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	<title>web-culture &#187; Installation</title>
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	<description>Web-Culture, le magazine des cultures alternatives !</description>
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		<title>The Feebles</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 09:41:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Street-Art]]></category>

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		<description><![CDATA[
Collectif composé de deux graphistes/illustrateurs Nantais. Comment ces deux individus expriment-ils leurs univers dans un travail commun ? Qu&#8217;est-ce qui les poussent à expérimenter le collage dans la rue ? La complexité des supports tels que le mur ou la toile ne leur fait pas peur ! Mais bien sur, il n&#8217;est pas question ici [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/00.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p>Collectif composé de deux graphistes/illustrateurs Nantais. Comment ces deux individus expriment-ils leurs univers dans un travail commun ? Qu&#8217;est-ce qui les poussent à expérimenter le collage dans la rue ? La complexité des supports tels que le mur ou la toile ne leur fait pas peur ! Mais bien sur, il n&#8217;est pas question ici de différencier le travail de Gaëtan et Anaël, c&#8217;est d&#8217;ailleurs d&#8217;une même voix qu&#8217;il répondent à nos questions.<br />
<span id="more-747"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/01.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/02.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Quel est votre parcours à tous les deux ?</strong></p>
<p>Le même, tout simplement&#8230; Non mais plus sérieusement, par les bons conseils de nos professeurs d’arts plastiques respectifs, nous nous sommes retrouvés dès la seconde au lycée la Joliverie à Nantes pour commencer trois ans de « Brevet de technicien dessinateur maquettiste ». Cette école nous a apporté les bases et surtout la passion du graphisme et de l’image en général. Malheureusement, aujourd’hui, elle n’existe plus (tant pis pour vous, jeunes jedi !).<br />
Diplôme en poche, nous rentrons à l’école Sépia-Brassart, de nouveau pour trois ans à Nantes. Cette formation plus professionnelle nous a permis de perfectionner nos outils de tous les jours, l’informatique et les logiciels « Adobe » plus particulièrement. Nous avons également appris les différentes étapes de la chaine graphique ou encore les subtilités de la typographie, ce qui est essentiel dans notre métier. Ces six années d’études avaient aussi comme but de nous enseigner un aspect plus manuel dans la technique, finissant nos maquettes au rotring ou à la gouache à des heures pas possible… Cette absence de « pomme z » nous a appris la rigueur de l’exécution et le plaisir du travail bien fait.<br />
Aujourd’hui, on n’a pas vraiment envie de se lâcher la grappe et par un hasard plus ou moins maitrisé, nous nous retrouvons dans la même agence nantaise, Balthazar Communication, comme graphistes créatifs depuis déjà plus de deux ans.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/03.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Comment vous êtes-vous rencontrés ?</strong></p>
<p>Au lycée. Nous avons bien sur d’abord été amis, nous retrouvant dans nos délires, nos centres d’intérêts. Arrivés à Sepia, on s’est mis en collocation. Du coup le travail en binôme est venu spontanément. On s’est aussi fait embarquer dans divers projets d’expositions ou d’illustrations, chaque expérience nous motivant encore plus à continuer cette cool-aboration !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/04.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/05.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Pouvez-vous présenter &laquo;&nbsp;the Feebles&nbsp;&raquo; et quelle est la place de chacun de vous deux ?</strong></p>
<p>The Feebles c&#8217;est donc le fruit de cette amitié et du plaisir qu’on a à travailler ensemble. Notre binôme s’est créé le plus naturellement possible sans se forcer à quoi que se soit. Ensuite, dans le travail, on se complète assez facilement, même si notre œil est attiré par le même style graphique. On a quand même chacun une patte différente, l’un jouant sur la finesse du trait dans ses ornements, l’autre alliant typo et personnages. Notre but étant d’avoir une démarche cohérente.<br />
Souvent, quand on commence une toile par exemple, on voit d’abord ensemble l’idée principal ou le thème que l’on veut mettre en avant. Après c’est encore une fois un jeu d’échange, l’un commence et l’autre enchaine par dessus ou à côté. Ce que l’on recherche c’est vraiment ce mélange des « goûts et des couleurs » et au final, de nous surprendre l’un l’autre.<br />
C’est aussi une confiance que l’on met en place. Laisser l’autre reprendre ce que l’on vient de faire n’est pas toujours facile.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/06.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/07.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Travaillez-vous en freelance ou plutôt en agence ?</strong></p>
<p>Depuis plus de 2 ans, nous travaillons dans une agence nantaise, Balthazar Communication. Mais tout projet qu’on peut nous proposer en dehors de l’agence est bon à prendre : c’est toujours sympa de se tester sur d’autres terrains. La plupart du temps, ces projets restent plutôt artistiques contrairement au travail plus institutionnel en agence de communication.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/08.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Que vous apporte cette décision ?</strong></p>
<p>Le travail en agence nous enrichit énormément par la diversité des clients et leur exigence, la rigueur du milieu de la communication et surtout par le travail en équipe. Nous avons encore beaucoup à apprendre, c’est pour ça qu’on continue d’évoluer en agence.<br />
Mais rien ne nous empêche d’aller tripper ailleurs, sur des planches de skate, des magazines culturels, dans des expositions collectives, ou encore sur des bouteilles de Noix de coco ! C’est ce qui nous fait le plus vibrer et c’est de toutes façons vers ça qu’on espère évoluer un jour.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/09.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>De l&#8217;illustration au street-art il n&#8217;y a qu&#8217;un pas ?</strong></p>
<p>Nous avons gentiment commencé avec nos crayons et nos pinceaux, rien d’urbain là dedans. Mais on s’est essayé au jeu de l’art de rue, notamment par des grands collages de portraits de nos potes dans les rues de Nantes. Ça nous a d’ailleurs fait une bonne pub : le magazine Kostar nous a demandé de créer des portraits pour leurs pages et le festival Electroni[K] nous a laissé coller une quinzaine de portraits des figures de la musique électro sur les salles de concerts rennaises. C’est vrai que notre univers graphique est très inspiré du street-art.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/10.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>D&#8217;où puisez-vous votre univers ?</strong></p>
<p>Grain Edit, Naïve, les Pubs vintage, Alexöne, Chrisitian Guémy, Dan23, Cody Hudson, Jeff sôtô, Niark1, Amose &amp; Eroné, Hello monster, Tougui, Les jeanclode, ilk, les blogs, le skate, le(s) vélo(s), la musique, les bucherons, le bois, the Berg Sans Nipple, Peter Broderik, Bonobo (cho en live !!), Gui Boratto, Empire of the Sun, Moderat, une bonne Delirium, Neeko la mascotte, la librairie L’index, les tee-shirts et les chemises, un bon sofa, les festoches, ta maman et plein d’autres choses…<br />
En ce moment, on s’essaye plus dans un style « vintage », un esprit plus naïf et épuré des années 60. On fonctionne souvent comme ça, au coup de cœur du moment et c&#8217;est pour ça que dans nos créas on ne retrouve pas forcément un style bien précis.<br />
