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	<title>web-culture &#187; Anyes</title>
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	<description>Web-Culture, le magazine des cultures alternatives !</description>
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		<title>Lotie</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 09:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Graphisme]]></category>
		<category><![CDATA[Illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Web-culture vous invite à franchir les portes d’un jardin fabuleux où la plume serpentine de Lotie donne naissance à un monde dense et mobile où règne une nature mutante et victorieuse. Ici, le fond et la forme s’entremèlent et prolifèrent comme une plante grimpante pour s’emparer avec vivacité de tous les supports imaginables. Cette promenade [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/00.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p>Web-culture vous invite à franchir les portes d’un jardin fabuleux où la plume serpentine de Lotie donne naissance à un monde dense et mobile où règne une nature mutante et victorieuse. Ici, le fond et la forme s’entremèlent et prolifèrent comme une plante grimpante pour s’emparer avec vivacité de tous les supports imaginables. Cette promenade dans un paysage graphique luxuriant commence ici.<br />
<span id="more-725"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/01.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>J’ai lu que tu étais autodidacte et que suite à ton diplôme d’histoire et d’histoire de l’art et à ton DESS en communication, tu décides de devenir illustratrice.<br />
Peux-tu m’en dire plus sur ton parcours et me parler de ta culture visuelle, des artistes qui ont guidé ta voie ?</strong></p>
<p>Le déclic a eu lieu lors de ma 1ère année de stage aux seins de plusieurs services de communication. J’étais face à des créatifs, et je me suis rendue compte que je voulais plutôt travailler de leur côté que du mien. Dès lors, j’ai décidé de tenter ma chance. J’ai mis une grosse année à constituer mon book et à démarcher mes 1er clients. J’ai eu beaucoup de chance, car rapidement des clients importants m’ont fait travailler. Concernant ma culture visuelle, depuis toute petite j’ai eu autour de moi des livres illustrés, contes et légendes, mais aussi des gravures anciennes (de Gustave Doré, Martin Schongauer, Albrecht Dürer etc..) que j’essayais de recopier. Je passais des heures à copier des détails, puis plus tard, des techniques de remplissage des formes, d’ombres. Les images fixes ou animées m’ont toujours fascinées. J’ai été une grande lectrice de Bd, et de manga pendant toute mon adolescence, mais aussi fan de jeux vidéos. Je passais des heures devant mon Amiga 500 à explorer des univers graphiques qui étaient déjà assez fabuleux. J’imagine que tout ceci a du me mener progressivement au travail que je fais actuellement !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/02.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/03.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Peux-tu me raconter comment naissent tes images et dans quelle mesure fais-tu cohabiter encre de chine et technologies numériques ?</strong></p>
<p>Mes images commencent toujours avec un crayonné. Celui-ci est ensuite encré au Rotring puis scanné. Dans un second temps, je fais la couleur et/ou l’intégration de photos, de matière sur l’ordinateur.<br />
La cohabitation entre une partie de mon travail à la main, et les technologies numériques est très fréquente. Tout particulièrement pour la pub. Qu’il s’agisse de mise en avant d’un produit photographié autour duquel mes dessins s’enroulent, d’intégration, d’animation des mes dessins pour de la pub télé, tout ceci nécessite l’utilisation de logiciel type After Effect, ou Photoshop. Je tiens à conserver la part de dessin à la main de mon travail, mais je ne pourrai pas me passer des technologies numériques.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="500" height="325" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7516366&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="500" height="325" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=7516366&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=1&amp;show_portrait=0&amp;color=&amp;fullscreen=1" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<p><a href="http://vimeo.com/7516366">Duplo (Ferrero) / Pologne</a> from <a href="http://vimeo.com/user1596000">Lotie</a> on <a href="http://vimeo.com">Vimeo</a>.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/04.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>La densité et la finesse de tes dessins est impressionnante. Cette saturation de l’espace par des créatures hybrides, à mi chemin entre le végétal et l’animal donne un résultat étonnant. Que souhaites tu exprimer à travers cette interprétation de la nature ?</strong></p>
<p>Je ne pense pas vouloir exprimer quelque chose de particulier. La Nature est pour moi une source d’inspiration infinie. Les formes végétales, organiques, ses courbes, ses détails me fascinent. Tous mes dessins en sont, dans la forme, et dans le fond, imprégnés, presque malgré moi.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/05.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/06.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Il y a beaucoup de subtilité et de douceur dans ton travail mais aussi une force sous-jacente indissociable. Cette ambiguïté entre la beauté et le danger qu’elle peut représenter peut-elle être rapprochée de ta vision de la féminité ?</strong></p>
<p>Peut-être oui. En tous cas j’aime l’idée de l’ambiguïté, des faux-semblants, qu’une image qui semble douce, onirique soit en fait dans les détails beaucoup plus complexe et violente qu’il n’y paraît.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/07.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/08.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Avec quels artistes t’associes-tu pour travailler tes vidéos et comment choisis-tu ces collaboration artistiques ?</strong></p>
<p>Mes collaborations artistiques se font au gré de mes rencontres. Il faut que l’univers artistique de ces personnes me touche pour que l’émulsion prenne ! Il faut que l’un nourrisse l’autre en inspiration.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/09.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Ton site internet est très réussi. Il plonge immédiatement l’internaute dans un jardin imaginaire avec une forte présence graphique et une illustration sonore tout aussi soignée. L’outil web t’ouvre t’a t-il ouvert de nouvelles portes ?</strong></p>
