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	<title>web-culture &#187; Dessin</title>
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	<description>Web-Culture, le magazine des cultures alternatives !</description>
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		<title>Anne Brunet</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/09/11/anne-brunet/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Sep 2009 16:36:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Greg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/00.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" />

Quand elle parle de ses créations elle dit « mon travail », quand elle parle de son travail elle dit que ce sont « ses tripes » et quand elle dessine la Vénus de Botticelli, elle lui fait une bouche dévorante et des oreilles de lapin. Anne Brunet c’est ça, du professionnalisme, pas mal d’ironie et beaucoup de talent, du haut de ses 27 ans.
Un dimanche après midi j’ai eu la chance de pénétrer l’univers de cette créatrice, chez elle, entourée de ses créatures.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/00.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>Quand elle parle de ses créations elle dit « mon travail », quand elle parle de son travail elle dit que ce sont « ses tripes » et quand elle dessine la Vénus de Botticelli, elle lui fait une bouche dévorante et des oreilles de lapin. Anne Brunet c’est ça, du professionnalisme, pas mal d’ironie et beaucoup de talent, du haut de ses 27 ans.<br />
Un dimanche après midi j’ai eu la chance de pénétrer l’univers de cette créatrice, chez elle, entourée de ses créatures.<br />
<span id="more-66"></span><br />
<strong>Comment s’est produit ton “déclic artistique” ? je veux dire, qu’est-ce qui a fait que tu t’es dis que tu pourrais devenir artiste ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Je dessine depuis toujours, je n’avais aucune prétention par rapport à cela, j’ai pris conscience que je pourrais peut être un jour vivre de cette passion grâce à Jeannette Mariani de la galerie 13, qui m’a permise d’exposer, et m’a donnée confiance en moi.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/01.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p><strong>Tes dessins sont en noir et blanc, pourquoi ? Penses-tu passer un jour à la couleur ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>J’ai commencé à dessiner en noir et blanc et ça me plait comme ça. Après c’est sur que la couleur est pour moi un nouveau challenge mais j’ai encore beaucoup à apprendre pour utiliser correctement les couleurs.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/02.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p><strong>Tes dessins semblent avoir été fait sur un coin de table ou dans des petits carnets c’est le cas ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Oui ! Mes dessins ont d’abord été fait dans des petits carnets un peu comme d’autres écrivent des journaux intimes. Moi je dessinais. Mais aujourd’hui par envie et sous l’impulsion de la galerie 13 je suis passée à de plus grands formats. D’abord A4 puis A3 et aujourd’hui j’arrive même à faire un format raisin, c’est un grand pas pour moi !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/03.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p><strong>Tes dessins fourmillent de détails, à quoi servent-ils ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Ces détails sont pour moi autant de niveaux de lecture et de complexité du dessin. Une manière de ne pas s’arrêter à ce qui est le plus visible. Ne pas s’arrêter à ce qu’on voit en premier lieu, aller plus loin pour finalement enrichir sa vision et ses horizons.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/04.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p><strong>L’onirisme, la féérie, la nature sont très présents dans tes dessins. Peux-tu nous dire ce qui t’inspire dans ces thèmes et en quoi ils illustrent ton univers ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Il y a un réel épanouissement à puiser dans l’imaginaire. Cet univers fantasmagorique me permet de prolonger un peu plus mon enfance. Dans l’imaginaire il n’y a pas de barrière, pas de limite pour explorer la nature, les rêves et c’est un monde en mutation permanente donc passionnant.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/05.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p><strong>Tes dessins semblent raconter de mini histoires. L’ensemble dit quelque chose et les détails disent autre chose, sont-ils pour toi des messages cachés ou te laisses-tu envahir par tes émotions ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Quand je dessine je me laisse guider par mes émotions et puis parfois comme par miracle des histoires apparaissent, mes détails donnent vie à autre chose qui raconte encore autre chose… C’est la part de magie ! Une fois le dessin terminé, le spectateur est libre d’y voir ce qu’il veut, à partir du moment où c’est exposé, ça ne m’appartient plus.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/06.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q7"></a></p>
<p><strong>Ton œuvre foisonne de jeunes filles aux cheveux noirs, est-ce-qu’elles te ressemblent ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Physiquement elles ne me ressemblent pas. Je suis plutôt blonde (rires). Mais elles sont pour moi comme des héroïnes, à l’image de la femme d’aujourd’hui, à la fois sensuelles et fragiles, elles assument leur féminité avec force, puissance et paraissent parfois carnassières et féroces car il faut bien qu’elles se protègent… nous vivons une époque difficile.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/07.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q8"></a></p>
<p><strong>Est-ce-que tu dessines à n’importe quel moment de la journée ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a></p>
<p>Oui n’importe quand la journée ou la nuit, et parfois les deux… Je sais que certains artistes ont des moments privilégiés ou des états dans lesquels ils sont plus créatifs. Ce n’est pas mon cas. Je crois que c’est une chance.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/08.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/09.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q9"></a></p>
<p><strong>As-tu des inspirations musicales ou cinématographiques ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a></p>
<p>J’aime beaucoup de choses au cinéma, des choses très différentes mais j’ai une tendresse particulière pour l’animation, les mangas. Je suis complètement fan de Miyazaki et de son travail. J’aime son imagination débordante et sa créativité. Je me passionne également pour tout ce qui est documentaire sur la planète et les animaux. En musique j’écoute beaucoup de choses très différentes. Ça va du rock à la musique classique. Je suis très éclectique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/10.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q10"></a></p>
<p><strong>Tes illustrations sont très imprégnées de l’univers imaginaire, penses-tu un jour dessiner des choses plus réalistes ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q11"></a></p>
<p>Je ne sais pas dessiner la réalité, j’admire d’ailleurs les gens qui en sont capables. Personnellement ce n’est pas mon truc, mais je ne sais pas de quoi sera fait demain, il ne faut jamais dire jamais (rires).</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/11.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q11"></a></p>
<p><strong>Penses-tu parfois animer tes dessins ? En faire des courts métrages ou de l’animation pour leur donner vie ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q12"></a></p>
<p>L’animation est une réelle envie, j’attends la bonne rencontre, le feeling avec quelqu’un pour collaborer sur ce genre de projet. Je ne peux pas le faire toute seule. L’animation est une discipline à part entière mais je suis sûre qu’avec le temps ça viendra, j’avoue que ça me ferait vraiment rêver de voir mon univers prendre vie, rien que d’y penser j’en ai des frissons.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/12.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /><br />
<a name="q12"></a></p>
<p><strong>Comment te sens-tu à l’idée d’exposer et de partager ton travail comme par exemple lors de ta prochaine exposition à Lyon ? (Docks Art Fair du 16 au 20 septembre)</strong></p>
<p>Je suis à la fois très curieuse et très excitée par cette nouvelle expérience ! C’est très grisant, d’autant plus que c’est la première fois que je suis exposée seule avec la <a href="http://www.galerie13jm.com/" target="_blank">galerie 13</a>. J’ai beaucoup travaillé pour ça, les toiles que j’ai réalisées sont très grandes, et en couleurs c’est une première ! Alors j’espère que tout va bien se passer, mais pour être honnête plus la date approche, et plus je stress !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/29_brunet/13.jpg" alt="Web-Culture Anne Brunet" /></p>
<p>Myspace : <a href="http://www.myspace.com/a_brunet" target="_blank">www.myspace.com/a_brunet</a><br />
La galerie 13 : <a href="http://www.galerie13jm.com/" target="_blank">http://www.galerie13jm.com/</a><br />
Docks Art Fair à Lyon : <a href="http://2009.docksartfair.com//" target="_blank">http://2009.docksartfair.com/</a></p>
<p>Interview Gregory Casper</p>
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		<title>ComoSeta</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/04/19/comoseta/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/04/19/comoseta/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 16:28:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/00.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" />

Trois yeux par ici, quelques bras par là, des langues qui pendouillent, plein de monstres poilus, le tout finement dessiné… Bienvenue dans l’étrange univers de Greg Picquet alias COMOSETA !
Graphiste, illustrateur, artiste qui nous a saisi par la singularité de son travail. Donnez-lui une feuille blanche et elle sera vite inondée de formes et de personnages bizarres sortis tout droit d’une mythologie disparue. On a pu découvrir, en mars dernier, quelques uns de ses malicieux dessins à la galerie l’Art de Rien à Paris.