C’est en puisant un peu partout qu’on trouve notre inspiration, en particulier dans la musique qui est vraiment un moteur de recherche créative.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/11.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Vous avez collaboré avec Niark1 sur le design de bouteilles de Malibu, comment s&#8217;est passée cette rencontre créative ?</strong></p>
<p>On a d’abord été super content ! C’est surtout un grand honneur pour nous d’avoir collaboré avec Seb (Niark1) sur ce projet. Pour nous, il fait partie de ces artistes qu&#8217;on admire par leur style et surtout par leur production qui est dingue. Malheureusement, on n’a jamais pu se rencontrer : lui sur Paris et nous sur Nantes, c’était pas évident. Donc on a échangé par téléphone et par le net. Mais on aimerait bien faire une autre collab à 6 mains sur une toile par exemple ou un autre projet (Seb, on s’appelle !). A suivre…<br />
En tout cas, en ce qui concerne le résultat, on le trouve plutôt harmonieux : on a tous utilisé des pictogrammes mais dans un style qui nous est propre, ce qui permet une certaine cohérence quand on regarde les deux bouteilles. On a été au final agréablement surpris de voir que ses couleurs foncées tranchaient vraiment avec nos couleurs claires. Le jour et la nuit font un beau mix !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/12.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Quelle place prend Internet dans la diffusion de vos travaux ?</strong></p>
<p>On fait complètement partie de la génération « virtuelle ». Comme tout le monde le sait, internet est un média planétaire qui permet une diffusion presque instantanée de n’importe quel contenu. Tout le monde peut créer, diffuser, échanger, et ça dans une démarche d’autopromotion super simple. Sans cet outil primordial, un bon paquet de projets et de rencontres créatives nous serait passé sous le nez. Fotolog, Myspace, Behance, Flickr, Blogger, Facebook, nous pensons que tout outil est bon à prendre pour la diffusion de nos travaux et tout ce déballage virtuel ne fait qu’accentuer le plaisir d’être publié dans de vrais livres ou magazines… Le fait de diffuser par le web nous a aussi amené à beaucoup utiliser la photographie numérique pour la mise en valeur de toutes nos productions et de notre univers en général. Et c’est d’ailleurs devenu un réel plaisir de shooter !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/13.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Quels sont vos projets en cours ?</strong></p>
<p>Pour l’instant… des vacances !<br />
Non mais autrement on a créé un design de skateboard pour la marque nantaise « Playart » qui sort cet été avec tee-shirts et stickers. On a également en projet une expo qui aura un thème ou un code couleur bien précis et pourquoi pas avec d’autres personnes ?<br />
En ce moment, on échange pas mal d’idées qui nous chatouillent l’esprit comme une autre session collage dans les rues de Nantes mais en version XXL… à suivre donc. On a envie de passer également plus de temps sur nos toiles car l’ordi c’est bien… mais ça pique les yeux.<br />
Et puis continuer à bloguer des conneries, prendre des photos et rire !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/14.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p><strong>Comment verriez-vous évoluer vos créations dans l&#8217;avenir ?</strong></p>
<p>Alors là aucune idée… mais ensemble, c’est une certitude.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/53_TheFlebbes/15.jpg" alt="Web-Culture The Fleebles" /></p>
<p>BLOG<br />
<a href="http://thefeebles.blogspot.com/" target="_blank">http://thefeebles.blogspot.com</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
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		<title>Agathe de Bailliencourt</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 14:00:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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Depuis que Agathe de Bailliencourt voyage, de Paris à Kuala Lumpur ou de New York à Berlin, elle n’a cessé de laisser des traces. Et au diable le cadre, elle en est sortie comme le papillon de sa chrysalide. Pour suivre cette bouillonnante artiste, il ne faut pas avoir peur de prendre l’avion. Heureusement, elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/00.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p>Depuis que Agathe de Bailliencourt voyage, de Paris à Kuala Lumpur ou de New York à Berlin, elle n’a cessé de laisser des traces. Et au diable le cadre, elle en est sortie comme le papillon de sa chrysalide. Pour suivre cette bouillonnante artiste, il ne faut pas avoir peur de prendre l’avion. Heureusement, elle a récemment laissé son empreinte à la galerie Galerie Catherine &amp; Andre Hug à Paris et poursuit sont chemin à l’ambassade de France à… TOKYO !<br />
<span id="more-528"></span></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/01.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/02.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Peux-tu nous parler de tes premières expériences dans l’Art Contemporain ? Quel a été ton parcours, tes coups de cœurs artistiques, tes aventures…</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>J’ai été reçue aux Beaux-Arts de Cergy Pontoise en 1993, j’avais 19 ans. Ma première année à Cergy a été assez horrible, j’étais une des plus jeunes et l’école m’angoissait. Je n’étais pas du tout prête à affronter qui j’étais et le regard des autres, et je n’étais pas prête à développer un travail personnel. J’ai passé deux années très douloureuses aux Beaux-Arts et finalement je suis allée me réfugier à l’École Boulle dans le travail du bois. Avec le recul je vois bien que j’ai eu une réaction « épidermique » au système des Beaux arts (très violent pour moi à l’époque). J’avais besoin de me retrouver dans la matière, dans quelque chose de concret.<br />
Concernant les premiers coups de cœur, il y a eu plusieurs chocs en même temps. D’abord évidemment la découverte de la peinture américaine avec Franz Kline, Joan Mitchell, Jean-Michel Basquiat, Robert Motherwell, Christopher Wool etc. C’est leur liberté, leur radicalité et leur énergie qui m’ont le plus touché. Ensuite dans la peinture française je citerai surtout Georges Braque, Jean Dubuffet et Pierre Soulages, qui sont pour moi des peintres atypiques avec des parcours en marge.</p>
<p>Puis je me souviens d’un grand choc devant une installation de Chorey Feyzdjou dans une expo au Jeu de Paume en 94. Elle montrait sa boutique et ses produits, c’était très fort avec quelque chose de tellement morbide. Ensuite le travail de Sophie Calle et tout spécialement “Le régime chromatique” m’a beaucoup marqué. C’était la première fois que j’étais confrontée à une artiste qui utilise sa vie personnelle de façon aussi transparente. Puis aussi la performance de Marina Abramovic et Ulay « Rest Energy », et pour finir une des installations de Wolfgang Laib, avec du pollen, que j’ai vu au CAPC de Bordeaux au moment ou j’étais aux Beaux-Arts de Cergy. Un travail tellement simple et beau et que je le trouve toujours aussi magique.</p>
<p>Voilà quelques œuvres qui m’ont beaucoup marqué, au début de mes études.</p>
<p>Aujourd’hui les artistes qui m’inspirent sont par exemple (je les cite sans aucune tentative de classement) : Bas Jan Ader, Ryoji Ikeda, Carsten Nicolai, Daniel Richter, Aida Makoto, Felice Varini, Nan Goldin, Georges Rousse, Lisa Sigal, Sarah Sze, Yvette Mattern…</p>
<p>Ces artistes me touchent car ils travaillent soit sur l’espace, soit sur les problèmes d’identité et de société, ou sur le concept d’imperfection et l’idée de rater, ou alors ils parlent tout simplement de peinture.</p>
<p><a name="q3"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/03.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/04.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a name="q4"></a><br />