<p>Pour être franche, je peux dire que sans internet je n’en serai pas là ! Toutes mes démarches depuis le début de ma carrière ont été faites uniquement par ce biais là et mon site internet a été essentiel pour présenter mon travail et me faire progressivement connaître.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/10.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Peux-tu m’en dire plus sur l’exposition «So natural » au Cube avec la diffusion de ton envoûtante animation « Bring Me to Life » (http://vimeo.com/3356116) ?<br />
Peut-on parler d’une sensibilité écologique dans le message que tu as souhaité faire passer ?</strong></p>
<p>Oui toute les œuvres présentées lors de cette exposition, les print et les vidéos, portaient toutes le même message. L’idée d’une nature mutante, qui se transforme, ou sinon meurt. Dans « Bring me to life », sur une musique intégrant des craquements de bois, et des battements de coeur, une 2nde peau se révèle progressivement dans des écorces apparemment mortes. C’est un peu un hymne à la nature qui ne semble calme  et onirique que de prime abord. Quand on y regarde de  plus près elle se révèle assez inquiétante et menaçante.<br />
Concernant l’idée d’une sensibilité écologique. Oui. Depuis toute petite je baigne dans des valeurs de respect de son environnement et de soi-même notamment à travers son alimentation.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/11.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Avec qui ou sur quel projet rêverais-tu de travailler un jour ?</strong></p>
<p>Je pourrais répondre ; un projet à grande échelle combinant le son à l’image, à la vidéo, à l’animation ! J’aime l’idée d’associer la musique à mes dessins. Tout projet me permettant de le faire me plaît. L’animation de mes dessins est quelque chose qui me passionne également.  Une autre piste que je n’ai pas encore explorée est celle de l’architecture, et du paysagisme. Une intervention dans ces 2 secteurs me plairait beaucoup.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/12.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><strong>Sur quel projet travailles-tu actuellement et quand pourra t’on voir ton travail exposé prochainement ?</strong><br />
Je travaille de concert sur 3 projets en ce moment. J’ai à peine terminé ma collaboration avec Lynn Fox et Blink productions sur une pub télé pour une marque de bière. Je travaille également sur des illustrations pour un livre sur le design durable et sur du packaging pour des présentations de nouvelles tendances couleurs 2011.<br />
Pour ce qui est d’expositions futures, je n’ai encore rien de prévu. Peut-être en septembre-octobre, mais je n’ai pas encore de confirmation.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/13.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/52_Lotie/14.jpg" alt="Web-Culture Lotie" /></p>
<p>SITE<br />
<a href="http://www.lotie.com" target="_blank">http://www.lotie.com</a></p>
<p>Interview par Agnès Wronski</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sebastien Tixier</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 09:39:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Le talent n’attend pas le nombre des années. Non pas que Sébastien Tixier soit un jeune premier, mais parce qu’il s’agit d’un travail relativement récent et déjà très convaincant. «Latences», «Histoires de vies ordinaires», «Que reste t-il de nos rêves ?»… quand Sébastien arme son Mamiya, c’est pour saisir l’insaisissable ; l’écho de lieux abandonnés, le pouls [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/00.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p>Le talent n’attend pas le nombre des années. Non pas que Sébastien Tixier soit un jeune premier, mais parce qu’il s’agit d’un travail relativement récent et déjà très convaincant. «Latences», «Histoires de vies ordinaires», «Que reste t-il de nos rêves ?»… quand Sébastien arme son Mamiya, c’est pour saisir l’insaisissable ; l’écho de lieux abandonnés, le pouls du temps ou les rêves perdus. Bon voyage en terres insondées, où la beauté joue habilement à ne pas être facile.</p>
<p><span id="more-565"></span><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/01.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q2"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/02.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p><a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a><br />
<strong>À</strong><strong> 30 ans et en tant qu’autodidacte, ta carrière est encore jeune. Peux-tu me parler de toi et m’expliquer comment es-tu venu à la photographie ?</strong></p>
<p>J’ai commencé la photographie il y a tout juste quelques années, un peu par hasard ! Je me rappelle que la photographie m’intéressait déjà enfant, mais ce n’est finalement que bien plus tard que j’ai pour la première fois essayé un appareil photo. Avec l’arrivée du numérique en fait. C’est ce qui m’a permis d’en apprendre le fonctionnement et les réglages pour ensuite me sentir plus à l’aise avec des appareils moins automatiques et l’argentique. Et puis les choses se sont faites progressivement, des expos personnelles pour présenter mes travaux dans des bars ou des restaurants, aux expositions collectives un peu plus ambitieuses, puis le salon Affordable Art Fair avec Art &amp; You en 2008, et plus récemment le prix pour le Festival Européen de la Photo de Nu à Arles, suivi de la galerie NKA* Photography à Bruxelles, qui m’ont ouvert de nouvelles portes.</p>
<p>Encore aujourd’hui il m’est dur d’expliquer précisément ce que je trouve si fascinant avec le médium photographique, mais je pense que cela est grandement lié à son ambiguïté : son coté visuellement réaliste qui le fait apparaître «à priori objectif», et pourtant il retranscrit un parti pris.</p>
<p><a name="q3"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/03.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/04.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q4"></a><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a><br />
<strong>Comment travailles-tu ? As-tu des sujets de prédilection ?</strong></p>
<p>Je travaille… lentement ! Pour mes projets personnels, je m’accorde tout le temps nécessaire pour faire mûrir l’idée ou la série : j&#8217;ai besoin de ce cheminement pour mieux comprendre sur quoi portent ces idées initiales, vers quoi elles me dirigent, et de quoi parleront les photographies.</p>
<p>Pour mes photographies de paysages urbains, si c’est possible, je réalise plusieurs repérages des lieux pour déterminer le meilleur moment pour la lumière, avant de prendre la photo avec l’ambiance et les conditions que je recherche.</p>