Mais, tout comme vous, ma première question se dirige vers cet étrange pseudonyme : COMOSETA…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/00.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /><br />
<a name="top"></a></p>
<p>Trois yeux par ici, quelques bras par là, des langues qui pendouillent, plein de monstres poilus, le tout finement dessiné… Bienvenue dans l’étrange univers de Greg Picquet alias COMOSETA !<br />
Graphiste, illustrateur, artiste qui nous a saisi par la singularité de son travail. Donnez-lui une feuille blanche et elle sera vite inondée de formes et de personnages bizarres sortis tout droit d’une mythologie disparue. On a pu découvrir, en mars dernier, quelques uns de ses malicieux dessins à la galerie l’Art de Rien à Paris.<br />
Mais, tout comme vous, ma première question se dirige vers cet étrange pseudonyme : COMOSETA…<br />
<span id="more-33"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/01.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/02.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Qu’est-ce qu’il veut dire et pourquoi l’avoir choisi ?</strong></p>
<p>C’est vieux ; ça a environ 10 ans, quand j’ai commencé mon boulot de créatif. D’ailleurs, à la base, c’était Comounaseta, qui veut dire en espagnol « comme un champignon » et où le champignon est plus vu comme une moisissure envahissante. J’adore cette notion d’invasion et de prolifération sur la surface. Ça se retrouve souvent dans mes travaux où le support, quelque soit sa forme, est potentiellement en rapport de force, qu’il soit média ou médium. Par exemple, une feuille : tu peux complètement la recouvrir de dessin et, à la fin, tu ne sais plus qui est le support, la feuille ou le dessin.<br />
Par la suite, j’ai raccourci mon pseudo en Comoseta pour des questions plus pratiques.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/03.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/04.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Qui étais-tu  avant de devenir Comoseta ? Parle-nous de ton parcours : études, écoles, découvertes…</strong></p>
<p>Avant de devenir Comoseta, j’ai fait plein de choses inutiles et qui, dans un sens, n’ont pas grand chose à voir avec le domaine de la création. J’ai suivi un cursus de biologie. J’ai fais de l’ethnologie et un peu de droit de l’environnement. Par la suite, j’ai fait un DU de multimédia qui m’a amené à travailler le graphisme à partir de 1999, pour une association de vulgarisation scientifique et technique. C’est là que j’ai fait des ateliers d’arts plastiques avec des enfants de maternelle. J’ai adoré ça et j’ai commencé un travail personnel de recherches sur les médiums : peintures, bombes, encre, etc. Comme pas mal de monde, j’ai fait du graff et du tag entre 1993 et 1995. Depuis, je n’en fais plus… même si, quand mes potes vont faire un mur, ça me tente toujours. Mais fini la pratique à la bombe, je préfère le poska et les pinceaux. Après, les découvertes se font naturellement par des rencontres, des choses partagées sous formes de cadavre exquis et de fresques croisées.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/05.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Quels furent tes premiers coups de cœur dans l’art ? Ont-ils été des éléments déclencheurs pour toi ?</strong></p>
<p>Mon premier coup de cœur, je l’ai eu assez tard, en visitant un musée à Strasbourg. C’était un tableau de Klimt, « l’accomplissement » si je me souviens bien. J’ai adoré le fond, la forme et l’intention. D’ailleurs, j’apprécie pas mal d’artistes de cette période, comme Mucha ou Schiele. Sinon, j’aime bien certains mouvements pour leurs formes intellectuelles, comme les nouveaux réalistes. J’aime aussi les Dripping de Pollock. Il y a un an, j’ai revu une de ses toiles au Centre Georges Pompidou et la force qui s’en dégage m’a bouleversé. J’aime les Surréalistes ou, de manière plus contemporaine, les Pop-surréalistes américains (low brow art). J’apprécie énormément les œuvres de Matisse. Il y a un très beau musée pas très loin de chez moi, avec ses grandioses collections de motifs, de répétitions…<br />
Pour ma part, je cherche encore ma propre forme d’expression, même si j’apprécie le travail à l’encre pour sa finesse et les sentiments qui s’en dégagent. Je ne pense donc pas que je puisse parler d’élément déclencheur en soit. Il s’agit plutôt d’une « nourriture », d’un plaisir qui nourrit mes envies.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/06.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Les monstres qui se cachent sous ton lit ou dans ton placard te poursuivent depuis longtemps ?</strong></p>
<p>Ah ah, ces monstres ne se cachent pas dans mes placards. Ce sont plutôt des amis dans ma tête. Ils sont souvent le reflet de caricatures de faits, de personnes…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/07.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Dans ton travail, on retrouve des aspects monomaniaques, voire fétichistes : répétition de formes, de traits, d’éléments… Qu’est-ce que cela représente pour toi ?</strong></p>
<p>J’aime bien le terme « psychose » pour définir certains aspects de mon travail ! Et, en effet, il y a pas mal de formes graphiques et de personnages qui sont récurrents dans mes illustrations. Il y a les « no head » : ce sont les travailleurs, les MBD (métro, boulot, dodo) qui, à force de ne plus penser pour eux, voient leurs yeux disparaître pour laisser place à un vide, sans âme, sans esprit. Il y a les serpents et multiples dragons qui symbolisent la tentation. Ils viennent t’enlacer, te pousser vers d’autres envies. Eux, au contraire, ont souvent une multitude d’yeux. Ils te regardent, t’observent et te jugent.<br />
Comme je le disais, ces monstres sortent de ma tête suite à des rencontres. Beaucoup de gens parlent de leur vie monotone ; pour moi, c’est souvent un terrain prolifique à la création. Les bras multiples pour les passionnés, les oreilles énormes pour les indiscrets…<br />
Une autre part de cet univers vient également de ma vie, de ma fille qui est handicapée et qui vis dans son petit monde, ou bien d’épisode de la vie qui font voir les choses différemment…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/08.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Entre travail numérique ou traditionnel, quelle est la forme d’expression que tu privilégies le plus ?</strong></p>
<p>Sans aucune hésitation, le traditionnel. Mais je ne renie pas la forme numérique et j’en fais d’ailleurs souvent usage. J’y prends du plaisir mais ce n’est pas le même usage ou la même finalité. Le numérique me permet de tester des choses qui me prendraient plus de temps avec un crayon. Je prends plaisir à utiliser la tablette, mais jamais autant qu’avec un stylo à la main. Il n’y a pas la même intensité. Le numérique permet de corriger les fautes trop facilement et, de ce fait, on n’a pas la même maîtrise de l’erreur. Je travaille toujours mes illustrations directement à l’encre, quitte à devoir transformer certaines choses qui sont ratées.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/09.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Les TOY sont également une bonne opportunité d’expression pour toi…</strong></p>
<p>Je pense qu’on devrait davantage parler de la culture du DIY (Do it yourself), qui a émergé il y a 2 ou 3 ans aux yeux du grand public et qui propose la customisation d’objets. C’est plutôt bien dans le fond mais, souvent, les abus conduisent à la pauvreté du résultat. J’ai fait deux expositions-vente de Toys. Je ne vais pas dire que je n’ai pas apprécié mais je trouve le support assez mal adapté à la création. Il faut, en effet, beaucoup de matériel pour faire du beau boulot.<br />
Le dernier Toy que j’ai fait était pour une vente chez Christies. Il s’agissait d’une sorte de singe que j’avais nommé « Sustainable Monkey ». C’était un pied de nez à la société de consommation dans laquelle nous vivons. C’était un jouet pour grands enfants qui ont de l’argent. Sur ce point de vue on ne peut pas blâmer cette mode.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/10.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Comment as-tu réagi à tes premières propositions d’exposition et de possibilité d’investir les lieux ?</strong></p>
<p>J’étais surpris, je ne pensais pas pouvoir intéresser des gens. Cela dit, à l’heure actuelle, je n’ai fait que des expositions collectives. Mon plus beau souvenir d’exposition date de bientôt 2 ans. Une exposition sous forme d’installation peinte. C’était à Barcelone, dans une énorme salle de 2500m2. Il y avait 6 artistes, avec un beau défi à la clé : utiliser un mur de 12 mètres sur 3, en 5 jours… L’exposition s’appelait « Habia Una Vez A Nino Muerto » : il était une fois un enfant mort. Le sujet était vaste et reprenait des standards de la culture espagnole. J’ai tout de suite pensé à Guernica, mais le curateur m’a invité à ne pas introduire de politique dans ce type d’exposition « Street Art ».Pour les lieux, je les considère tous uniques. La forme d’expression dépendra de ce qu’on nous laisse faire, de la possibilité d’échange avec les autres artistes. Comme je le disais, j’adore les cadavres exquis : à mon sens, ils mélangent la complexité de s’adapter à l’autre tout en conservant son identité.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/11.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><strong>Que prépares-tu pour ce printemps ? </strong></p>
<p>Actuellement, je participe à une exposition collective, à la Strychnin Gallery à Berlin ; c’est un projet réalisé par Giovanni Cervi, pour la protection des baleines.<br />
Et puis, à partir du 18 avril, je participerai à l’exposition « My Doll », à la Toast Gallery, à Paris, un projet initié par June Leeloo.<br />
J’espère faire ma première exposition personnelle en septembre, mais rien n’est encore défini.<br />
Je prépare également une adaptation caricaturale de l’Opéra des Gueux de Bertold Brecht et Kurt Weill. Il y aura un livre musical, illustré avec une artiste de Montpellier que j’apprécie beaucoup.<br />
Ensuite, niveau technique, j’aimerais refaire des grands formats à base d’encre et acrylique. J’aimerais aussi faire de la gravure, même si c’est un désir qui coûte cher. Cette envie, je l’ai eue en voyant les folios de deux artistes dont j’aime bien le travail : Caroline Surry et Anne Van der Linden.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/16_comoseta/12.jpg" alt="Web-Culture ComoSeta" /></p>
<p><a href="http://comoseta.carbonmade.com/">comoseta.carbonmade.com</a><br />
<a href="http://www.toastgallery.com/">www.toastgallery.com</a><br />
<a href="http://www.strychnin.com/">www.strychnin.com</a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>Chloé Poizat</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/04/19/chloe-poizat/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/04/19/chloe-poizat/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 16:27:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Juliette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[Récemment, dans les couloirs du métro parisien, on pouvait tomber nez à nez sur une superbe affiche pour le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers. Une affiche signée Chloé Poizat. Son travail est reconnaissable entre tous : peintures, gravures curieuses, couleurs surprenantes, personnages extravagants, animaux fantastiques…
Le tout nous plonge directement dans un monde étrange et fascinant, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Récemment, dans les couloirs du métro parisien, on pouvait tomber nez à nez sur une superbe affiche pour le Théâtre de la Commune d’Aubervilliers. Une affiche signée Chloé Poizat. Son travail est reconnaissable entre tous : peintures, gravures curieuses, couleurs surprenantes, personnages extravagants, animaux fantastiques…<br />
Le tout nous plonge directement dans un monde étrange et fascinant, tant par sa représentation complexe que par la singularité du propos. Chloé n’est pas une novice en matière d’illustrations ; elle a réalisé de multiples commandes pour la presse et l’édition. (cf : <a href="http://www.chloepoizat.com/">www.chloepoizat.com</a>). Mais hormis quelques informations succinctes, on en savait malheureusement assez peu sur cette artiste dont l’œuvre est considérable. Nos questions sauront-elles réparer ce tort ?<br />
<span id="more-31"></span></p>
<p><strong>Tu as étudié la gravure aux Beaux-Arts d’Orléans et cela se ressent. Les collages, les aplats de couleurs… On sent ton attirance pour la géométrie ! Parle-nous de l’évolution de ton style… Tu dessines depuis longtemps ?</strong></p>