<strong>Beaucoup d’artistes choisissent de s’exiler à l’étranger afin de trouver une source d’inspiration. Quels furent tes motivations pour aller en Asie et maintenant à Berlin ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>J’avais envie de découvrir autre chose, la vie à Paris m’ennuyait… J’aime découvrir d’autres cultures, être dépaysée. Et puis apprendre une nouvelle langue est une chose passionnante.</p>
<p><a name="q5"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/05.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/06.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><a name="q6"></a><br />
<strong>On dit souvent que les voyages forment la jeunesse. Ont-ils été importants pour amener ton travail à maturation ?</strong></p>
<p>Je crois que ce qui m’a fait le plus mûrir, au-delà des voyages, c’est de m’installer à l’étranger. C’est très dur de s’installer quelque part, ailleurs, loin de sa famille et de ses amis. On est souvent très seul au départ et il faut faire son trou, rencontrer des gens nouveaux. Cela t’oblige à être sociable, flexible et ouvert d’esprit. Quand je suis arrivée à Berlin (de Singapour) avec mes deux sacs en mars 2007, je ne parlais plus l’allemand (j’avais appris à l’école mais tout oublié) et je ne connaissais qu’une personne… Cette expérience a été une des plus dures mais aussi sans doute, celle qui m’a le plus appris et changé.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/07.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Lorsque tu as dégagé ton art de toute contrainte de cadre, comme la toile ou le papier, pour t’exprimer à même le sol, à même la rue, le temps est-il devenu la contrainte principale un peu comme… un cadre ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Je ne suis jamais préoccupée ni stressée par le temps dont je dispose pour réaliser un travail : je crée une installation dans le temps qui m’est donné, que cela soit un mois, quinze jours ou quelques heures… Le travail s’inscrit dans notre monde actuel et ne peut que «coller» au temps, et aux réalités matérielles et géographiques.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/08.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Tes œuvres comme « j’aime, j’aime pas » reflètent-elle une forme d’exutoire ? Peut-on dire à ce propos, que ton travail fait office de thérapie ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Mon travail est lié à ce que je vis, sans aucun doute. Je me sens très proche de Sophie Calle par exemple qui travaille avec un matériau très concret : sa propre vie. Alors dans ce cas là, oui, on peut parler de forme d’exutoire. J’utilise mes émotions et je les « cristallise » sur des supports. Mais « J’aime-j’aime pas » qui date de 2005 me paraît tellement loin. Aujourd’hui dans mes toiles et dessins j’écris « je m’en fous » et « on s’en fout », ce que je trouve tout à fait libérateur. Est ce que je fais une thérapie en peignant ? Sincèrement je n’ai pas tellement envie de tomber dans les clichés de la peinture. C’est vrai que mon travail parle des problèmes d’identité mais je ne pense jamais à cela quand je travaille. Je peins car j’ai besoin de m’exprimer et ce que je cherche, c’est une certaine liberté.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/09.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Après être sortie du « cadre », quelle sera la prochaine étape de ton travail ? As-tu justement envisagé de revenir à des supports plus classiques avec ton expérience ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Oh je n’ai pas fini d’explorer cette idée d’être « hors cadre » ! Je viens juste de commencer. Et puis parallèlement – et cela depuis le tout début – j’ai toujours travaillé sur des supports très « classiques » comme la toile ou le papier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/10.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Te sens-tu proche de mouvements artistiques comme le Street-Art ou le Land Art ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>J’aime le travail de nombreux artistes appartenant aux deux mouvements (comme Futura 2000, El Tono, ou Michael Heizer pour en citer quelques uns) et il y a plein de choses qui me donnent des idées, mais honnêtement non, je ne me sens pas trop proche de ces mouvements.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/11.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p><strong>Comment se sont déroulés tes premiers travaux de commande pour Comme des Garçons ou Ogilvy par exemple ? Ta liberté d’exécution était-elle la même ?</strong></p>
<p>Le projet pour Comme des Garçons a vraiment été génial et facile. Ils ont choisi un de mes dessins existant et l’ont utilisé pour une série limitée de T.shirts, vendus exclusivement chez « Colette meets Comme des Garçons » à Tokyo en 2004.</p>
<p>Comme des Garçons est une marque que j’adore car même s’ils font des collaborations avec des artistes, ils n’imposent rien, ils ont un respect énorme pour le travail de l’artiste, ce que je n’ai pas souvent rencontré malheureusement par la suite. J’ai adoré travailler avec eux.</p>
<p>Pour Ogilvy, là le projet était très différent. Ils m’ont contactée à Singapour pour créer 3 affiches pour une campagne de publicité. J’avais donc un « brief », un patron et un client en face de moi… Ce qui n’a rien a voir.</p>
<p>Très sincèrement le projet entre Ogilvy Singapour et moi ne s’est pas très bien fini. Les affiches qui ont gagné entre autre un Lion d’or et un Lion d’argent à Cannes en 2005, et un prix à Londres en 2004, ont été publiées dans plusieurs journaux et magazines sans que mon nom soit mentionné, ce que j’ai trouvé vraiment choquant.</p>
<p>J’ai beaucoup appris avec ces collaborations, j’ai appris à me protéger, à garder ma liberté d’expression et à imposer mes conditions de travail.</p>
<p>Aujourd’hui la liberté est la chose la plus importante pour moi, et c’est ce sur quoi je travaille. Même en peignant de la peinture abstraite, je cherche à être le plus concret possible. C’est pour cela que je parle de moi-même et de ma propre liberté face à l’histoire et au monde de l’art, à la société et face au monde en général. Mais il y a rarement des moments purement libres sans contradiction. La contradiction fait partie intégrante de mon travail, et si cela parle aux gens qui le regardent, c’est encore mieux. Dans mes installations, j’ai la possibilité de peindre dans le monde concret, très directement.</p>
<p>Avec le recul, quand je regarde mon parcours, je suis plutôt contente d’avoir quitté les Beaux-Arts en cours de route. Je n’ai pas l’impression d’avoir été conditionnée par un système et une façon de penser. Aujourd’hui je ne me sens pas du tout dans la tendance actuelle de l’art contemporain et ce n’est pas ce que je cherche. Mais l’art contemporain devrait être, à mon sens, détaché des phénomènes de mode, ce qui est loin d’être le cas. J’écris “je m’en fous”- et bien sûr je ne m’en fous pas du tout.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/44_agathe/12.jpg" alt="Web-Culture Agathe de Bailliencourt" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.agathedeb.com/" target="_blank">http://www.agathedeb.com/</a></p>
<p>GALERIE<br />
<a href="http://www.galeriehug.com/" target="_blank">http://www.galeriehug.com/</a></p>
<p>Interview André Sanchez.</p>
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		<title>Vanessa Fanuele exposition</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/10/15/vanessa-fanuele-exposition/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Oct 2009 16:38:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[La galerie VDS a le plaisir d’annoncer sa participation à SLICK, foire d’art contemporain dédiée aux artistes émergents &#038; confirmées de la scène internationale.