<p>Quand il s’agit de mes travaux de photos mises en scène en intérieur, le plus gros du travail se fait en amont lorsque je cherche à conceptualiser mentalement l’image à partir de différentes briques d’idées. Quand l’idée est plus claire, je réalise souvent des schémas de la scène, ce qui me permet aussi de mieux impliquer les modèles. Et puis ensuite il faut justement trouver le modèle, les lieux, et affiner l’idée initiale… La prise de vue se déroule dans une journée : je réalise la mise en scène, agencement du mobilier ou des décors, le réglage des sources de lumières dans le champ et hors champ, etc. qui peut être très court ou prendre plusieurs heures selon le cas, puis arrive la pose en elle-même qui est finalement très rapide. Le questionnement sur l’Humain, que ce soit sous l’angle de la déshumanisation avec des paysages urbains déserts ou abandonnés, ou à travers des mises en scènes plus intimistes est probablement mon plus gros sujet de prédilection. Et en parallèle je trouve l’univers du rêve et ses désillusions particulièrement inspirant…<br />
<a name="q5"></a><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/05.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a name="q6"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/06.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a><br />
<strong>Quelle est la part du numérique dans ton travail (retouche ou prise de vue) ?</strong></p>
<p>Mis à part pour les reportages de commandes pour lesquels je travaille en numérique ce qui m’apporte plus de flexibilité, je travaille pour mes projets personnels en argentique moyen format à la prise de vue (avec un système Mamiya RZ 67 – un appareil que j’affectionne particulièrement). Puis le film est ensuite scanné en haute définition, et traité en numérique (chromie, contrastes, etc.) pour obtenir un «master numérique» qui forme l’image définitive.</p>
<p>J’aime prendre le meilleur des deux mondes : la magie du film à la prise de vue, et la précision de l’editing en numérique.<br />
<a name="q7"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/07.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a><br />
<strong>En découvrant tes séries «latences»  j’ai ressenti la même fascination qu’en regardant les images de Thomas Weinberger, où le lieu devient le personnage principal. Tu y saisis une beauté urbaine, au demeurant improbable, sans âme qui vive, silencieuse, avec sa palette de couleurs du quotidien. Que cherches-tu à montrer à travers ces images… vers quel univers souhaites tu entraîner le spectateur ?</strong></p>
<p>Merci beaucoup pour la comparaison, j’admire le travail de Thomas Weinberger ! Même si son approche très originale – une photographie de jour combinée à une photographie de nuit – rend son travail très différent, c’est vrai que je cherche sur ces photos à faire des « portraits » urbains, dans lesquels la ville est le sujet.</p>
<p>Ce travail est encore en cours de réalisation, il reste un gros travail de sélection, mais je m’intéresse à tous ces nombreux moments faits de «rien», comme suspendus entre un avant et un après qui n’ont pas existés. D’un point de vue photographique, c’est un peu l’opposé du paradigme de «l’instant décisif»… J’envisage ce travail comme un essai sur la banalité : témoigner de ces nombreux moments vides qui font notre quotidien, mais tout en tentant d’en sublimer une réelle beauté esthétique. Voilà ; jouer sur cet état fragile doux-amer de «poésie de la banalité».<br />
<a name="q8"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/08.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a><br />
<strong>Quand tu prépares un sujet, travailles-tu seul ou avec une équipe ?</strong></p>
<p>Pour l’instant j’ai l’habitude de travailler seul sur la préparation de mes sujets. Pour les travaux de mises en scène qui sont très personnels, j’aime cette indépendance qui me permet de m’exprimer. Mais j’aime aussi la stimulation et les idées qui naissent d’un travail à plusieurs, et j’ai justement débuté une prochaine série en «co-auteur» avec une amie, qui n’est d’ailleurs pas photographe, mais qui propose sa vision des choses et ses idées, puis on échange pour construire l’image. C’est très intéressant et enrichissant de voir comment le mélange des sensibilités influence le résultat final !<br />
<a name="q9"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/09.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a><br />
<strong>Comment est né la saisissante série sur l’île abandonnée de Hashima et que retires-tu de cette expérience au Japon ?</strong></p>
<p>Ce voyage au Japon est un projet commun avec 5 autres amis photographes, qui est née… autour de quelques pintes de bière dans un bar ! Depuis quelques temps on photographiait tous de nombreux lieux en friche, et petit à petit on commençait à avoir fait le tour des endroits proches… alors à une soirée, on a commencé à parler de cette fameuse île et finalement on s’est regardé en disant «chiche ?!»… et voila ! Quelques semaines plus tard on partait avec pas mal d’improvisation… En ce qui me concerne, cette île synthétise mes recherches sur les lieux abandonnées et la déshumanisation : il s’agit ici d’une ville entière, avec ses lieux de vies, de travail, d’intimité, entièrement désertée et en ruine au milieu de l’océan.</p>
<p>Cette expérience au Japon et le road-trip qui l’a accompagnée ont été fascinants. On ne connaissait pas le pays et je pense que nous avons tous adoré ! J’en retire personnellement que les choses sont en fait bien plus simples qu’elles ne paraissent et qu’il suffit d’essayer.<br />
<a name="q10"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/10.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q11"></a><br />
<strong>Tu as réalisé des reportages et été édité**. Comment aimerais tu encore voir se diversifier ton travail et sur quels supports ?</strong></p>
<p>Il y a encore beaucoup, beaucoup d’étapes à franchir ou à confirmer pour mon parcours ! Il y en a d’ailleurs probablement toujours et c’est ça qui est intéressant. Mais actuellement je cherche notamment à consolider ma présence en galerie… et justement, en particulier avec mon travail sur Hashima.<br />
<a name="q11"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/11.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q12"></a><br />
<strong>Aujourd&#8217;hui, tout photographe se doit d&#8217;avoir un site, un blog ou une galerie sur internet. Est-ce que ta présence sur le web t’ouvre de portes et te permet d’élargir ton réseau de contacts ?</strong></p>
<p>C’est difficilement chiffrable, et je ne saurais à l’heure actuelle pas dire dans quelle mesure, mais je suis persuadé que oui. Selon moi c’est aussi une question d’évolution des usages : de plus en plus d’interactions se passent sur le web, et ne pas y être présent c’est perdre cette visibilité dont la part est amenée à encore grossir. D’un coté je pense qu’on peut ainsi toucher plus de monde – d’ailleurs je reçois souvent des messages de personnes qui me donnent leurs impressions sur mon travail, c’est très intéressant ! – et s’offrir une visibilité, ou en tout cas une vitrine, ce qui est très important surtout si on n’a pas la chance d’être relayé par des institutions établies. Et d’un autre côté ça favorise de proches en proches à l’élargissement du réseau, avec tout ce que cela implique en termes de contacts : on est plus à même de croiser une personne qui pourra mettre en relation avec une galerie, qui «connaît quelqu’un qui», etc.<br />