<p>J’ai fait beaucoup de gravure et je continue d’en faire, malgré la pesanteur de mise en œuvre de cette technique. Par ailleurs et bien avant ça, j’ai eu une formation de dessin classique, très rigide, qui se retrouve sûrement dans la construction de mes images et une certaine obsession du détail.<br />
J’essaie de faire en sorte que mon travail ne stagne pas, ne se fige pas, et mon travail personnel est essentiel pour y parvenir.</p>
<p><strong>Il y a quelque chose de surréaliste et d’ironique dans ton travail, en plus d’une grande part de rêve.. Qu’est-ce qui t’inspire ? A qui te réfères-tu ?</strong></p>
<p>Évidemment on me parle souvent de surréalisme à propos de mon travail, mais l’anthropomorphisme, par exemple, n’est pas né avec le surréalisme…<br />
Ce qui m’intéresse dans l’ironie et l’humour en général, c’est cette capacité de ce ressort à déplacer le regard, à créer une double lecture dans l’image.<br />
Je ne suis pas sûre qu’il faille savoir d’où vient l’inspiration ; c’est une vision, un grand magma.<br />
Mes références sont très souvent littéraires ou cinématographiques, même indirectement, et d’un point de vue plastique les primitifs italiens sont « mon dada ».</p>
<p><strong>Tête d’oiseau, chevelure plante, tes personnages ont souvent une identité altérée. Qui sont-ils ? Les éléments naturels, végétaux, animaux, sont très présent au fil des planches.. d’où viennent-ils ?</strong></p>
<p>De l’histoire de l’humanité, de l’Antiquité et du lien évident que nous avons avec le Tout.</p>
<p><strong>Peux-tu nous dire de quelle façon tu travailles… Au quotidien, ou as-tu des phases de production ?</strong></p>
<p>Je ne suis pas une grande productrice, j’ai besoin d’idées pour faire. Faire sans idée me paraît vain. C’est un processus de maturation, d’infusion, je suis donc assez lente au travail.</p>
<p><strong>La première fois que j’ai vu tes illustrations, c’était dans Le Monde. Quelles sont les enjeux entre travailler pour un quotidien national et une maison comme les Éditions du Rouergue ?</strong></p>
<p>Pour la presse, et en particulier pour un quotidien, le temps de création est très court. Il faut donc réagir vite, trouver la meilleure idée possible et qu’elle soit réalisable « rapidement ».<br />
Pour l’édition, le temps est plus distendu mais souvent trop court car l’exigence d’un livre n’est pas celle d’une image furtive créée pour la presse.</p>
<p><strong>Quelle l’importance donnes-tu à l’évolution des technologies, à internet (à ton site par exemple), mais aussi aux logiciels d’animations… As-tu déjà pensé à développer ton travail dans cette voie ?</strong></p>
<p>Je viens de faire la refonte totale de mon site. C’est un très bon outil de communication à condition qu’il soit facile à mettre à jour et qu’il soit bien pensé…<br />
Je fais un peu d‘animation ; c’est un aspect que je veux approfondir.</p>
<p><strong>Ton travail a une dimension onirique. As-tu déjà travaillé pour la mode ou le textile ? Si non, est ce que cela t’intéresserait ?</strong></p>
<p>Pourquoi pas, tout dépend du projet et surtout du degré de liberté qui me serait accordé.</p>
<p><strong>En regardant ton travail, je fais un parallèle avec celui d’Olaf Hajek, un autre illustrateur que j’aime beaucoup. Qu’en penses-tu ? Es-tu sensible à ce qui se fait actuellement en illustration ?</strong></p>
<p>Je ne connaissais pas le travail de Olaf Hajek, mis à part une ou deux images.<br />
On peut y voir un lien, comme on peut voir un lien avec Max Ernst, Jacques Prévert et bien d’autres.<br />
Je ne me suis jamais attardée sur l’illustration, mon regard se tourne toujours du côté des artistes contemporains ou non qui « m’enseignent » quelque chose.<br />
L’illustration est la plupart du temps un travail très contraint, et il est rare qu’une commande coïncide avec le temps et l’envie de l’auteur. C’est un arrangement avec le temps, l’image, et soi.</p>
<p><strong>En ce moment le Musée d’Art Moderne expose De Chirico. Quel regard portes-tu sur son œuvre ?</strong></p>
<p>C’est un peintre que j’aime. Lorsque je regarde son œuvre entière, je me dis qu’il a fait preuve d’ironie, à répéter, à refaire son succès pictural de la période dite «métaphysique». Et de courage aussi, lorsque dans les années 60 il prend le risque du peintre décalé d’avec son temps, peignant comme on ne peint plus à cette époque sinon dans les ateliers du dimanche ! Ça me plaît.</p>
<p><strong>Enfin, quels sont tes futurs projets ?</strong></p>
<p>Mourir, très probablement !</p>
<p><a href="http://www.chloepoizat.com/">www.chloepoizat.com</a><br />
<a href="http://www.galerie-martine-gossieaux.com/">www.galerie-martine-gossieaux.com</a></p>
<p>Interview par Juliette Teste et André Sanchez</p>
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		<title>Julien Langendorff</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Apr 2009 16:27:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le 7 avril prochain, aura lieu à la galerie du Jour Agnès B, une exposition de Julien Langendorff. On commence à bien connaître ses œuvres, ses multiples collaborations et les éloges sur son travail généreux ne manquent pas. Généreux, sans aucun doute, mais ce trait de caractère suffit-il à le définir ? Il est incontestable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/00.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p>Le 7 avril prochain, aura lieu à la galerie du Jour Agnès B, une exposition de Julien Langendorff. On commence à bien connaître ses œuvres, ses multiples collaborations et les éloges sur son travail généreux ne manquent pas. Généreux, sans aucun doute, mais ce trait de caractère suffit-il à le définir ? Il est incontestable que ce jeune artiste nous pousse à diverses interrogations…<br />
Accrochez vous !<br />
<span id="more-29"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/01.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Des trottoirs de Brooklyn au Palais de Tokyo… peux tu nous parler de cette fulgurante ascension ?</strong></p>
<p>Tout s’est fait un peu par hasard… Le jour où Jacques Noël du Regard Moderne (<a href="http://www.unregardmoderne.com/">www.unregardmoderne.com</a>) m’a proposé d’exposer des gravures, je n’arrivais pas à y croire, c’était un sentiment vraiment fort. Je ne pensais pas que quelqu’un pouvait s’intéresser à ces dessins que je faisais chez moi, le soir en écoutant des disques… J’adore Jacques, il est un peu comme un mentor, et lorsqu’il m’arrive de ne pas être au top de ma forme je vais lui rendre visite. Sa librairie est un sanctuaire, il connaissait William Burroughs et beaucoup de gens l’admirent… Un après-midi Sonic Youth ont amené Beck là-bas et ont enregistré des chansons. C’est grâce à lui que j’ai auto-édité mon premier livre « The Random Rites Of Loneliness », il me harcelait pour que je le fasse, et j’ai vite compris par la suite que c’était une excellente manière de diffuser mon art&#8230; Des gens l’ont remarqué et m’ont proposé de faire des choses. Après cela j’ai fait un autre livre intitulé « Goodbye Horses » à Berlin. J’ai passé pas mal de temps à Brooklyn, où j’ai rencontré les gens de la galerie Cinders lors d’un concert de mon ami Jeffrey Lewis. Je leur ai envoyé des dessins plus tard et depuis j’ai fait pas mal de shows là-bas. Après c’est une succession d’expositions qui ont amené d’autres expositions, des rencontres, etc.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/02.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Quels furent tes premiers supports d’expression ? Musique, écriture, peinture, dessin… ?</strong></p>
<p>Je dessine depuis toujours, mais la musique est vraiment ce qui m’a accroché le plus, et c’est encore le cas maintenant.. J’ai appris à jouer de la guitare et de la batterie dès l’âge de 8 ans, je me souviens que j’essayais d’écrire des chansons avec un ami, on parlait de trucs satanistes, en fait maintenant que j’y pense on était exactement comme dans la chanson des Mountain Goats « The Best Ever Death Metal Band In Denton » ! Mon père était batteur dans un groupe psychédélique, il jouait dans les musées d’art moderne et ce genre de trucs. J’étais un peu décalé par rapport au gens à l’école, car j’adorais le classic-rock, j’écoutais Led Zeppelin, Creedence…<br />
J’étais obsédé par les Rolling Stones, je collectionnais tous les bootlegs de la période Mick Taylor. En fait la peinture m’a intéressé un peu plus tard, j’ai découvert David Hockney, Basquiat… J’ai toujours aimé l’art mais à partir du moment où j’ai réalisé qu’on pouvait y trouver la même énergie que dans le rock, ça m’a vraiment donné envie de m’y intéresser davantage.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/03.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>On te qualifie d’artiste multidisciplinaire. Comment en es-tu arrivé à ce statut ? Peux-tu nous parler des tes diverses collaborations… Andrea Crew, Herman Dune…</strong></p>
<p>Je me suis toujours exprimé selon différentes manières et c’est quelque chose de naturel pour moi. La plupart de mes amis et de mes artistes préférés sont à la fois peintres, musiciens, écrivains… Exprimer un univers dans lequel tout s’assemble, un dessin, une chanson, un beau poème est quelque chose de complètement fascinant, je trouve, que l’on soit spectateur ou créateur c’est une expérience puissante. C’est vrai, j’aime bien collaborer avec d’autres personnes et j’ai la chance de souvent faire des rencontres propices à cela. David-Ivar Herman Dune est l’un de mes meilleurs amis et ensemble on a fait trois expositions de dessins réalisés à deux, ainsi que publié un livre intitulé « Barefoot/Bad Omen ». Nous avons fait beaucoup d’œuvres à quatre mains, et construit des narrations selon un procédé qui ressemble à l’écriture de chansons. Il a enregistré des disques merveilleux avec son groupe, il écrit de beaux poèmes simples et sincères et travailler avec lui a été quelque chose de très inspirant.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/04.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p>J’ai récemment réalisé un film avec Jason Glasser intitulé « Pillars Of Fire », dont l’idée a germé suite à une installation que j’ai exposée dans une galerie rue Louise Weiss, j’avais fait cette grande sculpture en cheveux très étrange je crois&#8230; Nous avons écris toute la bande-son et des chansons, que nous jouons live pour accompagner les projections du film ; et aujourd’hui nous ne savons plus nous-mêmes si ce projet est un film ou un groupe. Pillars Of Fire est une formation très libre, à laquelle se joignent souvent d’autres musiciens, la songwriter Sol, Lori Sean Berg du groupe Berg Sans Nipple, Matteah Baim…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/05.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p>Nous allons bientôt jouer avec Psychic TV, c’est très excitant car j’aime beaucoup Genesis P-Orridge. Jason est un de mes peintres préférés, je ne le connaissais pas encore personnellement quand j’ai vu une des ses expositions il y a quelques années, et j’avais immédiatement adoré son travail. Je lui donne de temps en temps un coup de main avec son groupe Fruitkey, et c’est une personne avec qui j’aime beaucoup traîner et discuter. Andrea Crews m’ont proposé de faire des t-shirts, je ne suis pas exactement dans l’esthétique qu’elles véhiculent mais ça m’a amusé de faire ça, le côté hand-made de leur production est quelque chose dont je me sens proche, et j’aime bien Maroussia Rebecq qui a créé cette marque. Je vais bientôt collaborer avec Sol Sanchez qui est une songwriter magnifique et une photographe très douée, nous allons faire des collages à deux pour une exposition dans une galerie à Paris, son univers me touche vraiment, quelque part entre une sensibilité à la Cassavettes, les films noirs et le porno 70’s…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/06.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>On cite ton travail comme étant influencé par la contre-culture des années 60, le psychédélisme… Penses-tu appartenir à cette tradition historique ? Quel regard portes-tu sur ces références ?</strong></p>