Foire du 23 au 26 octobre 2009 : Stand F01

Preview : jeudi 22 de 14 à 18 heures / Vernissage : jeudi 22 de 18 à 23 heures (sur invitation) au CENTQUATRE :
104, rue d’Aubervilliers ou 5, rue Curial 75019 Paris – France – M° 7, stations Stalingrad / Riquet ou Crimée

SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer / Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume / Pesce Khete

Premier accrochage jeudi , vendredi et samedi :
SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer

Deuxième accrochage dimanche et lundi:
Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume / Pesce Khete

41 rue du Faubourg St-Martin, passage Gustave Goublier – 75010 Paris – France
+ 33 (0)6 75 21 84 70 / + 33 (0)1 42 59 41 81 / contact@vdstegen.com
du mercredi au samedi de 14:00 à 19:00 et sur rdv]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La galerie VDS a le plaisir d’annoncer sa participation à SLICK, foire d’art contemporain dédiée aux artistes émergents &amp; confirmées de la scène internationale.</p>
<p>Foire du 23 au 26 octobre 2009 : Stand F01</p>
<p>Preview : jeudi 22 de 14 à 18 heures / Vernissage : jeudi 22 de 18 à 23 heures (sur invitation) au CENTQUATRE :<br />
104, rue d’Aubervilliers ou 5, rue Curial 75019  Paris – France – M° 7, stations Stalingrad / Riquet ou Crimée</p>
<p>SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer / Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume  / Pesce Khete</p>
<p>Premier accrochage jeudi , vendredi et samedi :<br />
SR Labo / Vanessa Fanuele / Melissa Steckbauer</p>
<p>Deuxième accrochage dimanche et lundi:<br />
Carl d’Alvia / John Phillip Abbott / Leylagoor + Ann Guillaume / Pesce Khete</p>
<p>41 rue  du Faubourg St-Martin, passage Gustave Goublier – 75010 Paris – France<br />
+ 33 (0)6 75 21 84 70 / + 33 (0)1 42 59 41 81 / contact@vdstegen.com<br />
du mercredi au samedi de 14:00 à 19:00 et sur rdv</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Vanessa Fanuele</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/10/08/vanessa-fanuele/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/10/08/vanessa-fanuele/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 16:37:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[Diplômée en école d’architecture, Vanessa Fanuele s’est récemment dirigée vers la peinture et les installations pour satisfaire son désir d’expression. Elle a ouvert une boite et montre ce qu’elle y trouve à l’intérieur. C’est une visite dans un monde ou l’on n’oserai pas pénétrer mais qui n’en ai pas moins fascinant. Sombre, étrange, certes mais ou l’on sent l’emprunte de la liberté, une émancipation du geste avec une sorte d’évasion de l’inconscient. Elle bouleverse les normes du dedans/dehors, et s’épanche sur l’intérieur pour nous en faire découvrir l’infinie. A la clef, une multitude d’expositions et des œuvres captivantes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/00.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="top"></a><br />
Diplômée en école d’architecture, Vanessa Fanuele s’est récemment dirigée vers la peinture et les installations pour satisfaire son désir d’expression. Elle a ouvert une boite et montre ce qu’elle y trouve à l’intérieur. C’est une visite dans un monde ou l’on n’oserai pas pénétrer mais qui n’en ai pas moins fascinant. Sombre, étrange, certes mais ou l’on sent l’emprunte de la liberté, une émancipation du geste avec une sorte d’évasion de l’inconscient. Elle bouleverse les normes du dedans/dehors, et s’épanche sur l’intérieur pour nous en faire découvrir l’infinie. A la clef, une multitude d’expositions et des œuvres captivantes.</p>
<p><span id="more-70"></span><br />
<strong>Après des études et une expérience dans l’architecture, comment passe-t-on de l’univers précis et rigoriste qu’elle inculque, à l’abandon et l’aléatoire que l’on retrouve dans ton art ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Je ne pense pas être passée d’un monde rigoureux à un monde aléatoire, il existe de nombreux liens entre architecture et peinture et en choisissant de peindre je crois avoir glissé petit à petit vers qui je suis réellement. L’architecture est mentale et concrète à la fois. Abstraite car pas toujours réalisée, elle doit quand même être précise car elle a une fonction d’abri, de vie. C’est une discipline tournée vers les autres. L’homme est au centre de la question.<br />
La peinture est plus « introvertie », plus « personnelle », elle n’a pas une fonction à proprement dit. Elle ne représente pas non plus l’abandon et l’aléatoire car il y a réflexion et maîtrise mais c’est en effet beaucoup plus physique que ce que j’imaginais. Le corps tout entier est impliqué.<br />
Je pense que la grande difficulté en peinture, c’est de se libérer des références intellectuelles, des images qui nous envahissent et d’aller au fond de soi ; de se poser des questions souvent assez radicales et d’aller à l’essentiel. Je dirais que la peinture m’oblige à me connaître totalement car elle me remet constamment en question.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/01.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/02.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Est-ce que l’enseignement de l’architecture, et je pense notamment à l’étude des matières, t’ont permis de donner de l’ampleur à tes œuvres ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>L’architecture m’a surtout permis de raconter une histoire, de projeter dans l’espace, de rendre concret un concept… Elle m’a appris à voir ce qui ne se voit pas et à développer mon imagination. Ce qui m’intéresse, c’est avant tout ma recherche, mes questions et essayer d’y répondre le plus justement possible. Mes œuvres naissent et mûrissent dans ma tête, c’est une histoire mentale, la matière n’intervient que beaucoup plus tard, au moment de les exprimer sur un support concret.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/03.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tes dessins, qui sont tes premières créations, semblent tout droit sortis de ton inconscient, qu’est ce qui t’a poussée à t’exprimer ainsi ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Je ne sais toujours pas exactement ce qui m’a poussé à créer et cette question sans réponse précise est sans doute mon moteur. Ce que je sais, en revanche, c’est que c’est une force qui s’est imposée à moi et que je n’ai pas pu contenir. Je ne maîtrise donc pas totalement cette pulsion, mais j’essaie de l’apprivoiser en vivant avec.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/04.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand on regarde tes travaux, comme « Éruption » ou « Jusqu’à ce que la mort nous sépare », peut-on dire qu’intériorité et ouverture sont les axes principaux de la poésie qui se dégage de ces installations ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>A travers mes œuvres je parle du dedans, des sensations, des émotions, des angoisses, ce sont des sortes de « paysages intérieurs », des explorations abstraites… Je cherche en fait à exprimer des choses invisibles, à leur donner des formes, à les concrétiser. De cette façon je peux mieux les voir, les appréhender, y faire face, même si l’intérieur d’un être demeure un grand mystère. Ce mystère me permet d’explorer à l’infini.<br />