<a name="q12"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/12.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q13"></a><br />
<strong>Sur quels projets travailles-tu actuellement ?</strong></p>
<p>Je débute dans quelques semaines les prises de vue pour une future série qui entrera à priori dans le cadre de mon travail «Histoires de Vies Ordinaires», j’ai vraiment hâte de commencer : il s’agira toujours de mises en scènes dans des univers oniriques et/ou de carton-pâte sur un ton désenchanté ; mais elles inverseront les rapports sujet/rêve. Jusqu&#8217;à maintenant les photos de cette série montrent des scènes « réelles » de gens désillusionnés qui rêvent, tandis que les prochaines auront pour décor les rêves. J’ai hâte de présenter ça !<br />
<a name="q13"></a><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/46_Seb_Tixier/13.jpg" alt="Web-Culture Sebastien Tixier" /></p>
<p><strong>Quel a été ton dernier coup de cœur ou ton dernier choc artistique ?</strong></p>
<p>C’est dur de faire un choix ou même de se rappeler d’un en particulier. Du coup, même si ce n’est pas une découverte mais une redécouverte, je citerai l’œuvre du photographe Nadav Kander qui me fascine toujours autant à chaque fois que je la vois. Et musicalement, je dirais sans hésitation le prochain album du groupe Tara King th.*** dont j’ai suivi la réalisation pour des reportages photos ! En tout cas, ça me fait penser qu’il est temps que je retourne découvrir de nouvelles expo d’art contemporain !<br />
Pour en savoir plus sur Sébastien mais aussi sur les lieux et l’histoire de ses prises de vues, c’est ici :<br />
<a href="http://www.sebtix.com/" target="_blank">www.sebtix.com</a></p>
<p>* <a href="http://www.nka-gallery.com/p2.html" target="_blank">www.nka-gallery.com</a></p>
<p>** le livre &laquo;&nbsp;Q&nbsp;&raquo; d&#8217;Alain Mingam et l’ouvrage &laquo;&nbsp;Hashima / Gunkanjima&nbsp;&raquo; auto-édité en 2008</p>
<p>*** <a href="http://www.tkth.com/" target="_blank">www.tkth.com</a></p>
<p>Interview An&#8217;Yes Wronski.</p>
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		<title>Axel Dupeux</title>
		<link>http://www.webculte.fr/2009/04/16/axel-dupeux/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=axel-dupeux</link>
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		<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 16:26:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Son 6×6 en bandoulière entres Europe et Amérique Axel Dupeux, est à 26 ans seulement, un photographe au regard subtil et mature. Résident tantôt à Paris tantôt à New-York, Axel compte déjà une estimable expérience professionnelle outre-atlantique. Consulté par des agences et la presse magazine internationale pour des commandes éditoriales des photos de mode ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/00.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p>Son 6×6 en bandoulière entres Europe et Amérique Axel Dupeux, est à 26 ans seulement, un photographe au regard subtil et mature. Résident tantôt à Paris tantôt à New-York, Axel compte déjà une estimable expérience professionnelle outre-atlantique. Consulté par des agences et la presse magazine internationale pour des commandes éditoriales des photos de mode ou corporate, Axel compose avec inspiration des univers comme des portraits et à l’art de donner vie aux lieux dépeuplés et fige avec une intuition perçante, les personnalités. Ses photos révèlent le visage polymorphe de notre civilisation à travers des ambiances tantôt rock n’roll, tantôt silencieuses où la présence humaine se manifeste par des infrastructures ou simplemnt par des objets du quotidien. Axel Dupeux, un style brut et esthétique entre road-movie, reportage et art du portait vivant. Let’s go !<br />
<span id="more-27"></span><br />
<img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/01.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Tu as ton blog http://axeldupeux.wordpress.com/ et ton site http://www.axeldupeux.com<br />
Est-ce que l’usage du média internet t’a ouvert des portes ?</strong></p>
<p>Je suis fasciné par la manière dont internet répand notre travail et facilite les échanges (ne serait-ce que cette interview). Ce support m’a effectivement permis d’être mis en contact avec quelques magazines étrangers quand j’étais à Paris et d’autres, européens, depuis que je suis installé à New-York. Mais ce qui est surtout beaucoup plus facile grâce au web, c’est de pouvoir envoyer un portfolio, consultable en permanence et qui peut être mis à jour instantanément. De toute façon, ici, pour les photographes de mon âge on ne te donne jamais un rendez-vous sans avoir vu au préalable ton travail en ligne.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/02.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Ces échanges via le net t’ont-ils permis de faire des parutions dans ces magazines finalement ?</strong></p>
<p>D’une manière générale Internet fait partie à un moment ou un autre du processus professionnel. Que ce soit pour avoir un premier contact ou réaliser des parutions à l’international. En tout cas, il permet de faire voir son travail. Cela dit, Internet ne remplace pas tout. Quand les « photo editors » aiment un travail, ils demandent systématiquement de leur faire porter le book papier.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/03.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Comment es-tu arrivé à la photographie et te souviens tu de ton premier clic ?</strong></p>
<p>C’est une conjonction de chose. Ma mère était directrice artistique dans la pub, et mon père est avocat spécialisé dans le droit l’image. Donc il y avait beaucoup de livres d’art à la maison et c’est surtout par Man Ray que je suis arrivé à la photographie. Pour la petite histoire, quand j’étais assez jeune, mon père a défendu un antiquaire qui avait vendu des faux Man Ray et de ce fait, il avait ramené à la maison, plusieurs livres de cet artiste qui m’ont marqués. Il y avait notamment des choses assez ludiques, surtout les « ready mades ». J’ai commencé à photographier vers mes 14 ans. Puis, j’ai fait une école de photo qui s’appelle Speos. L’école m’a surtout permis de maîtriser les technologies d’imagerie numérique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/04.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Louis Pion, Men’s Vogue,Oyster Magazine, Resource Magazine, Vente-privee.com, Masterfood, Pixie Market… Aujourd’hui, tu as de belles références dans ton book comment peux-tu résumer ton parcours ?</strong></p>
<p>Oh la la ! Je crois que j’ai eu pas mal de chance d’une manière générale.<br />