<p>Je ne sais pas. C’est vrai que je suis très inspiré par cette période… Très jeune j’ai découvert que tout ce truc, c’était pour moi, ça m’a tout de suite attiré. Autant l’imagerie hippie que son versant sombre, the Church Of Satan, la Manson Family, le concert d’Altamont..Tout se rejoignait pour m’offrir un univers tellement magnifique, autant en musique, en cinéma, qu’en littérature et mode de vie.. Les films de Kenneth Anger, les films de Garrel comme « Le lit de la Vierge », « La Cicatrice Intérieure », « Athanor »… Je suis fasciné par les films de Philippe Garrel, j’ai récemment vu Le Berceau De Cristal à la Cinémathèque de Paris, c’était hallucinant ! Certains de ses films sont très difficiles à visionner, il n’existe pas beaucoup de copies… Quand j’ai découvert son œuvre, en particulier du « Révélateur » jusqu’à la fin des années 70, ça m’a bouleversé car l’attitude et les images m’ont immédiatement passionné.. Cette sensation étrange, d’avoir quelque chose en tête sans réussir à le définir et de découvrir le travail de quelqu’un qui le matérialise. C’est à la fois romantique, mystique, très stylisé, une atmosphère en même temps gothique et psychédélique, austère et expressionniste.. Je ne me pose aucune question relative à une quelconque appartenance historique, je fais des choses, je crois, guidées par une sensibilité qui vient de là car ça fait partie de ma vision du Beau…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/07.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/08.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Tu as l’air de bien t’amuser avec un stylo BIC… Pas mal d’artistes l’utilisent, je pense à Jan Fabre notamment. Quelle est la particularité de ce médium ?</strong></p>
<p>J’aime bien Jan Fabre… En fait j’ai commencé à beaucoup l’utiliser car c’est tout simplement l’un des objets les plus accessibles pour créer, et j’aime les nuances et l’aspect que celui-ci procure. C’est étrange que les gens aient focalisé mon travail là-dessus à un moment ; je veux dire que je ne me considère même pas spécialement comme un dessinateur ; alors ce truc de l’artiste du stylo bic c’est vraiment quelque chose de bizarre. Je crois que ça véhicule une sorte d’imagerie cool, lié à un aspect lo-fi car c’est un objet du quotidien ou quelque chose comme ça… Pour moi c’est un genre de stylo comme un autre, c’est tout.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/09.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/10.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Comment se passe la réflexion et l’écriture d’un projet pour une galerie ? Quel rapport entretiens tu avec le galeriste, justement ?</strong></p>
<p>D’ une manière très instinctive. Les galeristes ont souvent besoin de quelque chose de très précis afin d’écrire leur communiqués de presse etc. Moi j’ai une idée en tête mais qui est toujours difficile à exprimer, j’ai rarement fait des projets avec un concept définitif. Les idées viennent comme ça, c’est très mystérieux. Parfois, je décide d’une certaine technique ou esthétique qui va définir la production, parfois je vois une image quelque part qui me touche et me donne envie de travailler sur une nouvelle série d’œuvres. Il n’y a pas de règles en fait. Mes galeries sont super et me font totalement confiance, j’aime bien les gens de Cinders à NY, qui ne sont pas beaucoup plus vieux que moi et qui partagent la même culture que moi je crois.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/11.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Peux-tu nous parler de « The Ritual Key », que tu vas présenter à la galerie du Jour Agnès B ?</strong></p>
<p>J’ai été invité par Agnès à exposer aux côtés d’Antony, du groupe Antony and the Johnsons… Je ne connais pas très bien son travail, mais nous avons quelques amis en commun, et je suis impatient de voir cette exposition. Je prépare une nouvelle série de papiers découpés, une technique que j’ai découvert récemment et que j’aime beaucoup. Le principe est le même que celui qu’utilisait Matisse à la fin de sa vie, découper des formes à-même la couleur et les assembler sur le papier. J’aime l’aspect un peu primitif et étrange de cette technique, c’est bizarre car mon intérêt pour celle-ci est arrivée à un moment où je disais beaucoup de choses dans mes dessins, il y avait beaucoup de détails, du texte, et à un moment j’ai eu envie d’un peu plus de retenue. Aussi ça m’a permis de travailler sur quelque chose de plus abstrait, parfois des formes pures, et découvrir un nouveau vocabulaire visuel…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/12.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Marcel Duchamp a dit : « Le grand ennemi de l’art, c’est le bon goût ! ». L’art contemporain devient un terme galvaudé et sert de plus en plus à désigner n’importe quoi… Qu’en penses tu ? Est-ce que tu suis ce qu’il se passe dans les galeries ?</strong></p>
<p>Oui je crois… Je me tiens au courant, mais je vis vraiment dans une bulle, la plupart des choses que j’aime dans l’art, la musique, le cinéma ne sont pas vraiment de maintenant. Il est rare de me voir aux vernissages et ce genre de manifestations. La plupart des expositions que je vois dans les galeries à Paris ne m’intéressent pas beaucoup. Je suis représenté par une galerie à New York qui s’appelle Cinders, quand je me rends dans cette ville c’est beaucoup plus excitant. Les grosses galeries là-bas n’hésitent pas à exposer de jeunes artistes, des gens avec des visions uniques ; sans forcément un rapport avec ce qui marche en ce moment. Les derniers artistes récents que j’ai vraiment aimés sont Kyle Field et Chris Johansen, mais je crois que je me tiens plus au courant des nouveaux groupes que des nouveaux artistes.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/13.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Quels sont tes objectifs pour 2009 ?</strong></p>
<p>J’ai des projets de films que j’aimerais réussir à concrétiser, c’est à peu près tout ce qui m’intéresse en ce moment.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/14julien/14.jpg" alt="Web-Culture Julien Langendorff" /></p>
<p><strong>Parle-nous de ce que tu aimes…</strong></p>
<p>Je viens de finir l’autobiographie de Ronnie Wood, les Stones sont une des choses que j’aime le plus au monde. Récemment j’ai revu The Holy Mountain de Jodorowsky, et je ne me souvenais pas que les décors étaient si spectaculaires.. Mon ami Robert Lowe m’a appris que John Lennon et Yoko Ono avaient en partie financé le film.. Robert est un musicien insensé, son projet s’appelle The Lichens et j’aimerais qu’il joue dans des stades ou alors pendant l’entracte du Superbowl, ça permettrait aux gens de se rapprocher un peu plus de la nature… J’aime les disques de songwriting avec des paroles incroyables, comme par exemple « Blood On The Tracks » de Bob Dylan et « All Hail West Texas » des Mountain Goats. J’ai récemment vu un magnifique livre sur l’art des Shakers, une secte protestante déviante liée aux Quackers à la fin du 18e siècle. Leur sens de la composition, des couleurs et leur agencement de formes magiques sont éblouissants. Augustin Lesage, un artiste qui communiquait avec les esprits qui lui dictaient la peinture de tableaux obsessionnels censés représenter l’architecture de l’univers. Ma fiancée m’a fait découvrir John Jacob Niles, un chanteur américain folk traditionnel dont la voix et l’interprétation sont parmi les plus intenses que j’ai écoutées. Un des groupes de ces dix dernières années qui m’a le plus impressionné est Wooden Wand And The Vanishing Voice. J’ai eu la chance de les voir à NY peu de temps avant qu’ils se séparent, et leurs disques sont d’une étrangeté vraiment attirante, un peu comme visiter une maison hantée sous mescaline !</p>
<p><a href="http://www.fatgalerie.com/">www.fatgalerie.com</a><br />
<a href="http://www.galeriedujour.com/">www.galeriedujour.com</a><br />
<a href="http://www.cindersgallery.com/">www.cindersgallery.com</a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>Christophe Blanc</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/02/26/christophe-blanc/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 16:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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		<description><![CDATA[Christophe Blanc (rien à voir avec Michel et Laurent) est un illustrateur / réalisateur indépendant. Après des études aux beaux-arts de Toulouse, il fonde en 1998 D-tracks, un collectif de vidéo et d’art contemporain. En 2003, il s’installe à Paris, il est représenté par l’agence Creative Syndicate et réalise des films d’animations pour FIAT et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Christophe Blanc (rien à voir avec Michel et Laurent) est un illustrateur / réalisateur indépendant. Après des études aux beaux-arts de Toulouse, il fonde en 1998 D-tracks, un collectif de vidéo et d’art contemporain. En 2003, il s’installe à Paris, il est représenté par l’agence Creative Syndicate et réalise des films d’animations pour FIAT et COCA COLA. Parallèlement sous le nom de VALPARESS il développe un travail graphique trash et sombre à la fois, sur support papier (dessin, livre…) et dans des films d’animations. Il se fait alors remarqué par des groupes de rock comme LCD Soundsystem pour qui il réalisera plusieurs vidéos clip. Depuis 2004, on peut voir régulièrement ses films dans l’émission « Les films faits à la maison » sur Canal +.Aujourd’hui il vit et travail à Nîmes.<br />
Sous cette présentation conventionnelle, se cache un véritable trublion de l’illustration et de l’animation. Christophe a répondu à quelques questions et joué franc-jeu sans langue de bois, à l’image de son crayonné frénétique et des idées toutes aussi énergiques.<br />
<span id="more-23"></span></p>
<p><strong>Dis moi Christophe…<br />
Ne te prendrais tu pas un peu pour notre « omniprésident » ? :<br />
D-tracks, Valparess, Super, BD, clip, sketchbook, dessins, print, blog, communication, évènementiel, publicité… ? Comment fais-tu pour gérer toutes ces casquettes ?</strong></p>
<p>Comme notre « omniprésident », je m’appuie avant tout sur une hygiène de vie irréprochable, un long jogging le matin une alimentation seine et équilibrée, jamais d’alcool et beaucoup de drogue, ou l’inverse. Sinon c’est surtout une façon de varier les plaisirs tout en faisant finalement toujours la même chose. Je n’aime pas l’idée de m’enfermer dans une pratique ou dans une catégorie (artiste, illustrateur, graphiste…) et je trouve très intéressant de pouvoir travailler (parfois en même temps) sur une publicité avec plein de contraintes, de réunions, de préparations, un gros budget et sur un fanzine obscur qui sera tiré à 100 exemplaires.<br />
Souvent les projets se nourrissent les uns les autres, par exemple le premier dessin animé que j’ai fait c’était un film pour Coca Cola, le projet n’a pas était retenu mais ça m’a permis de tester l’animation et le dessin et juste après j’ai fait trois clips pour Gilles De la Tourette (un groupe de rock qui n’existe malheureusement plus) en dessin animé. Par ailleurs internet favorise cette impression de multiplicité et de schizophrénie.</p>
<p><strong>C’est plus ou moins à cause d’une jeunesse « Marvel » que tu as choisi le dessin ?<br />
D’ailleurs est-ce que Super n’est pas une forme de revanche ? (Voir le dessin de Super traînant Spidey et Batman : <a href="http://www.jesuissuper.fr/">www.jesuissuper.fr</a>)</strong></p>
<p>Oui, j’ai toujours été un fan de comics et j’ai dessiné un gros paquet de types musclés avant de faire Super.<br />
Plutôt qu’une revanche, Super est un hommage aux super-héros, pour moi c’est une sorte de synthèse ou de jus, si on prend à peu prés tous les super-héros et qu’on les presse très forts entre eux on devrait obtenir quelque chose comme Super… en tout cas se sera rouge…<br />
A côté des super-héros, il y avait aussi les Cow-Boys. C’est bien aussi les Cow-Boys c’est un peu la même chose que les super-héros mais sur un cheval. En dessin, j’ai aussi été très marqué par Blutch, Pierre La police, par les travaux des éditions du Dernier Cri et bien d’autres encore. Je m’inspire énormément de beaucoup de dessinateurs et j’aime beaucoup changer de style. Ce qui est intéressant en illustration ou en publicité, c’est quand on peut essayer des choses vers lesquelles on irait pas tout seul.</p>
<p><strong>Tu sembles attacher beaucoup d’importance au dessin abstrait, est-ce un défouloir ou une source d’inspiration ?</strong></p>
<p>C’est un défouloir, mais c’est surtout une mise au point par rapport au dessin, une réflexion sur le geste et l’acte du dessin. Le principe c’est d’enlever le sujet pour ne plus avoir que le trait et n’obtenir que la matière. C’est à la fois très libre parce que sans contrainte, sans schéma, sans intention, sans narration et à la fois très tendu parce qu’il faut arriver à ce que le dessin soit équilibré sur la feuille et dans son format. Parfois c’est aussi simplement une gymnastique de la main, on en revient toujours au jogging…</p>