Les installations « Éruption » et « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » répondent à des questions que je me pose souvent, soit la question de l’intimité, du corps, de la renaissance, de la boîte, du secret, des objets étranges…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/05.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/13.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>On considère que ton œuvre est sombre, inquiétante et fascinante, mais, n’est-ce seulement qu’une étape du chemin que tu explores ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Dès lors qu’une œuvre n’est pas “identifiable” alors elle peut paraître sombre ou inquiétante. On peut avoir l’intuition de ce que j’ai voulu exprimer mais peut-être pas le déceler clairement. Dans un certain sens heureusement, car ce sont des questions que je me pose et que j’exprime sans y répondre avec précision. En fin de compte, le spectateur et moi sommes identiques puisque nous cherchons, l’un et l’autre, à comprendre de quoi il s’agit (rires). Mais l’intimité est difficilement compréhensible. Elle semble se situer entre le physique et le mental et soulève des questions sans forcément y répondre. Elle apparaît donc comme une inquiétude étrange et subjective.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/06.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand je regarde l’ensemble de ton travail, il y a 4 mots qui me viennent à l’esprit : force, souvenir, sacré, liberté. Que représentent ces mots pour toi ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Je vois la force comme l’élan qui transporte un être, un élan constructif, productif, et positif. La force permet de ne pas subir la vie, d’être comme suspendu et d’affronter le temps.<br />
Le souvenir c’est le lien, le lien avec le temps, avec les proches. Le souvenir c’est notre histoire, il peut être autant rassurant qu’inquiétant.<br />
Le sacré pourrait être un souvenir vivant et fabriqué, c’est un autre rapport au temps, assez étrange ; le sacré est fascinant car je ne peux pas exactement le définir mais je peux le ressentir…<br />
La liberté c’est un luxe qu’il est difficile de s’offrir. Il est aussi très difficile de définir ce que c’est. Peut être que l’artiste se rapproche de la liberté en ce sens qu’il en a besoin pour réussir à se détacher de la réalité ; son espace-temps est forcément différent. Tout est plus extensible, tout est possible.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/07.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/12.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q7"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Tes techniques de travail sont très variées : dessin, peinture, photographie, construction, installations… (dis-moi si j’en oublie…) Est-ce le sujet qui va déterminer la technique que tu vas employer ou l’inverse ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Ce qui m’importe avant tout c’est de m’exprimer, la technique n’est finalement qu’un prétexte. Petit à petit j’apprends à me connaître et à comprendre quelle méthode je dois utiliser pour être en adéquation avec mes idées mais il y a encore beaucoup de travail ! C’est une recherche permanente.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/08.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q8"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Je sais que le fait de te servir de l’art comme moyen d’expression est apparu récemment, pourtant tu as déjà fait un nombre intéressant d’expositions dans des galeries et musées. Qu’as-tu ressenti en te voyant aussi rapidement présentée ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a></p>
<p>J’avoue être un peu dépassée car je n’avais pas imaginé tout ceci. En exposant aussi rapidement j’ai parfois la sensation d’avoir perdu un peu de ma liberté mais je suis également consciente que cela a permis à mon travail de mûrir.<br />
Ce que je souhaite surtout c’est que mes créations évoluent et que je puisse vivre chaque étape de cette évolution.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/09.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q9"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ton travail est-il également guidé par le désir d’être exhibée ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a></p>
<p>En effet exposer c’est se mettre à nu et pour montrer son travail il faut avoir une certaine dose d’ego ou d’inconscience. Je n’ai cependant pas la sensation de m’exhiber mais plutôt de montrer qui je suis.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/10.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/31_fanuele/11.jpg" alt="Web-Culture Vanessa Fanuele" /><br />
<a name="q10"></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>J’ai eu l’occasion de te croiser souvent dans des vernissages… Avec ce que tu vois dans les galeries, pourrais-tu me donner ta définition personnelle d’Art Contemporain ?</strong></p>
<p>Définir l’art contemporain est complexe car nous ne pouvons pas réellement juger ce qui est « art » aujourd’hui. Nous n’avons pas le recul nécessaire. C’est le temps qui permet de définir.<br />
J’ai juste la sensation que face à l’art contemporain je dois me faire confiance, me laisser aller et me diriger vers ce qui me touche.<br />
Peu d’émotions se dégagent des œuvres contemporaines et c’est ce que je reproche à l’art aujourd’hui.</p>
<p><a href="http://www.vanessafanuele.com/" target="_blank"><strong>http://www.vanessafanuele.com/</strong></a><br />
<a href="http://fanuele-vanessa.blogspot.com/" target="_blank"><strong>http://fanuele-vanessa.blogspot.com/</strong></a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Actu Romain Lenancker</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/09/10/le-nouveau-site-de-romain-lenancker/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/09/10/le-nouveau-site-de-romain-lenancker/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 16:36:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Origami]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.webculte.fr/?p=64</guid>
		<description><![CDATA[Le nouveau site de Romain est en ligne :
<a href="http://www.lenancker.com/" target="_blank">www.lenancker.com</a>

Pour lire l’interview que nous avions réalisé <a href="http://www.webculte.fr/?p=56" target="_self">c’est ici</a> !

