre « Le Masque Géant » se déroule en Suisse Romande, dans le Valais. Chaque année on chasse les mauvais esprits et l&#8217;hiver en se déguisant avec des maques, des peaux de bêtes, en portant des cloches, en faisant du bruit. Il fallait donc rentrer dans cet univers un peu effrayant et animal et l&#8217;illustrer avec une poésie qui touche le cœur des enfants …et des adultes.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas d&#8217;autre livre en préparation pour le moment. Mais bien sûr je suis tout à fait partante pour une nouvelle aventure d&#8217;illustration de livre d&#8217;enfants. </p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/10janis/10.jpg" alt="Web-Culture Janis Heezen" /></p>
<p><strong>Comment vois-tu l&#8217;évolution de ton travail ?</strong></p>
<p>Après une période où je me suis consacrée intensément à la broderie, je sens aujourd&#8217;hui l&#8217;envie de dessiner et de peindre plus, et de mélanger ces trois techniques.</p>
<p><strong>Quels sont tes nouveaux projets artistiques ?</strong></p>
<p>Aujourd&#8217;hui je travaille sur des commandes d&#8217;illustrations. Je suis aussi à la recherche d&#8217;un agent qui pourrait me représenter et ouvrir le champs pour des nouveaux projets. Je continue également à présenter mon travail dans des galeries.</p>
<p>Interview André Sanchez </p>
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