<p><strong>D’après toi, qu’est-ce qui attire tes clients dans ton travail ? Comment le perçois-tu et quel est son utilisation idéale ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas eu une multitude de clients pour en tirer vraiment un schémas, mais dans les mots qui sortent régulièrement il y a : fraîcheur, trash, contre-pied… Je pense que ça répond à peu près à ta question. Lorsque l’on m’appelle sur un projet c’est pour amener quelque chose d’un peu décalé, d’un peu rock’n&#8217;roll (vu les travaux que je fais je trouve ça normal) par contre cela limite sûrement mon champ d’action dans la publicité car ce serait très étonnant – bien que très décalé – que l’on me contacte pour vendre de la lessive ou du parfum, quoi que j’ai bien fait une campagne pour des voitures… Ce qui attire aussi c’est le côté « fait main » et stylo bic qui tranche avec des images plus lisses auxquelles on n’est plus habitué.</p>
<p><strong>Pour l’animation, le logiciel Flash a dû changer beaucoup de choses pour toi… est-ce que cela a également développé ta créativité ?</strong></p>
<p>« Flash », kezako ? Je ne travaille pas du tout sur Flash. Pour exemple, le site « www.jesuissuper.fr » est fait sur Flash (par Loïc Godin : <a href="http://www.tryon-design.com/">www.tryon-design.com</a>, merci encore !) mais pas les films. Pour les films je travaille sur Aura, l’ancêtre de TV Paint, c’est un logiciel d’animation 2D. En gros sur TV paint, on travaille en approche bitmap alors que sur Flash on travaille en vecteurs. Disons que sur Aura on travaille beaucoup à la main (tablette graphique) et ça se voit. En tout cas ce logiciel m’a énormément apporté, il détermine carrément le style d’animation et de dessin que l’on trouve dans mes films.</p>
<p><strong>« Artistes, créateurs, je vous aime » Dixit Nicolas Sarkozy. C’est une phrase qui en dit long… Je sais que tu es très attaché à l’image du Président (voir blog). Que penses-tu de sa position par rapport à l’art et quel bilan pourrais-tu tirer de l’art actuel dans notre pays ?</strong></p>
<p>La position de Nicolas Sarkosy est toujours la même sur tous les sujets « lui derrière et nous devant »… (Merci pour la perche!)<br />
En fait je ne m’intéresse que de loin aux déclarations présidentielles. Le blog Sarkozyzy c’est un peu un hommage rendu, « rendons à César… », une façon de dire « chapeau bas » monsieur le Président…mon engagement ne va pas beaucoup plus loin que le bout de sa bite (cf. blog vite : <a href="http://valparess.over-blog.com/">valparess.over-blog.com</a>).<br />
Sur l’art et la culture je n’ai pas trop écouté ce qu’il disait, mais je dirais que l’art actuel dans notre pays : çà va mieux, il y’a eu des périodes où c’était pire mais là c’est bien, l’art contemporain est stable, la sculpture est montée de 0,2%, la peinture a atteint sa vitesse de croisière de 130 km/h et le spectacle vivant rafle toutes les subventions, salauds ! (ndlr : Humour !!!)</p>
<p><strong>Parles-nous de tes projets à long et moyen termes… Quel est ton rêve le plus fou ?</strong></p>
<p>Les projets actuellement, c’est une exposition à Nîmes en mars à la galerie « Bienvenue à bord ». C’est aussi une installation multimédia « samp(l)ing/samp(l)ong » que nous venons juste de terminer avec Jean François Oliver et que nous espérons pouvoir faire tourner all over the world. C’est aussi développer la série « je suis super » et notamment trouver des partenaires prêts à mettre des fonds dedans sans trop poser de questions ! C’est aussi faire des figurines articulées de Super et des slips avec imprimés dessus « j’aime mon bras vengeur »… Et beaucoup d’autre chose encore…<br />
Mon rêve le plus fou ? … ce serait d’avoir 16 ans et d’être un fille, çà doit être super extrême…</p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>Elsa Cha</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/02/04/elsa-cha/</link>
		<comments>http://www.webculte.fr/2009/02/04/elsa-cha/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2009 16:22:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>

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Elsa Cha… Joli nom d’artiste, simple, remplit de douceur et de poésie. Cha : qui n’est pas s’en rappeler également le félin que l’on apprécie beaucoup pour la liberté qu’il dégage…
Une liberté que l’on retrouve mise à nue dans le travail d’Elsa. Après 5 années d’études aux Beaux-Art de Paris avec un diplôme à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/00.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p>Elsa Cha… Joli nom d’artiste, simple, remplit de douceur et de poésie. Cha : qui n’est pas s’en rappeler également le félin que l’on apprécie beaucoup pour la liberté qu’il dégage…<br />
Une liberté que l’on retrouve mise à nue dans le travail d’Elsa. Après 5 années d’études aux Beaux-Art de Paris avec un diplôme à la clef en 2005 cette jeune artiste vivant à Montreuil (région parisienne), et également lauréate du prix Keskar en 2006. Représentée par la célèbre Galerie Claude Samuel à Paris, elle a bien voulu répondre à quelques questions afin de nous présenter son énigmatique et puissant travail.<br />
<span id="more-19"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/01.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>J’ai découvert ton travail quand tu as participé au concours de customisation Dr Martens / Myspace, peux tu nous dire ce que tu as fait pour en arriver là ?</strong></p>
<p>Effectivement, j’ai fait partie des 10 finalistes Europe de concours de customisation. J’aime travailler sur toutes sortes de supports, répondre à différentes contraintes techniques. Avant les Beaux-arts je dessinais des vêtements. C’était la première fois que j’habillais une chaussure et cela m’a beaucoup amusé, j’ai travaillé pour le concours myspace dans le cadre d’un loisir.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/02.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>D’après toi, qu’est-ce que t’ont apporté les Beaux-Arts ?</strong></p>
<p>La possibilité d’explorer différentes techniques et de s’affirmer dans ses domaines de prédilection. L’école permet également de vrais échanges entre les étudiants, eux-même et les professeurs artistes ou non . L’école des beaux-arts est un beau souvenir pour moi.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/03.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>Ton univers créatif est remplit de poésie j’oserais dire féminine aussi bien douce que violente, il y a t’il une source d’inspiration à ce constat ? </strong></p>
<p>Je fabrique mes propres langages en tant que nécessité. Violence et douceur comme les métaphores de mon histoire. La poésie me permet d’être en décalage. Ne pas être trop près…. Je préfère être dans la suggestion. Présenter un travail très radical m’intéresse moins qu’il y a quelques années. Il est important pour moi, du moins maintenant, que celui qui regarde ne soit pas complètement perdu, j’ai besoin que l’on comprenne le sens de l’œuvre ou bien qu’on puisse lire un peu de ce qui y est raconté.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/04.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>TRAVAIL – ART<br />
Quelle définition donnes-tu au « dessin contemporain » ?</strong></p>
<p>Peut-être… la liberté sur papier…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/05.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>En effet, une impression de liberté ressort dans tes travaux, penses tu qu’elle est instinctive ? Du moins, j’ai l’impression que tu fonctionnes souvent ainsi… à l’instinct voire à l’instant ?</strong></p>
<p>C’est vrai, j’ai une démarche plastique assez instinctive mais je ne fonctionne pas toujours comme cela dans mon travail. J’essaie, dans le moment, d’être la plus sincère possible – dans la gestuelle et dans le sens. Certaines formes naissent d’elles même mais il m’arrive souvent de les contredire. L’importance n’est pas seulement donnée au geste instantané ou à la pensée immédiate mais aussi aux tentatives d’une construction réfléchie.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/06.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>Dessin, peinture, écriture, grattage… est-ce une finalité ou le début de ce que l’on peut trouver dans tes œuvres ? Va t’il y avoir une évolution technique ?</strong></p>
<p>L’utilisation éclectique des médiums dans ma peinture répond à différentes émotions cérébrales et plastiques. Je vais au plus proche de ce que je veux rendre, de ce que je ressens. Chaque couleur, chaque matière choisies ne pourraient pas être une autre, j’écrivais sur mes toiles « c’est 6 et pas 3 ». J’utilise aussi beaucoup l’écriture miroir, les phrases étant issues d’une pensée automatique. J’ai depuis peu, commencé à utiliser des objets comme des fleurs en plastique, que je colle sur mes toiles ou dessin. J’essaie de lier les objets en 3D, le dessin et la peinture de façon à ce qu’ils se confondent. Les éléments interagissent entre eux et existent par les autres.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/07.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>ACTUALITÉ – DÉSIRS<br />
Tu as fait quelques livres pour enfants, qu’est-ce que celà t’a apporté ?</strong></p>
<p>J’ai commencé à écrire des contes il y a une dizaine d’année. Mon premier texte était « Petit » que j’ai quand même du édulcorer pour qu’il soit destiné à un public jeunesse. Depuis j’ai réalisé 9 livres. J’ai souvent commencé par écrire le texte mais avec, à chaque fois des idées assez précises des illustrations. Pour « une graine » j’ai travaillé dans l’autre sens. C’est-à-dire que j’ai d’abord fait toutes les illustrations et ensuite répondu aux images par le texte.<br />
Au départ, j’ai imprimé mes livres moi-même, c’était comme des petits objets précieux, puis je les ai fait imprimer en 20 exemplaires chacun, pour une signature à la galerie la Hune Brenner en 2006 et différentes présentations. Ma collection, depuis, a été achetée par le musée « Les Abattoirs » de Toulouse.<br />
Travailler sur mes livres est un vrai plaisir pour moi. A chaque fois que je commence un projet, je rentre dans un nouvel univers qui me tient jusqu’à ce que je termine le livre.<br />
Je suis en train de commencer une collection, dont 2 des premiers ouvrages ont déjà été réalisés : « Poupées » et « Médaille ». Je me suis donné des contraintes techniques pour cette collection : Deux outils et une couleur par livre. Je voudrais qu’elle contienne au moins 5 livres.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/08.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>Tu es à la galerie Claude Samuel, que pensent t’ils de ton travail et toi du leur ?</strong></p>
<p>Ce sont des galeristes aguerris qui me font confiance et mettent mon travail en avant. J’ai rencontré Élisabeth Samuel lors du vernissage de l’exposition « Première vue » à laquelle j’ai participé en 2007 et dont le commissaire était Michel Nuridsany. J’avais réalisé une fresque mêlant toiles et interventions plastiques. Élisabeth et Claude Samuel avaient beaucoup apprécié cette œuvre et m’ont proposée qu’on se rencontre. Je suis depuis Mars 2008 dans la galerie. Ils me présentent sur des salons importants comme le salon du dessin contemporain et ne manquent pas de diffuser mon travail quand ils le peuvent. J’aime leur manière d’aborder l’art et nous avons de bons rapports, ce qui me permet de leur présenter mes projets qu’ils respectent.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/09elsa/09.jpg" alt="Web-Culture Elsa Cha" /></p>
<p><strong>Qu’est-ce que tu nous prépare pour cette année ?</strong></p>
<p>Je suis actuellement en train de préparer mon exposition personnelle à la galerie qui aura lieu du 05 mars au 18 Avril. Une de mes œuvres sera exposée au salon de Mai où j’ai été invitée par l’artiste Chloé Julien qui a été lauréate du prix du salon l’année dernière. Je voudrais aussi commencer les illustrations d’un texte que j’ai écrit l’année dernière, qui sera le troisième ouvrage de ma nouvelle collection de livre.</p>
<p>Interview André Sanchez.</p>
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		<title>Lapin</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/01/05/lapin/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Jan 2009 16:21:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Andre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>

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Je viens de chercher : Les calepins de Lapin sur Google… 21900 résultats !!! Ça fait quoi d’être célèbre ?