Bonne visite <img src="http://www.web-culture.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif" alt=":)" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le nouveau site de Romain est en ligne :<br />
<a href="http://www.lenancker.com/" target="_blank">www.lenancker.com</a></p>
<p>Pour lire l’interview que nous avions réalisé <a href="http://www.webculte.fr/?p=56" target="_self">c’est ici</a> !</p>
<p>Bonne visite <img src='http://www.webculte.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Romain Lenancker</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/07/10/romain-lenancker/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/07/10/romain-lenancker/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 16:34:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>
		<category><![CDATA[Origami]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/00.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" />

Laissez parler les p’tits papiers, à l’occasion, papier chiffon, puissent-ils un soir, papier buvard, vous consoler… les paroles de Régine auraient pu faire une bonne présentation du travail de Romain, jeune directeur artistique Lyonnais. Technique dérivée du Polonais « Wycinanki » ou de l’allemand « Scherenschnitte » le papier de couleur vive est découpé puis collé dans de nouvelles formes géométriques ou plus abstraites. De bien jolis noms qui s’apparentent aux paroles de comptines pour enfants. Mais pas besoin de beaucoup de mots pour s’envoler au pays du Capitaine Crochet où les structures légères y lévitent dans la lumière.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/00.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>Laissez parler les p’tits papiers, à l’occasion, papier chiffon, puissent-ils un soir, papier buvard, vous consoler… les paroles de Régine auraient pu faire une bonne présentation du travail de Romain, jeune directeur artistique Lyonnais. Technique dérivée du Polonais « Wycinanki » ou de l’allemand « Scherenschnitte » le papier de couleur vive est découpé puis collé dans de nouvelles formes géométriques ou plus abstraites. De bien jolis noms qui s’apparentent aux paroles de comptines pour enfants. Mais pas besoin de beaucoup de mots pour s’envoler au pays du Capitaine Crochet où les structures légères y lévitent dans la lumière.<br />
<span id="more-56"></span></p>
<p><strong>Quel est ton parcours ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q1"></a></p>
<p>Petit, je ne sors pas d’une grande école, des beaux arts non plus, j’ai juste appris le graphisme dans une école deux ans (sur Annecy 74) avec des professeurs super qui ont fait naitre en moi une réelle passion du graphisme. Mais j’ai beaucoup travaillé tout seul. C’est surtout mes recherches personnelles qui ont fait naitre ce que je suis maintenant en 2009 sur Lyon.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/01.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/02.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="q1"></a><br />
<strong>Par quel biais passes tu de la 2D à la 3D et vis et versa ? Les outils numériques sont ils aussi important que le papier et les ciseaux ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>En fait ce qu’il me plait c‘est d’installer une atmosphère une scénographie, je suis tombé dans le papier, mais je ne vais pas m’arrêter la. Il y a encore beaucoup de choses à explorer. Puis mon parti prit c‘est un peu « tout ce qui peu être fait à la main, faisons le manuellement même si c‘est plus long que des copier-coller sur Photoshop, le résultat ne sera jamais le même. »<br />
C’est deux choses complètement différentes, il faut (je pense) utiliser autant l’informatique que le tactile.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/03.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/04.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<strong>Comment as-tu rencontré le photographe Sébastien Bocos, comment se passe votre collaboration ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>Par hasard, nous avons essayé de travailler sur un premier projet (mobile/motif) puis depuis nous continuons régulièrement, notre collaboration se passe extrêmement bien, il comprend les images que je souhaite avoir. Ce qui n’est pas évident. Et il est très bon ! Il faut aller jeter un coup d’œil sur son flickr :</p>
<p><a href="http://www.flickr.com/photos/sebastienbocos/" target="_blank">www.flickr.com/photos/sebastienbocos</a>.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/05.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/06.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="q3"></a><br />
<strong>Aujourd’hui tu es Directeur Artistique freelance sur Lyon pour des agences de communications, jusqu’où peux-tu imposer ton univers ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Mon univers ne trouve pas encore sa place en agence, je travaille uniquement pour du graphisme trad. (logo, charte, édition…). Je pense qu’il faut miser européen, c’est quand même un travail particulier, pas vraiment « vendable ».</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/07.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="q4"></a><br />
<strong>Peter Pan, Bonjour les requins pour le fond, couleur, géométrie minimaliste pour la forme, sans vouloir démystifier tes créations, mais Romain que proposes-tu au « regardeur » de découvrir ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Dure à définir. J’aime les processus d’expérimentation et de découverte.<br />
A travers un travail de papier et de matières, toujours en constante évolution, je veux créer des ambiances uniques.<br />
Ma création n’est pas le produit fini. La façon dont elle est éclairée et composée peut faire une illustration 3d ou la détruire.<br />
J’espère apporter de la subtilité et surtout de l’espace pour respirer et penser dans mes créations. C’est ça le plus important dans ma démarche. Ne pas cloîtrer le « regardeur ».</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/08.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/09.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="q5"></a><br />
<strong>Pour les installations dans la nature je n’irai pas jusqu’à parler de land art, mais quelle place prend l’environnement dans tes installations, est-il un support ou une source d’inspiration ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Ce qui m’intéresse c’est la confrontation entre mon travail et l’environnement. L’environnement est déjà une grande source d’éléments graphiques. Il faut les utiliser. Pour le projet Peter Pan, le thème était les indiens, il était évident d’être immergé dans la nature. En fait je ne me limite pas. J’essaye de réaliser tout ce qui me passe par la tête sans me poser plus de questions.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/10.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="q6"></a><br />
<strong>Et justement quelles sont tes influences graphiques ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>J’aime beaucoup le travail de Escher, Hunderwaser, Spike Jonze, le photographe Mcginley. En réalité, tout ! Je navigue sur beaucoup de blog (Itsnicethat, Graphic Exchange, Fubiz, Kitsune Noir, Blackeiffel…) tout ce que je vois m’influence.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/25_lenancker/11.jpg" alt="Web-Culture Romain Lenancker" /><br />
<a name="q7"></a><br />
<strong>Quelle est ton actualité, tes projets ?</strong></p>
<p>Je m’occupe de la DA pour un clip début Septembre, pour l’artiste Douster. (Beaucoup de papiers, tissus motifs, maquillages…)<br />
J’ai réalisé des photos presses bientôt en ligne sur mon Behance pour ce même artiste.<br />
Une expo à la rentrée sur Lyon, à confirmer… C’est déjà pas mal <img src="http://www.web-culture.org/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif" alt=":)" /></p>
<p><a href="http://www.behance.net/lenancker" target="_blank">www.behance.net/lenancker</a></p>