D’abord d’avoir des parents ouverts qui m’ont vraiment soutenu au début et puis après j’ai trouvé mes marques assez vite pour être à l’aise dans mon travail.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/05.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Travailles-tu avec un agent ?</strong></p>
<p>Non, je n’en ai plus ! Alors à bon entendeur…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/06.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Avais-tu une première expérience avant d’aller à New-York et que t’a apporté de travailler dans cette ville ?</strong></p>
<p>New-York je l’a fait en plusieurs fois. J’y suis parti un an en 2005, et j’y suis retourné en février dernier. Au début, j’y étais allé en néophyte même si je travaillais déjà comme photographe depuis 3 ans en France (pour des magazines et des agences de communication et j’enseignais aussi le tirage photo dans une école). J’avais fait des photos de mode pour quelques magazines et puis pas mal de portraits corporates… Puis, j’ai décide d’arrêter la mode et de me concentrer sur le portrait.</p>
<p>En arrivant à NY, il faut dire que j’ai pris une grosse claque mais heureusement, j’ai aussi fait d’intéressantes rencontres professionnelles, comme celle d’Eve Therond (NDLR. anciennement rédactrice en chef du magazine Whitewall) qui a décidée de me donner ma chance, alors qu’il y avait déjà de grands noms qui travaillaient chez Whitwall. À l’époque, c’était la première fois que je sentais que l’on considérait mon travail. J’ai pu me roder au professionnalisme des grosses prods’ américaines et tout cela m’appris à faire preuve de beaucoup d’intransigeance dans l’editing.</p>
<p>En rentrant de New-York ma carrière a vraiment commencé car avec des photos publiées sur plusieurs pages, en pleines-pages dans des magazines intéressants et une vraie direction artistique, j’ai eu le sentiment d’avoir pris un peu de bouteille, ce qui m’a permis de pouvoir mieux me vendre et de démarcher les agences sur Paris avec un book plus solide. J’ai donc travaillé par la suite en France en réalisant beaucoup de portraits pour la presse et des commandes plus commerciales. On peut donc dire que cette première expérience New-Yorquaise a été professionnellement déterminante pour moi. »</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/07.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>En regardant tes photos j’ai intuitivement entendu des fonds sonores. Parfois des sons très rocks (pour certains portrait en noir et blanc) et à d’autres moments, des mélodies très cinématographiques (comme pour la série dans le désert du Nouveau Mexique).</strong></p>
<p>Ce n’est pas faux ! J’écoute beaucoup de musique depuis assez jeune (j’ai d’ailleurs essayé de m’y mettre mais, contrairement à la photo, j’ai trouvé ça techniquement très compliqué). Je crois que ce sont les pochettes de disques qui ont en partie conditionné mon travail en format carré. Puis, avec l’arrivée du numérique, j’ai dû m’adapter en passant au plan très large. Les photos du désert au Nouveau Mexique c’était la première fois que je partais en voyage avec un numérique et là j’ai un peu découvre le format horizontal.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/08.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Quel est ton appareil photo de prédilection ? Celui que tu emporterais s’il fallait partir précipitamment…</strong></p>
<p>Mon Hasselblad c’est ma Rolls. C’est l’appareil idéal, il oblige a choisir un point de vue, à réfléchir, savoir ce qu’on a envie de « dire », mettre du sens, alors qu’avec le numérique on tire un peu dans le tas et on voit après.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/09.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Pour en revenir à ton goût particulier pour le portrait, comment abordes-tu ce thème ?</strong></p>
<p>Je l’aborde de manière assez instinctive. Il faut que le portrait ressemble à la personne que je connais, que j’ai rencontrée, à l’impression que j’ai eue. Quoi qu’il en soit, c’est toujours une rencontre avec un lieu ou quelqu’un, voir les deux. J’estime aussi que les paysages sont des portraits dans la mesure ou je photographie toujours des endroits transformés par l’humain. Quand je shoot un portrait, parce qu’en l’occurrence c’est effectivement ça qui me plaît, j’estime que l’on est dans une démarche de journaliste. Il faut réfléchir aux éléments objectifs qui reflètent la personnalité ou à sa fonction et inclure les éléments subjectifs : ce que tu penses de la personne de ses idées, voir l’endroit, le cadre, la lumière qui vont relier ta photo a l’ensemble du travail du photographe. Pour prendre un exemple, il y a une photo troublante qui représente très bien ça pour moi, c’est le portrait de Jean-Marie Le Pen par Helmut Newton. Newton – qui a quitté l’Allemagne à 20 ans, sans jamais revoir sa famille et à qui on commande le portrait de Le Pen – a fait un superbe portrait parce qu’objectivement c’est je pense, la meilleure photos qui existe de Le Pen et en même temps la photo par sa mise en scène est terrifiante, moqueuse, presque méprisante.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/10.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Et les lieux ? Les vois-tu comme des scènes, des théâtres de vie ?</strong></p>
<p>En effet, le cadre s’impose a moi. A un moment donné, à un endroit donné je sens qu’il y a une photo. Je suis dans une démarche assez documentaire que j’essaye de faire sur une tonalité personnelle,<br />
Dans le cas de « Slaughterhouse » (ndr. un abattoir de poulets) et de « Inner city school » (ndr. un établissement scolaire), mon sujet, c’est surtout l’infrastructure. Paradoxalement, j’y vois beaucoup d’« humanité » car ce qui m’intéresse c’est de montrer la manière dont on crée un environnement.<br />
Pour l’abattoir par exemple, au risque d’être dérangeant, quand je l’ai vu, je me suis dit que c’était le reflet palpable d’une technologie mise en places par l’humain.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/11.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Slaughterhouse était un projet personnel ou une commande particulière ?</strong></p>
<p>Au début, la série Slaughterhouse était un projet personnel même si elle est née d’une commande sur l’artiste Alfredo Martinez que j’avais faite pour un magazine a NY. Le studio d’Alfredo était complètement fou et il m’avait dit que c’était un ancien abattoir ! Ensuite, en rentrant a Paris j’ai aidé un copain à déménager et il s’est trouvé que l’abattoir de Slaughterhouse était a côté du garde meuble a Gennevilliers. Il y avait des poulets sur le trottoir dans des caisses qui attendaient leur sort, là ça a fait tilt !<br />