Bah, je dirai que ça reste quand même un microcosme de gribouilleurs qui me connaissent, et qui me suivent régulièrement, mais il parait que ce cercle s’élargit doucement. De participer à des expositions à droite à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/00.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p>Je viens de chercher : Les calepins de Lapin sur Google… 21900 résultats !!! Ça fait quoi d’être célèbre ?<br />
<span id="more-15"></span></p>
<p>Bah, je dirai que ça reste quand même un microcosme de gribouilleurs qui me connaissent, et qui me suivent régulièrement, mais il parait que ce cercle s’élargit doucement. De participer à des expositions à droite à gauche m’a donné plus de visibilité. Et j’aime à penser que mes illustrations sont accessibles à tous.<br />
Mais plus que la célébrité, c’est la reconnaissance qui me touche.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/01.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/02.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>Tu vis à Barcelone, c’est pour le travail ou le soleil ?</strong></p>
<p>Barcelone, c’était d’abord pour le travail. J’étais envoyé par l’agence de design pour laquelle je travaillais à Paris pour la création d’une filiale espagnole. Et puis, quand j’ai décidé de voler de mes propres ailes, je me suis contenté du soleil =:)</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/03.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/04.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>Quand on regarde ton travail, tes croquis, c’est rempli de quotidien…<br />
D’où viens ce besoin de le dessiner sur du papier ?</strong></p>
<p>Je dessine tous les jours, c’est un besoin, et lapinette sait ô combien je suis de mauvais poil quand je ne sors rien de bon. Alors forcément à dessiner tout le temps et partout, mes calepins ressemblent à des carnets de bord, le long de mes déplacements et de mes rencontres. Et puis c’est avant tout une source d’inspiration intarissable ce quotidien.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/05.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/06.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>J’aime beaucoup la façon dont tu dessines la typographie, et le rôle que tu lui donnes dans tes dessins… Qu’est-ce qui a motivé ce fait ?</strong></p>
<p>Bien observé ! D’autant que ces éléments de typographie sont de plus en plus récurrents dans mes dessins. Je crois bien que c’est mes années passées en agence de design qui ont modelées ce goût pour dessiner aussi les lettres. D’ailleurs je continue toujours à créer des polices pour l’édition ou pour le plaisir…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/07.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/08.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>Quand tu dessines dans tes – maintenant fameux – calepins, te sens tu parfois limité ou coincé par ce support ? Je veux dire par là, est-ce que, par inspiration, il t’arrive d’avoir le besoin de plus qu’un calepin pour dessiner ou peindre ?</strong></p>
<p>La première limite que j’ai rencontré avec mes calepins fut la taille. En plus d’un calepin compact facile à mettre dans la poche, j’ai désormais aussi en cours un autre calepin, plus grand, pour pousser dans le détail mes illustrations.<br />
Et tout ressemant, je viens de goûter au wallpainting, avec un format d’environ 3×2m, et ça donne un vrai souffle à ma ligne, j’ai très envie de renouveler ça.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/09.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/10.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>Comme tout le monde, internet est un moyen pour toi de promouvoir ton talent. Est-ce que le fait de l’utiliser est aussi un moyen de restituer à ton travail une légitimité contemporaine ? Sachant que tes outils sont essentiellement traditionnels (papier, crayon, feutres…)</strong></p>
<p>C’est vrai que j’ai la sensation d’avoir une démarche d’illustrateur assez “classique”, avec souvent des sujets où des ambiances vintages, comme de vieilles muscle cars sur du papier jauni ou quadrillé. Mais l’outil informatique est toujours présent pour autant. Je scanne systématiquement tous mes dessins, je peux composer, enrichir de fonds plus “graphiques”… et je travaille pour des marques très contemporaine. Il y a un retour à l’illustration traditionnel dans les médias et la pub, une sorte de ras-le-bol du tout numérique…<br />
Mon blog, qui est le premier support sur lequel j’ai décidé de montrer mes calepins m’a beaucoup apporté. Il fallait d’abord trouver le ton, et le rythme des posts, et je vois son contenu évoluer en même temps qu’une archive personnelle s’étoffer. Et le phénomène communautaire me porte aussi, j’aime à visiter les blogs d’un paquet d’illustrateurs, pros où en herbe, et de la même façon, j’échange régulièrement avec une partie de ces “blogeurs” ou de mes “lecteurs”, c’est très enrichissant.<br />
Mon site, lui, que j’ai lancé en septembre dernier, est plus rangé, et moins exhaustif. C’est un outil pro de représentation et de démarchage.<br />
Les deux supports se complètent bien.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/11.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/12.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>Je sais que ton inspiration vient en parti du quotidien, mais quels seraient les artistes que tu aurais remarqué et qui t’auraient donné envie de faire évoluer tes dessins ?</strong></p>
<p>J’ai du mal à citer un nom plutôt qu’un autre. Je suis boulimique d’expositions et de bouquins et magazines d’illustrations. Et je passe également beaucoup de temps sur le web à fouiller et regarder les tendances en matière de photo, d’illustration, de mode, d’architecture. J’ai l’impression de digérer doucement tout ce que je vois et que cela aiguise mon regard. Je prends autant de plaisir à visiter le musée Rodin que le musée viking à Oslo, ou le musée Guggenheim que le musée de l’homme et sa galerie d’anatomie comparée à Paris…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/13.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/14.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>A la dernière exposition PA, j’ai vu que tu avais accroché un mélange de dessins sur de la toile avec du collage et des stikers…<br />
Est-ce que c’est une nouvelle dimension que tu souhaites donner à ton travail ?</strong></p>
<p>Je suis illustrateur à temps plein depuis mars dernier seulement, et je prends ce temps désormais pour m’essayer, me mettre en danger par de nouveaux formats, de nouvelles techniques.<br />
Ce que j’ai fait pour cette expo PA, c’est imaginer reproduire manuellement ce que j’avais pu faire numériquement pour la revue.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/15.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>As-tu déjà pensé à la BD ? Ou à l’animation ?</strong></p>
<p>On m’encourage souvent à réaliser une BD, j’ai même rencontré des scénaristes qui voulait bosser avec moi, mais je ne m’en sens pas encore capable. Par contre j’aimerai beaucoup m’essayer à cet exercice plus tard.<br />
Pour l’animation, c’est plus palpable, ce serait l’une des envies des mois à venir.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/07lapin/16.jpg" alt="Web-Culture Lapin" /></p>
<p><strong>Peux-tu présenter ta future actualité ?</strong></p>
<p>Un paquet de projets en tête, dont une expo de mes calepins (maintenant que j’ai passé la centaine).<br />
Un voyage aussi, une virée en vélo vers la Norvège, un vieux projets commun avec un ami, que nous remettons au goût du jour. Ça promet un chouette carnet au retour, et qui sait, peut-être un bouquin ?<br />
Et enfin, j’ai auto-publié cette année un premier fac-similé de calepin (expediciones de lapin), et j’ai bien envie de renouveler ça très bientôt.</p>
<p><a href="http://les-calepins-de-lapin.blogspot.com/">les-calepins-de-lapin.blogspot.com</a></p>
<p>Interview André Sanchez</p>
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		<title>Seb Cazes</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2008/12/16/seb-cazes/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Dec 2008 16:20:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/00.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" />

J’ai découvert tes illustrations grâce à myspace, et j’ai eu tout de suite envie de te demander comment as-tu découvert cette envie de dessiner ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/00.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" /></p>
<p>J’ai découvert tes illustrations grâce à myspace, et j’ai eu tout de suite envie de te demander comment as-tu découvert cette envie de dessiner ?<br />
<span id="more-13"></span></p>
<p>Impossible de répondre, ça fait partie de moi, je ne me souviens pas ne pas avoir tenu un crayon dans mes mains depuis le plus jeune âge. J’étais sage comme une image. Si on voulait me canaliser, hop, on me donnait des feutres et une feuille, et on entendait plus parler de moi. À cette époque, je ne sais pas pourquoi ça me plaisait, mais ça ne m’a jamais quitté…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/04.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" /></p>
<p><strong>Tu as étudié aux Beaux-Arts de la ville d’Angoulême, qu’est-ce que l’école t’a apportée dans ta pratique ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Hum, disons qu’une école apporte forcément un milliard de choses… avec le recul, je me rends compte que je manquais de rigueur, que je ne chipotais pas assez sur les détails, que je n’allais pas assez loin dans mes démarches; et puis, mis à part l’émulation que ça créé de côtoyer des gens tout aussi créatifs les uns que les autres, on peut partir sur des bases techniques qu’on n’a pas forcément en y entrant (je ne savais pas me servir d’un ordinateur par exemple) et ça peut servir par la suite pour la vie professionnelle. Paradoxalement, ce que j’aurais à lui reprocher, c’est qu’elle ne m’y a pas assez préparé, à la vie professionnelle, qui est remplie de contraintes juridiques et techniques. Dans la pratique pour finir, l’école est là pour entretenir la flamme de la passion que tu as en toi, à la canaliser, à l’orienter. Je suis allé là-bas pour faire de la BD, j’en suis ressorti avec un diplôme de communication en voulant faire du graphisme et de l’illustration. Outre la rigueur nécessaire à ce métier, l’école apporte aussi une ouverture supplémentaire, ouverture d’esprit, technique, professionnelle pour quelqu’un(es) d’entre nous.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/02.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p><strong>Comment es-tu passé de la bd à l’animation ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>J’en faisais déjà un peu aux Beaux-Arts, des petits essais, des aides auprès de collègues de classe soit en animant soit en filmant ou pour le montage, l’animation m’a toujours intéressée, mine de rien, un peu comme pour le dessin,  mais l’école n’était pas équipée pour ça et les profs n’y connaissaient rien. L’animation n’était alors à l’époque rien de plus qu’une passion, une technique à découvrir à moyen terme, mais pas une priorité. Cela dit, au milieu de mes influences graphiques, j’avais quand même pas mal d’influences de gens qui étaient animateurs (Jan Svankmajer par exemple) et qui petit à petit prenaient de plus en plus de place dans ma vie. Après l’école, la ville où je vis, Auch, a accueilli le Festival National du Film d’Animation, où j’ai pu commencer à faire des stages avec des professionnels, rencontrer des gens du milieu, des diffuseurs, des animateurs, ou tout simplement des passionné(es), et grâce à tout ça je me suis lancé dans mon premier film, ça devait être en 2001, parce que je me disais que j’avais envie de connaitre la magie des images animées, le résultat, au service de ce que j’avais à raconter, en me faisant plaisir plastiquement parlant. A la même époque, je suis aussi devenu un inconditionnel du Festival d’Annecy, qui est, je crois, le plus gros festival compétitif au monde. Ce qui me plait dans l’animation, c’est que c’est une grande famille, aux multiples facettes. (Tellement de techniques sont possibles !) C’est d’ailleurs là-bas à Annecy, que j’ai pu rencontrer Jan Svankmajer… que du bonheur ! Parallèlement à ça, je ne m’intéressais plus à la BD, à son côté restrictif (vignettes) et je préférais la liberté d’une illustration ou la magie d’une séquence animée. Mon seul problème depuis 2001, est de me dégager assez de temps dans l’année pour finir les projets de films que je commence !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/03.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p><strong>Quel est ton statut actuel niveau professionnel ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>C’est tout bête, j’ai le statut d’artiste auteur indépendant à la Maison Des Artistes. J’ai ce statut depuis 2004 je crois, car entre le diplôme et ça, j’étais employé dans un théâtre en tant que graphiste.<br />