<p><a href="http://lenancker.wordpress.com/" target="_blank">www.lenancker.wordpress.com</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Nastia Bolchakova</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/04/22/nastia-bolchakova/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/04/22/nastia-bolchakova/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2009 16:28:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Installation]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.webculte.fr/?p=35</guid>
		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/00.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" />

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Cette célèbre maxime d’Antoine Lavoisier semble présenter de manière adéquate l’univers de Nastia Bolchakova. Il suffit pour cela de regarder attentivement son travail et les matériaux qu’elle utilise : récupération d’objets laissés à l’abandon dans la rue, poubelles, aliments du quotidien, rebuts…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/00.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Cette célèbre maxime d’Antoine Lavoisier semble présenter de manière adéquate l’univers de Nastia Bolchakova. Il suffit pour cela de regarder attentivement son travail et les matériaux qu’elle utilise : récupération d’objets laissés à l’abandon dans la rue, poubelles, aliments du quotidien, rebuts…<br />
<span id="more-35"></span></p>
<p>La liberté qui ressort de son art est cette transformation du banal en inédit, de l’habituel en occasionnel (photos à l’appui), du médiocre en exceptionnel ! Un parfait exemple qui légitime la réunion des contraires où l’art donne une leçon de consommation.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/01.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/02.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /></p>
<p><strong>Sur la home de ton site web, il y a ce curieux titre : Plasticienne au foyer ! Faut-il avoir des diplômes pour exercer cette activité ?</strong><br />
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<p>Je suis née en Union Soviétique en 1980, arrivée en France à un age conscient, j’ai grandi dans deux univers culturels à la foi (le privé était russe dans un contexte français).<br />
Ma mère fut une femme au foyer exemplaire, l’univers formel mais aussi les conventions, l’organisation de la vie quotidienne, restent une référence.<br />
J’ai d’abord été à L’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués (Olivier de Serre) puis fait une recherche en arts plastiques à La faculté de ST Charles (Paris 1) car un besoin de comprendre le pourquoi et le comment de mon désir créatif s’est vite fait sentir.<br />
Mon mémoire intitulé Banalités Précieuses, l’enjeu de la procédure, abordait l’idée d’une forme de connaissance de soi par le biais d’un certain rapport à la matière de la vie de tous les jours.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/03.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Quand je regarde ton travail, je pense à celui de René Magritte : l’association de contraires, l’utilisation d’objets dans un cadre décalé, les combinaisons avec l’humour et la dérision qui se dégage de ton œuvre… Est-ce qu’il fait parti de tes références, si références il y a ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>Si j’ai choisi de situer mon activité dans le champ de l’art, c’est grâce bien sur, à l’existence du travail laissé par les artistes connus. Mon travail est aussi imbibé plus ou moins consciemment des rencontres avec de nombreuses œuvres qui m’ont marquée.<br />
Le travail de Magritte a contribué à élargir le champ de l’art, énoncer des nouveaux possibles.<br />
J’aime le sentiment de puissance qui se dégage de sa façon d’user des images banales.<br />
J’aime cette tension du drôle et pas drôle à la fois.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/04.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Tu utilises quasiment que des objets de récupération dans ton travail. C’est d’ailleurs ce qui en fait sa force et sa particularité. Est-ce par jeu d’observation, ou simplement par goût du recyclage ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>C’est par goût du réel. Mon activité est en étroite relation avec mon environnement immédiat.<br />
Plasticienne pratiquante, je vis dans une situation précaire un peu en marge de l’économie. C’est encore une fois ma situation et mon contexte qui influent sur ce que je fais.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/05.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Le quotidien est également au centre de ton intervention artistique. Il semble que tu cherches à en dévoiler une nature poétique… D’où vient ce désir d’une seconde lecture de la vie ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Je puise dans la rue, dans les taches ménagères, dans mes tiroirs, dans les conversations avec mes amis, dans mon frigo, dans le métro. Il ne s’agit pas d’inventer, mais de rentrer en contact avec ce qui existe et en transmettre une expérience vécue. Le désir étant celui de consommer ma vie plus librement.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/06.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Peut-on comparer tes différentes œuvres à des tesselles d’une mosaïque qui se compose ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>C’est une comparaison intéressante, et peut être que la pratique initiale de ce savoir faire là, a laissé des traces dans ma façon de procéder.<br />
Mon œuvre sera la somme de mes actes, de désirs matérialisés, de micro-expériences vécues qui s’imbriquent, oui. Il s’agit d’une sorte de chantier, d’un tout qui se monte par à-coups.<br />
Si on parle de tesselles, alors le liant, le ciment de ces fragments, c’est mon être, c’est le temps qui passe.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/07.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Tu es extrêmement satisfaite de ta résidence à l’Espace 29 de Bordeaux. Qu’est-ce que t’a apporté cette expérience ? Une expérience qui t’a sorti de ton quotidien justement…</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Ça a été une expérience importante c’est vrai.<br />
J’ai sorti ma pratique de sa sphère usuelle et l’ai déployée dans un contexte vierge de repères dans un laps de temps précis. Quelque chose que je ne connaissais jusqu’alors que par à-coups, de façon segmentée, s’est déroulé ici sur un mois, et s’est installé provisoirement dans la galerie.<br />
J’ai pu y réaliser des interventions in situ et réfléchir sur la création d’espaces à partir de plusieurs éléments, à la mise en rapport de ces micro espaces entre eux, mais aussi avec le site. J’ai du me confronter à des questions techniques, des questions d’ordre scénique, penser à la place du spectateur…<br />
L’équipe a été super, j’ai pu bénéficier d’ un logement, d’une subvention, de 100m2 de galerie, j’ai eu des catalogues ! C’est une chance inouïe pour quelqu’un qui débute !<br />
j’ai pu rencontrer des artistes très intéressants, échanger des idées et même réaliser une installation spécifiquement pour une œuvre d’Harry Wenders, plasticien sonore que j’ai rencontré à L’Espace 29. L’exposition fut le résultat de tout cela et m’a donné envie d’avoir de nouvelles expériences.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/08.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Tu participes au 54e Salon de Montrouge (du 30 avril au 20 mai). Qu’attends-tu de ce type de réunion artistique ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Je veux sonder le pouvoir cognitif de mon travail, soumettre mon expérience artistique à un public. Un projet d’exposition permet de réaliser un nouveau volet, j’y étalerai la matière de mon activité de ces 3 derniers mois.<br />
J’espère aussi y faire des rencontres intéressantes qui me mèneront vers de nouveaux projets.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/09.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Je sais que tu es à l’écoute de ce qui se passe dans l’art contemporain, quel regard portes-tu dessus ? Et quelle définition donnes tu à l’art contemporain ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a></p>