Pour la série sur l’école ça faisait très longtemps que cela me travaillait. C’est une série qui est en développement d’ailleurs…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/12.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Quels sont les sujets, univers, thématiques qui t’inspirent le plus ?</strong></p>
<p>Les gens surtout. J’aime bien rencontrer toutes sortes des gens et ces rencontres peuvent être surprenantes. Il y a par exemple eu des sessions photo des rockers qui ne m’ont pas vraiment amusées alors que des portraits « corporate » m’ont amusé. Pour les photos d’endroits, c’est plus des découvertes, je marche beaucoup… Mais je n’ai pas de préférences précises. D’autre part, je fais systématiquement des photos des lieux (quand je suis chez les gens ou dans leur studios).</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/13.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Ton travail est peuplé de personnages et de tes amis qui posent avec beaucoup de naturel.<br />
Comment parviens-tu à rendre tes « modèles » à l’aise devant l’objectif ?</strong></p>
<p>Bizarrement je met les gens assez mal à l’aise. Je ne peux pas parler et photographier en même temps. Je place souvent les gens à la main, j’oriente leur visage, leurs épaules…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/14.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Sur quels projets travailles-tu actuellement ?</strong></p>
<p>J’ai plein de projets personnels mais c’est un peu conditionné par les commandes. Je fais des portraits pour la presse – Whitewall toujours – pas mal de corporate, mais perso je m’intéresse maintenant aux chambres funéraires et puis a l’Amérique aussi… (j’ai eu ma carte verte aujourd’hui hourra !)</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/13axel/15.jpg" alt="Web-Culture Axel Dupeux" /></p>
<p><strong>Penses-tu rester à New York et y as tu un réseau professionnel intéressant ?</strong></p>
<p>Oui, sur le moyen terme. Je suis fasciné par cette ville. J’y ai un bon réseau de contacts mais en ce moment le problème, c’est qu’il à tendance a se faire licencier du fait de a crise…</p>
<p><strong>Y a t’il un photographe qui t’a récemment marqué ?</strong></p>
<p>Il y en a plein ! J’ai été marqué par des gens comme Todd Hido, Lane Coder, Lucinda Devlin, Friederike von Rauch, Richard Dumas, Danny Clinch. Mais d’une manière plus générale, Anton Corbjin et Diane Arbus sont de grandes influences.</p>
<p>Interview An’Yes Wronski</p>
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		<title>Marc Thirouin</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:25:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre Paris et Oslo, entre rêve et réalité, légendes et mystères, disparition et renaissance, Marc Thirouin maîtrise l’équilibre fragile de l’entre-deux-mondes. Une capacité qui contribue incontestablement à créer son style car ce photographe de 36 ans s’adapte aux commandes commerciales du monde de la publicité tout en composant des univers photographiques toujours très personnels. Savoir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/00.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /></p>
<p>Entre Paris et Oslo, entre rêve et réalité, légendes et mystères, disparition et renaissance, Marc Thirouin maîtrise l’équilibre fragile de l’entre-deux-mondes. Une capacité qui contribue incontestablement à créer son style car ce photographe de 36 ans s’adapte aux commandes commerciales du monde de la publicité tout en composant des univers photographiques toujours très personnels. Savoir apposer son empreinte et la rendre perceptible au delà des concepts, n’est-ce pas le propre d’un artiste ? Rencontre avec le plus scandinave de nos photographes frenchies.<br />
<span id="more-25"></span></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/01.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /></p>
<p><strong>Tu es autodidacte. Comment es-tu venu à la photo et te souviens-tu de ton premier « clic » ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q2"></a></p>
<p>J’ai toujours préféré m’exprimer en image que par des mots. J’ai commencé avec les appareils photos de mes parents, le Polaroïd que tout le monde a connu et puis un 24-36 avec lequel j’ai commencé à composer des images. J’ai toujours eu un appareil dans les mains, toujours eu cette envie de cadrer de composer.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/02.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q2"></a></p>
<p><strong>Aujourd’hui, tu as déjà d’importantes références dans ton book (Jack Daniel’s, Axe, Bouygues Telecom, les récentes photos pour Aéroport de Paris, BNP…). Comment résumer ton parcours ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q3"></a></p>
<p>Après une maîtrise de communication visuelle, je me suis orienté vers la direction artistique en agence de Publicité. Durant 7 ans, j’ai travaillé dans plusieurs grandes agences comme Alice ou TBWA. Après une année de réflexion et de changement de vie personnelle, je me suis lancé avec mon premier book et j’ai commencé à réaliser mes premières Pubs. Ce fut un vrai tournant de ma vie où tout a été remis à plat. Ce nouveau départ vers la photographie professionnelle a été accéléré avec le projet de l’agence BASS PRESSION et l’exposition React pour la première journée mondiale contre l’homophobie : une série de portraits de personnalités exposés à la galerie d’EURO RSCG BETC. Ce projet m’a permis de faire de belles rencontres comme Christian Lacroix. Et en 2007, j’ai intégré l’agence CJULIETTE, qui m’as permis d’affirmer mon style et me faire connaître dans différentes agences de publicité à Paris.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/03.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q3"></a></p>
<p><strong>Si tu devais partir précipitamment quel appareil emporterais-tu ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q4"></a></p>
<p>Je pense que je partirais avec mon 503cw Hasselblad… Aucune électronique, tout manuel. J’adore cet appareil !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/04.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q4"></a></p>
<p><strong>J’ai eu le plaisir de découvrir ton travail lors du vernissage de P.A. (<a href="http://www.palesite.com/"><strong>www.palesite.com</strong></a>) en décembre 2008. Peux-tu me dire quel est ton lien avec ce collectif d’artistes ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q5"></a></p>
<p>Je les ai rencontrés par le biais d’un ami graphiste Romain Thomas. J’aime beaucoup le principe de ce collectif , de travailler sur des thèmes, sans censure. C’est une vrai liberté créative et un vrai travail de fond a chaque fois.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/05.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q5"></a></p>
<p><strong>Tu vis entre Oslo et Paris. Au-delà de survoler régulièrement mers et frontières, avoir une double culture agit incontestablement sur la vision et la conscience que l’on peut avoir de notre monde. Quelle influence penses-tu que cela a sur ton art ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q6"></a></p>