À part ça, je n’aime pas les étiquettes, alors c’est la seule que je me donne, et encore, quand on me pose la question ! Je bosse surtout pour le milieu culturel, pas pour des agences, je bosse pour des théâtres, des compagnies de cirque, de danse, de théâtre, parfois pour de grosses structures, parfois pour des petites associations. Je ne bosse pas du tout dans certains domaines, comme la presse, l’internet, la pub… ha et aussi si on me demande je peux filer un coup de main pour déménager.<br />
C’est d’ailleurs tout le problème de ne bosser quasiment que pour ce milieu, parce que les structures dépendent des subventions qu’elles touchent – ou pas – chaque année, mes projets peuvent en partir, et les petites associations n’ont pas les moyens de s’aligner sur un semblant de tarif de graphiste pour se payer un job de qualité pour mettre en valeur leur spectacle, c’est un peu le serpent qui se mord la queue, puisque je ne peux évidemment pas bosser gratos. Bosser dans le sud-ouest nécessite certes moins de frais dans la vie de tous les jours, mais il y a potentiellement moins de clients, et surtout qui ont moins de budget. D’où l’importance d’être bien présent sur internet, à mon avis, et surtout, efficace. Ce qui est loin d’être mon cas.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/01.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p><strong>Jusqu’où peux-tu imposer ton univers graphique dans ton travail ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Je ne vois pas vraiment les choses comme ça, mais c’est vrai que des fois je dois batailler. En général, on me contacte parce qu’on aime mon boulot et mon univers graphique. Tel ou tel client voudra donc une orientation graphique dans le style, je n’ai donc pas vraiment à me faire violence à ce niveau là puisque c’est la première contrainte qu’on me donne, voir ma « patte ». Mais la contradiction étant loin d’être éradiquée chez l’espèce humaine, j’ai eu affaire à des gens qui, après des heures de discussion, décident que le travail ne leur convient pas et me réorientent vers un truc beaucoup plus « classique »… vu que je ne fais pas grand chose au hasard (bien que le hasard ait une grande place dans mon travail) au moment de remettre une proposition surtout, je peux toujours prouver par A + B pourquoi tel élément est là et pourquoi telle couleur est comme ci ou comme ça. Les clients sont là pour chipoter, mais moi je ne suis pas là pour perdre quelconque intégrité du moment que j’ai bossé avec sincérité et conviction. (Et accessoirement, avec passion, et pas pour le fric) – là, je peux pousser assez loin parce que je ne vois pas pourquoi je lâcherais quoi que ce soit dans un travail qui m’a fait transpirer, mais en même temps, il est normal que le client ait le dernier mot, il faut trouver la juste balance à un moment donné, et s’armer de patience avec certain(es) (surtout ceux/celles à la base, qui ne savent pas trop ce qu’ils/elles veulent). Je dois avouer que ça dépend beaucoup de mon humeur, de mon état à ce moment-là, il y a certaines fois, où je ne lâcherai rien, et d’autres, où je serai le mec le plus sympa de la planète. Mais pas au point de faire n’importe quoi. Le problème, c’est qu’une fois que je pars sur un projet, je suis à fond dessus, et donc, je n’ai pas envie que tel ou tel grain de sable vienne gripper la machine. Et pour ça, jusqu’à présent, je n’ai trouvé qu’un seul ingrédient : la prise de recul ! Prise de recul par rapport à soi, au boulot, et à la psychologie du client !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/05.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p><strong>La nature/écologie mise en opposition aux croquis de villes, rues, toitures, prennent une grande place, comment est-ce que tu te situes par rapport à ça ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Je ne sais pas si j’appellerais ça une « mise en opposition », disons en tout cas qu’il est indéniable que ma vie, sur plusieurs abords, est duelle, voire schizophrène. La nature est un besoin, un truc que je n’essaye pas de comprendre, je suis écolo dans l’âme (et pas politiquement parlant), tout petit, j’avais mal quand je voyais des arbres se faire arracher, je ne sais pas pourquoi et ça ne m’intéresse pas de le savoir. La ville, le côté urbain archi présent (c’est le cas de le dire) dans mes illustrations, c’est, je pense,  un besoin de voir ailleurs, de me créer un imaginaire de villes dans lesquelles je n’habiterai jamais (Paris, San Francisco, Toronto…) à la fois mêlé à mes influences indéniables depuis longtemps (de Crécy etc.). Mais aussi et surtout, la recherche du détail et de la matière, qui sont primordiaux dans mes recherches graphiques. Plus je dessine, plus j’ai envie d’être précis et de rentrer dans le détail (pas systématiquement) et plus je crée, plus j’ai une soif de matière à étancher (matière à travers le collage, la photographie d’espaces urbains délabrés, ayant « vécu », je trouve ça magnifiquement beau. Voire un simple Polaroïd et la texture spécifique qu’il crée combinée au fait que le support soit unique etc. Tu me parles de nature/écologie et du côté urbain. Disons que la nature ce n’est pas spécialement un truc que j’ai besoin de dessiner ou de retranscrire (à part en photo), je peux me contenter de contempler, le reste, je dépasse ce stade-là pour l’ingurgiter, le digérer, et le retranscrire en mettant en valeur la matière que j’affectionne tant. Je te réponds très spontanément parce que honnêtement, je n’ai jamais vraiment réfléchi à la question. La nature, j’en ai un immense besoin. Il y a deux mois, je suis allé en Californie juste parce que je voulais voir les plus grands arbres du monde et que c’est là que pousse spécifiquement le séquoia géant et quand je disais aux américains là-bas que j’avais fait 15h d’avion juste pour des arbres, ils ne me croyaient pas. Je ne regrette rien parce que ces images resteront gravées à jamais. Tout le reste, la texture qui rentre en compte dans le côté urbain de mes illustrations ou autres, ça fait partie de la vie de tous les jours. C’est juste la capacité de s’étonner de ce qu’on a sous les yeux. Un mur pourri me fascine, que voulez-vous, je suis rassuré de voir que je ne suis pas le seul ! La nature et l’écologie me servent de temps en temps de prétexte pour en parler dans tel ou tel film ou illustration qui devient de ce fait « engagée » – le reste, c’est de l’esthétique pur. Une matière au service d’un sujet tel que l’écologie, mais pas que. Ce n’est qu’un sujet parmi d’autres, qui me tient particulièrement à cœur. (Et à raison)</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/06seb/06.jpg" alt="Web-Culture Seb Cazes" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p><strong>Je remarque qu’il y a une certaine homogénéité dans les couleurs que tu emplois, avec quel médium te sens-tu le plus à l’aise ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Par rapport à ce que je viens de dire, quand je m’exprime, je donne priorité à la recherche de matière, j’ai besoin de sentir le support, et la couleur qui s’étale dessus. Je ne sais pas ce que tu entends par « couleurs homogènes » mais je ne me pose pas trop de questions, je suis au service de l’illustration, et de son sujet. De temps en temps j’aime bien faire les couleurs sous Photoshop, mais de temps en temps seulement. Et au pire, il y a toujours un dessin fait à la main avant. Une œuvre sans matière ne me satisfait pas pleinement. D’ailleurs je suis rarement satisfait faut bien le dire. Ça me fait avancer c’est le point positif. Je préfère de loin bosser à l’aquarelle ou à l’acrylique, qu’avec ma tablette graphique. Si je fais une illustration sous Photoshop, je sais que je ne pourrai pas m’empêcher d’y rajouter de la matière, sinon je me maudis. C’est un besoin. Je suis consciemment et inconsciemment imprégné de ça. Mes influences diverses me poussent dans ce domaine. Il y a des choses qui te parlent et d’autres pas. Jan Svankmajer, Lars Henkel, les Frères Quay, ça me parle directement droit dans le cœur; tous/toutes les nouveaux/velles illustrateurs/trices qui ne bossent qu’avec une palette graphique, ne me fait ni chaud ni froid, ça me dérange pas, c’est tout, j’aime quand c’est bien dessiné ou rigolo, mais ça s’arrête là, le lendemain, j’aurai oublié. J’aime quand je vois une illustration, et que je me dis que la couleur sort des tripes. il y a des gens qui combinent bien les deux, ordi + matière, à travers la photo et le travail un peu à l’ancienne, c’est bien, mais je crois qu’ils ont pas compris qu’il fallait arrêter de pomper Dave Mckean, et être un peu soi-même. moi j’ai pas la prétention de faire du ci ou du ça, juste de pas me mentir, d’être sincère et de toute façon sur un boulot de commande c’est le premier pas pour être capable de se vendre correctement. Il y a des gens qui bossent presque qu’en noir et blanc aussi, ou du moins qui ont évolué comme tel, et qui me touchent d’une manière impressionnante. Gianluigi Toccafondo est un dieu pour moi, je l’ai découvert à travers ses premiers films d’animation en Rotoscopie il y a des années, son approche de la couleur m’a toute de suite rendu dingue, des années après, son dernier film est en noir et blanc, et nuances de gris, et est tout à fait fabuleux aussi. Ce mec a tout compris à l’approche de la couleur combinée à la matière. Ce sont des gens comme ça qui me font aussi avancer…<br />
<a name="q7"></a></p>
<p><strong>Quelle sont tes projets actuels, expositions ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Hum, actuellement, je suis enfermé chez moi comme un ours dans sa grotte, parce qu’après moultes boulots de commande qui ne me laissaient guère de temps libre, j’ai décidé de me recentrer sur ce que j’avais à faire… Chaque année j’essaye d’avancer sur un film d’animation mais cette année j’ai décidé de bosser sur une BD (hé oui!) qui devrait sortir au printemps 2009. L’idée de la BD n’était pas acquise d’avance, mais en me baladant dans les différentes librairies qui distribuent mon boulot, je me suis rendu compte que je n’avais plus rien à laisser, toutes mes publications étant épuisées, et mes dernières, une série de 3 flip books, remontent à 2003 ! Alors c’est bien chouette d’envoyer des films dans des festivals mais là j’avais envie de revenir un peu aux sources, alors j’ai rassemblé tous mes textes les plus absurdes, des rêves, des souvenirs de voyages, des dessins de carnets de voyages, et des idées à la pelle, pour créer le scénario du « dresseur de chevreuils ambidextres ». J’en suis à 4 planches de terminées, j’ai encore du boulot, mais je suis motivé. Je n’en dis pas plus pour l’instant parce que tout n’est pas encore bien calé. Mais par contre, dans le cadre de la sortie de cette BD, je recherche une série d’expos pour 2009, donc je suis en train de voir où je pourrais exposer à Toulouse, Bordeaux, Auch, Paris… Pour fêter ça et faire découvrir en même temps le dernier né, je sortirai tout un tas de produits dérivés comme tout le monde, des affiches sérigraphiées, des cartes postales, des écharpes, des chaussettes, des figurines en plastique dans les Choco pops etc. (Euh non des affiches ça ira en fait). Une fois que j’aurai bouclé ça, je suppose que je me remettrai à faire des films d’animation ! J’ai toujours en projet d’aller vadrouiller à droite, à gauche, pour me nourrir de ce que le monde a à offrir, et toujours continuer à remplir des carnets de voyage, mais par contre, je n’ai pas prévu de les publier un jour…<br />
<a name="q8"></a></p>
<p><strong>Peux-tu m’expliquer une dernière chose : Seb… « Le Putois » ?</strong></p>