<p>Je dirai juste que la place de l’artiste dans la société n’est pas clairement définie, c’est problématique, mais peut être es-ce pour cela que j’y vois une sorte de refuge… Quoi qu’il en soit, je suis très loin de ceux qui se comportent comme des hommes d’affaires, qui manient des budgets énormes, créent des œuvres spectaculaires à gros frais de production, tirent la couverture de l’art vers de véritables événements show-biz.<br />
Le rapport à l’art est pour moi une esthétique de l’existence entendue comme une éthique, la créativité donnant du sens à ce qui nous arrive.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/10.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /><br />
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<p><strong>Après « la plasticienne au foyer » , « espèces d’espaces  » ou  » les nourritures humaines « , je suis très curieux de savoir quelles vont être tes nouvelles inventions/interventions. Je sais que ton travail est très lié à l’aléatoire (l’aléatoire c’est d’ailleurs presque de l’amusement), mais as-tu déjà réfléchi à la suite ?</strong></p>
<p>Au mois de juin, je participe au Festival CRANE en Bourgogne. Je suis invitée à réaliser en 10 jours une œuvre dans la grange d’un château moyenâgeux. J’ai répondu à quelques appels à projets qui m’intéressaient pour la suite… (expositions thématiques, résidence à l’étranger…) Ce que je veux par dessus tout, c’est me donner les moyens de continuer.<br />
Je te tiendrai au courant, promis.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/17_nastia/11.jpg" alt="Web-Culture Nastia Bolchakova" /></p>
<p><a href="http://www.a-bolchakova.com/">www.a-bolchakova.com</a><br />
<a href="http://abolchakova.blogspot.com/">abolchakova.blogspot.com</a><br />
<a href="http://www.ville-montrouge.fr/">www.ville-montrouge.fr</a><br />
<a href="http://espace29.blogspot.com/">espace29.blogspot.com</a><br />
<a href="http://www.sos-art.com/">www.sos-art.com</a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>David Bouchacourt</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 16:19:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Installation]]></category>

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C’est à la galerie Jeune Création à Paris que nous rencontrons David, enfermé dans « la sardine », la pièce est plongée dans le silence, qui impose une distance solennel entre le spectateur et le performeur.]]></description>
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<p>C’est à la galerie Jeune Création à Paris que nous rencontrons David, enfermé dans « la sardine », la pièce est plongée dans le silence, qui impose une distance solennel entre le spectateur et le performeur.<br />
<span id="more-11"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/01.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Ton travail se situe entre l’écriture, l’installation et la performance, pourquoi ces trois médiums ?</strong></p>
<p>Ce sont trois reflets de l’existence: dans un espace donné (une installation) en un temps donné (le temps de la performance) se joue une version miniature d’une existence au sens d’un « comme si », c’est à dire un jeu avec des signes, comme une photo ou dessin même le plus naturaliste est un jeu avec des signes, des conventions, des symboles. L’usage que j’ai fait de ces médiums n’est donc pour moi que circonstanciel parce que le plus adapté à mon propos mais en aucun cas ontologique, si la peinture m’avait semblé plus adaptée en la circonstance, j’aurai peint. L’écriture est présente en tant que performance dans le premier des trois dispositifs comme émanation du langage articulé, c’est à dire la seule chose qui nous distingue des autres animaux. Elle est à ce titre pour moi un des outils de conditionnement dans notre expérience du réel les plus puissants et les plus toxiques pour la conscience, d’ou le jeu de déconstruction au travers de la réécriture (le cut-up) plutôt que l’écriture (construction), bref un travail de sape.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/02.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/03.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Quel lien y a t’il entre les trois moments clés de tes actions pour l’espace de Jeunes Création à Paris ?<br />
</strong></p>
<p>Le lien entre les trois performances qui ont eu lieu à la galerie jeune création est l’enjeu du pouvoir ou pour être plus précis de la marge de manoeuvre dont nous disposons dans l’existence pour « naviguer » au sein de la réalité, décliné sur trois modes: le pouvoir des mots (voir la première question),le pouvoir des images et enfin l’exercice de la violence.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/04.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/05.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Quelle est la place de l’humour (voire du sarcasme) dans tes créations ?</strong></p>
<p>Je fait très sérieusement des choses pas très sérieuses ou plutôt je donne de l’importance à des gestes qui n’en ont aucune. En le faisant en conscience, l’absurdité des situations se révèle et c’est souvent là que naît l’humour. Napoléon a dit que « du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas »,je crois pour ma part qu’il n’y en a pas même un…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/06.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/07.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Que t’apportes les outils issus des nouvelles technologies ?</strong></p>
<p>En ce moment je suis en résidence pour un projet dédié aux arts virtuels, donc leur importance est centrale puisqu’elles sont le médium qui véhicule le message. Pour ce qui concerne mon usage habituel il est plus hybride, par exemple je fait du sténopé parce que c’est un mode très aléatoire de photographie et comme le développement m’emmerde un peu, je scanne les négatifs, ce qui me permet de voir les images sans passer des heures dans un labo. Et puis pour la vidéo ou le son c’est très accessible et pour peu qu’on soit un peu dégourdi et autonome on peut vraiment en tirer profit sans se trouver soumis à des contraintes de production. Et enfin je les utilise aussi pour leur capacité à garder et véhiculer des traces, que ce soit les miennes (ce qui est crucial pour les performances et les installations) ou celles des autres (l’Internet est à ce titre une grande banque de données même si les systèmes de référencements sont souvent très partiaux…)</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/08.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/09.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Les objets, matériaux semblent fragiles et pauvres (le carton, les boites de conserves) que signifient t’ils pour toi ?</strong></p>
<p>Ce sont des outils pédagogiques: on oeuvre à sa mesure. L’imagination peut emprunter tous les véhicules. Installer seul dans un même lieu trois dispositifs à quelques jours d’intervalles nécessite de la sagacité, je croyais n’en avoir aucune puisque souvent socialement je n’ai pas le sens de l’à propos, je ne sais pas se qu’il faut dire ou faire… comme quoi…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/10.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/11.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Pourquoi La boite de sardine, la grotte, (l’utérus ? Temps primaire pour l’humanité, aube de la création) mettent au monde ton écriture, ou tes dessins. Qu’est ce qui se passe dans cette matrice ?</strong></p>
<p>Une re-création et une récréation et les deux strictement en même temps et dans les mêmes gestes.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/12.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Comment-as tu découvert l’espace jeune création et comment s’est passé la rencontre avec la galerie ?</strong></p>
<p>Je connaissais quelqu’un dans le comité de sélection qui m’a coopté pour présenter mon travail dans<br />
leur galerie, la rencontre s’est passé très simplement et je disposais d’une complète marge de manœuvre quand à ce que j’allais présenter et la manière dont j’allais le présenter, ce qui en l’occurrence me convenait bien.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/13.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><a href="http://www.dabou.com/">http://www.dabou.com</a></p>
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