<p>Une influence énorme. Ce n’est qu’à 2h de Paris, mais c’est tellement différent. On peut dire que je partage ma vie entre deux mondes opposés. Tout est différent en Norvège : la culture, la nourriture, les horaires de vie, le soleil, la nuit, les baleines, les légendes, le froid, la neige, les rennes, la nature, l’architecture… Et le fait de vivre dans cette nouvelle culture m’a ouvert une nouvelle porte d’expression photographique.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/06.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q6"></a></p>
<p><strong>Ressens-tu des différences notables ou des sensibilités communes par rapport à ton travail selon qu’il soit exposé en France ou en Norvège ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q7"></a></p>
<p>Non</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/07.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q7"></a></p>
<p><strong>J’ai été marqué par ta photo montrant de façon très esthétique, une tête de canard blanc, coupée et sobrement présentée sur un fond immaculé. Ton travail des teintes est très maîtrisé. Le blanc est présent dans nombre de tes créations : porcelaine, éléments de mobilier, électroménager, neige… Quel est ce lien quasi subconscient que tu entretiens avec cette « non couleur » ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q8"></a></p>
<p>Le blanc mais aussi le noir, la pénombre. J’aime les oppositions. J’aime le blanc car, pour certaines personnes, il est synonyme d’angoisse et de vide mais pour moi il est positif puisque respiration. C’est le blanc qui me permet d’isoler mon sujet pour amener celui qui regarde mon image là où je veux l’emmener. Par exemple, la tête de canard aurait pu être traitée de façon beaucoup plus trash. Mais avec le blanc et ce petit sourire, l’image devient presque sympathique. Tout le côté douloureux est effacé par le blanc. Le blanc est quelque part un leurre esthétique qui cache une part de la vérité.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/08.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q8"></a></p>
<p><strong>En plus de la neige, le brouillard me semble aussi être un sujet à part entière… comme un plongeon dans le silence. Il y a aussi ces personnages têtes recouvertes de sacs en papier, ces animaux fantômes ou autres insectes-joyaux à la beauté figée. Dissolution des teintes, présences évanescentes ; peut-on d’un travail sur la disparition ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q9"></a></p>
<p>On peut parler de disparition pour certaines séries. Disparition d’identité pour la série icône, disparition de l’habitat naturel pour la série « PRÉCIEUX » avec les insectes et pour la série « TRINIDAD DEL MIO INTERNO » avec ces fantômes à la fois anges gardiens et démons (licorne, dragon et cerf). On peut y voir des passages d’un état à un autre. Ce n’est pas forcément une disparition mais plutôt de la réalisation de soit. Où alors une disparition pour renaître.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/09.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q9"></a></p>
<p><strong>Pour en revenir à ta série présentant des personnages aux visages masqués par des sacs en papier imprimés d’icônes : elle est très énigmatique. Ta mise en scène est occulte. Les protagonistes évoluent tous dans d’élégantes pièces où l’éclairage est tamisé et ils semblent être présents sans être vraiment là. Ces sacs sont-ils comme des sarcophages ? Peux-tu nous donner un indice à tout ce mystère ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q10"></a></p>
<p>Ces sacs peuvent être vus comme des sarcophages, ces femmes sont mortes… Elles ne sont plus que des icônes. La femme icône, belle, bien habillée, dans de beaux endroits, tout est presque parfait sauf qu’elle a perdu sont identité, elle n’est plus rien, elle est entrée dans un rôle qu’on lui dicte. Elle ne parle pas. On lui a appris des choses qu’elle n a jamais remis en question, qu’elle n’ose même pas remettre en question…. Arrivera t’elle à déchirer ce sac qui l’emprisonne de toute liberté et de passer de la pénombre a la lumière ? Liberté de penser par soi-même, de comparer, de confronter des idées et d’avancer vers sa vérité… ou celle que l’on croit être. Religion (à la différence de spiritualité), milieu social, politique, etc. Tout contribue à nous mettre dans des cases et tout le monde connaît des personnes enfermées dans ces sarcophages, dans leur sarcophage.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/10.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q10"></a></p>
<p><strong>Aujourd’hui, tout photographe se doit d’avoir un site, un blog ou une galerie sur internet. Est-ce que ta présence sur le web (en plus du site de l’agence qui te représente*) t’a ouvert de portes ou permis d’élargir ton réseau international ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q11"></a></p>
<p>Je pense que tout photographe a envie de faire découvrir son monde, le site Internet est le moyen le plus simple de diffusion de ces images.<br />
Il permet aussi de dissocier le site commercial (cjuliette) du site plus artistique, pour les projets d’exposition, de magazine etc… Je suis actuellement en train de travailler avec Romain Thomas (<a href="http://www.oniram.com/">www.oniram.com</a>) sur le design de mon prochain site web qui devrais naître début mars (<a href="http://www.marcthirouin.com/">www.marcthirouin.com</a>).</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/11.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q11"></a></p>
<p><strong>Tu as réalisé le film « Le Lien aspirant** » présentant la chorégraphie des deux artistes performeurs, Edvardsson &amp; Berggren. As-tu réalisé d’autres films ? Est-ce quelque chose que tu souhaiterais renouveler ?</strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q12"></a></p>
<p>Ce fut une excellente expérience de travailler avec ces deux artistes, et le film a été ensuite exposé au Centre Pompidou ainsi qu’à Oslo. Je suis actuellement en train de travailler sur l’affiche de la prochaine performance de Sigrid Edvardsson. Mais pour le moment, je ne travaille pas sur d’autres réalisation, je préfère me focaliser sur mes images photographiques, cela me prends déjà énormément de temps. Mais la porte reste ouverte a tout projet…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/12.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q12"></a></p>
<p><strong>J’ai vu que tu étais référencé chez Digigraphie***. Quels sont pour toi les avantages de cette technologie de tirages numériques grand format ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q13"></a></p>