<p>Haaaaaaaaa, je l’attendais celle-là, enfin, je l’attendais plus du coup… hum, je ne suis même pas sûr de me souvenir exactement… je ne crois pas que ce soit lié à mes aisselles. Mais dans tout ce que je fais, j’ai toujours eu une écriture très spontanée, proche de l’écriture automatique des surréalistes, j’ai écrit pas mal de textes comme ça, fait des formules qui m’ont servi de base à des illustrations, ou même des illustrations tout court. « Le putois » ne vient pas du fait que je sois spécialement passionné par cette bestiole ou que Bambi soit mon dessin-animé préféré, je crois que c’est venu tout seul, un jour comme ça sans réfléchir et spontanément. Tout comme étant venu le nom de notre association d’auto-édition, « Presse à Grumeaux », et plein d’autres choses… C’est un peu le cas aussi pour le titre de la BD et bon nombre de textes qui la composent. Je suis désolé de devoir expliquer ça, il n’y a plus aucune part de mystère là-dessous, c’est triste… à une époque, je ne voulais aussi tout simplement pas utiliser mon nom, et puis, je me suis ravisé, là, j’utilise le putois de moins en moins, déjà que je ressemble à une ours quand on me voit, faudrait pas que j’atteigne un niveau zéro de crédibilité en gardant ce nom…</p>
<p><a href="http://sebleputois.artisium.com/">sebleputois.artisium.com</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
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		<title>David Bouchacourt</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2008/12/04/david-bouchacourt/</link>
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		<pubDate>Thu, 04 Dec 2008 16:19:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Installation]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/05david/00.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" />

C’est à la galerie Jeune Création à Paris que nous rencontrons David, enfermé dans « la sardine », la pièce est plongée dans le silence, qui impose une distance solennel entre le spectateur et le performeur.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/00.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p>C’est à la galerie Jeune Création à Paris que nous rencontrons David, enfermé dans « la sardine », la pièce est plongée dans le silence, qui impose une distance solennel entre le spectateur et le performeur.<br />
<span id="more-11"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/01.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Ton travail se situe entre l’écriture, l’installation et la performance, pourquoi ces trois médiums ?</strong></p>
<p>Ce sont trois reflets de l’existence: dans un espace donné (une installation) en un temps donné (le temps de la performance) se joue une version miniature d’une existence au sens d’un « comme si », c’est à dire un jeu avec des signes, comme une photo ou dessin même le plus naturaliste est un jeu avec des signes, des conventions, des symboles. L’usage que j’ai fait de ces médiums n’est donc pour moi que circonstanciel parce que le plus adapté à mon propos mais en aucun cas ontologique, si la peinture m’avait semblé plus adaptée en la circonstance, j’aurai peint. L’écriture est présente en tant que performance dans le premier des trois dispositifs comme émanation du langage articulé, c’est à dire la seule chose qui nous distingue des autres animaux. Elle est à ce titre pour moi un des outils de conditionnement dans notre expérience du réel les plus puissants et les plus toxiques pour la conscience, d’ou le jeu de déconstruction au travers de la réécriture (le cut-up) plutôt que l’écriture (construction), bref un travail de sape.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/02.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/03.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Quel lien y a t’il entre les trois moments clés de tes actions pour l’espace de Jeunes Création à Paris ?<br />
</strong></p>
<p>Le lien entre les trois performances qui ont eu lieu à la galerie jeune création est l’enjeu du pouvoir ou pour être plus précis de la marge de manoeuvre dont nous disposons dans l’existence pour « naviguer » au sein de la réalité, décliné sur trois modes: le pouvoir des mots (voir la première question),le pouvoir des images et enfin l’exercice de la violence.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/04.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/05.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Quelle est la place de l’humour (voire du sarcasme) dans tes créations ?</strong></p>
<p>Je fait très sérieusement des choses pas très sérieuses ou plutôt je donne de l’importance à des gestes qui n’en ont aucune. En le faisant en conscience, l’absurdité des situations se révèle et c’est souvent là que naît l’humour. Napoléon a dit que « du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas »,je crois pour ma part qu’il n’y en a pas même un…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/06.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/07.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Que t’apportes les outils issus des nouvelles technologies ?</strong></p>
<p>En ce moment je suis en résidence pour un projet dédié aux arts virtuels, donc leur importance est centrale puisqu’elles sont le médium qui véhicule le message. Pour ce qui concerne mon usage habituel il est plus hybride, par exemple je fait du sténopé parce que c’est un mode très aléatoire de photographie et comme le développement m’emmerde un peu, je scanne les négatifs, ce qui me permet de voir les images sans passer des heures dans un labo. Et puis pour la vidéo ou le son c’est très accessible et pour peu qu’on soit un peu dégourdi et autonome on peut vraiment en tirer profit sans se trouver soumis à des contraintes de production. Et enfin je les utilise aussi pour leur capacité à garder et véhiculer des traces, que ce soit les miennes (ce qui est crucial pour les performances et les installations) ou celles des autres (l’Internet est à ce titre une grande banque de données même si les systèmes de référencements sont souvent très partiaux…)</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/08.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/09.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Les objets, matériaux semblent fragiles et pauvres (le carton, les boites de conserves) que signifient t’ils pour toi ?</strong></p>
<p>Ce sont des outils pédagogiques: on oeuvre à sa mesure. L’imagination peut emprunter tous les véhicules. Installer seul dans un même lieu trois dispositifs à quelques jours d’intervalles nécessite de la sagacité, je croyais n’en avoir aucune puisque souvent socialement je n’ai pas le sens de l’à propos, je ne sais pas se qu’il faut dire ou faire… comme quoi…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/10.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/11.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Pourquoi La boite de sardine, la grotte, (l’utérus ? Temps primaire pour l’humanité, aube de la création) mettent au monde ton écriture, ou tes dessins. Qu’est ce qui se passe dans cette matrice ?</strong></p>
<p>Une re-création et une récréation et les deux strictement en même temps et dans les mêmes gestes.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/12.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><strong>Comment-as tu découvert l’espace jeune création et comment s’est passé la rencontre avec la galerie ?</strong></p>
<p>Je connaissais quelqu’un dans le comité de sélection qui m’a coopté pour présenter mon travail dans<br />
leur galerie, la rencontre s’est passé très simplement et je disposais d’une complète marge de manœuvre quand à ce que j’allais présenter et la manière dont j’allais le présenter, ce qui en l’occurrence me convenait bien.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/05david/13.jpg" alt="Web-Culture David Bouchacourt" /></p>
<p><a href="http://www.dabou.com/">http://www.dabou.com</a></p>
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		<title>Grégoire Dalle</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 16:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessin]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>

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		<description><![CDATA[<img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/00.jpg" alt="Grégoire Dalle" />

Grégoire Dalle est né à Seclin (59) en 1976, il pratique le dessin et le graphisme.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/00.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p>Grégoire Dalle est né à Seclin (59) en 1976, il pratique le dessin et le graphisme.<br />
<span id="more-5"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/02.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><strong>Quel est ton parcours et quel est ton statut actuel ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>Actuellement je suis graphiste indépendant et salarié, après une scolarité lamentable se terminant avec succès sur un B.T tourisme, j’intègre en 1996 l’école CEPRECO à Roubaix 59, j’y étudie le dessin (un peu), le graphisme (un tout petit peu) et les logiciels de PAO et WEB (un peu plus). En 2000 me voici libéré de toutes obligations scolaires et militaires. A la sortie des cours je suis embauché à Opixido, à l’époque, jeune boîte de webdesigner et développeur. La machine est lancée.<br />
<a name="q2"></a></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/03.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/04.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><strong>Tes influences semblent être tirées de l’enfance, pourquoi cette période ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>Le monde en milieu intra-utérin est 1 univers en soit. L’infini est une conception de la pensée par rapport à des éléments connus. L’embryon ne connaît que très peu d’échelles de valeurs, nous sommes comme lui, en suspend dans un univers au milieu d’autres univers, avec l’appréhension d’un dieu, qui se manifeste dans l’inconscient collectif, dieu est ma mère, dieu est mon père, dieu est tout les éléments du dehors, du hors de mon monde.<br />
De là, commence la perception basique d’une hiérarchie universelle, d’un + haut, d’un qui sait tout, d’un inaccessible. Nous ne faisons alors que réinterpréter des émotions perdues, avec des mots et des images qui nous enferment dans un imaginaire domestiqué.<br />
<a name="q3"></a></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/05.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/06.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><strong>Que représentent les personnages et quelle est la place de l’écriture dans tes illustrations ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Les personnages sont surement le reflet de ma personne. A priori chaque éléments dessinés fait partie de moi, je suis l’ensemble du dessin, entièrement. L’écriture vient surélever le dessin, elle impose un contraste important. Les textes sont assez virulents et noirs, tandis que les dessins sont ronds et colorés.<br />
<a name="q4"></a></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/07.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/08.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><strong>Quels sont les médiums les plus employés ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>En ce qui concerne le trait, c’est le pilote Tech, très bon outil, pour la couleur du Pantone associé avec un petit quelque chose qui m’est propre.<br />
<a name="q5"></a></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/09.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><strong>Ce qui m’a frappé la 1ere fois que j’ai vu tes travaux, c’est le recouvrement de la surface. D’où vient ce besoin et surtout pourquoi utiliser ces motifs répétitifs décoratifs ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Le motif répétitif décoratif vient mettre en valeur le dessin sujet, c’est une manière de percevoir, le souffle est régulier. On est en plein dans de l’endurance graphique; dans un an ou deux je ne dessinerais peut être plus aucun motifs, laissant ainsi de l’espace pour faciliter la respiration du dessin : ce sera une autre façon de percevoir.<br />
<a name="q6"></a></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/10.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><strong>Quels sont les artistes qui t’inspirent ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Picasso il y a longtemps…<br />
<a name="q7"></a></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/02gregoire/11.jpg" alt="Grégoire Dalle" /></p>
<p><strong>Quelle est la place des nouvelles technologies dans ton travail ? Est ce qu’Internet et un bon moyen de promouvoir tes créations ?</strong></p>
<p>En ce qui concerne le dessin aucune. En tant que graphiste, l’ordinateur bien sur, l’internet est un très bon média, si on l’exploite comme un outil, le plus important étant l’exposition dans l’espace et le temps.</p>
<p><a href="http://moia.free.fr/" target="_blank">http://moia.free.fr/</a></p>
<p>Interview Laure Delahaye</p>
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