<p>Pour moi, cela reste vraiment une question de rendu papier, Il y a un grand choix de papier chez Digigraphie et ils peuvent donner une autre dimension aux photos, avec l’avantage aujourd’hui de pouvoir vendre des tirages numériques certifiés Digigraphie.<br />
Mais la plupart du temps, je fais tirer mes images sur papier argentique avec procédé argentique, cela dépend de ce que j’ai à faire et de quel rendu je veux.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/13.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q13"></a></p>
<p><strong>Il y a un véritable engouement pour la photo contemporaine de nos jours, cela t’ouvre t’il de nouvelles perspectives sur le marché de l’image ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q14"></a></p>
<p>Cela me permets de faire plus d’expositions (avec PA ou le collectif FET ART ou a Oslo Høstutstillingen) et donc de montrer mon travail. Mon objectif aujourd’hui est d’être représenté en Galerie.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/14.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q14"></a></p>
<p><strong>Quels sont tes projets ou réalisations actuellement en cours ? </strong><br />
<a class="imagelol" title="suite" href="#q15"></a></p>
<p>J’ai des cahiers pleins de projets, maintenant il faut les réaliser. Je travaille en ce moment sur une nouvelle série blanche ainsi qu’une série intitulé « MAGIC FOREST ».</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/12marcthirouin/15.jpg" alt="Web-Culture Marc Thirouin" /><br />
<a name="q15"></a></p>
<p><strong>Y a t’il un photographe qui t’a récemment marqué ? </strong></p>
<p>En exposant à Arles en 2008 avec le collectif Fet Art, j’ai découvert Tim Walker. J’adore son univers…</p>
<p><a href="http://www.marcthirouin.com/">www.marcthirouin.com</a><br />
<a href="http://marcthirouin.blogspot.com/">marcthirouin.blogspot.com</a></p>
<p>* Marc Thirouin est représenté par cjuliette : <a href="http://www.cjuliette.com/">www.cjuliette.com</a><br />
** Exposé au Centre Pompidou dans le cadre du festival Pocket Film de Paris 2006<br />
*** Digigraphie est un label de qualité créé par Epson</p>
<p>Interview An’Yes Wronski</p>
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		<title>John Nouanesing</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Jan 2009 16:21:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anyes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Design]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>

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		<description><![CDATA[Y’a du design dans ce nom là ! Quel rapport entre un skateboard, K2000, la console Wii, du mobilier de salle de bain, un bikini et un téléphone portable ? D’abord beaucoup d’humour décalé, ensuite de l’audace et enfin, du talent. Dans l’univers très pointu du design où aujourd’hui tout peut être désigné, de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/00.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p>Y’a du design dans ce nom là !<br />
Quel rapport entre un skateboard, K2000, la console Wii, du mobilier de salle de bain, un bikini et un téléphone portable ?<br />
D’abord beaucoup d’humour décalé, ensuite de l’audace et enfin, du talent.<br />
Dans l’univers très pointu du design où aujourd’hui tout peut être désigné, de la carrosserie d’une voiture au derniers sextoys en vogue, John Nouanesing jeune diplômé de l’École internationale de design de Toulon, apparaît incontestablement comme une figure à suivre. Imagination sans limite et connaissance technique composent son univers imprégné de fun, de street art et de jeux vidéos. Il suffit d’aller sur son site (<a href="http://johnnouanesing.fr/">johnnouanesing.fr</a>) pour voir, dès la première page, que le ton est donné. De son urinoir pour chien, en passant par les Mains de jardin ou sa table Trubo Boost, John Nouanseign jongle avec les concepts aussi bien qu’avec les mots. Ses créations ludiques surprennent d’inventivité et nous font dire « Mais pourquoi personne n’y a pensé plus tôt !? ». Car certains de ses objets ont tout pour devenir des must have. Prenez la lampe WTF qui ne s’allume pas où on l’attend, sa baignoire en cuir (oui oui j’ai bien dit en cuir !) ou sa table faussement fragile « Paint Or Die But Love Me ».<br />
On verrait bien ces créations de John à côté des designs de légende…vous savez entre le Bic Cristal, et la TT d’Audi, ces produits au design parfait qui ont le bon goût de marquer une époque. Rencontre avec John Nouanesign. Quand l’espièglerie devient un catalyseur de talent.<br />
<span id="more-17"></span></p>
<p><strong>« Jeune avant-gardiste, déjanté, décalé, talentueux, fun, urbain, branché…»<br />
Quand on lit les articles te concernant, beaucoup d’adjectifs te qualifient. </strong></p>
<p>Si je devais choisir un seul adjectif ça serait… Chanceux ! En effet, je suis ravi que mon travail plaise à beaucoup de gens aujourd’hui parce que ça n’a pas toujours été le cas, notamment à l’école. Ainsi, j’ai la chance d’avoir une culture asiatique, d’être né en France, d’avoir grandi en banlieue. C’est tout cela qui m’a permis de façonner un peu ce travail et de créer un univers autour.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/02.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>En ligne depuis 2 ans, ton site présente un catalogue de produits qui regorge d’ingéniosité et ne cesse de croître. Quelles sont tes sources d’inspiration ?</strong></p>
<p>Je suis né dans les années 80, et j’ai donc grandi en regardant Dragon Ball, Les Chevaliers du Zodiaque et autres Goldorak. La génération Club Do’ pour résumer. C’est celle qui a aussi connu le développement des jeux vidéo avec la NES, la Super Nintendo, la Megadrive…<br />
Mais également la génération qui a découvert les sports de glisse pour le grand public par le skateboard, le snowboard et tout cet esprit urbain qui les caractérise. Et c’est tout cet ensemble qui m’inspire encore aujourd’hui car je persévère à lire ces mangas, à jouer à la console et à faire de la planche à roulettes… Du coup mon portfolio doit plaire à cause de ça, car aujourd’hui cette génération a grandi et je crois qu’elle se reconnaît dans mon travail.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/03.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>Repéré grâce à ton site sur internet, tu as été invité à exposer à l’étranger. Une notoriété naissante qui t’a certainement ouvert des portes… Quels bénéfices tires-tu de l’utilisation du média web ?</strong></p>
<p>C’est vrai que j’ai été invité à des expos (dont beaucoup où je n’ai pas pu être car je n’étais pas encore prêt) et c’est très flatteur !<br />
C’est un peu une « website story » je dirais, car grâce à mon site internet, beaucoup de magazines m’ont contactés, ce qui a amené énormément de crédibilité à mon catalogue.<br />
L’été dernier, j’ai été surpris d’apprendre que le site avait été autant visité que celui de Madonna. C’est aussi grâce à ce site que je peux créer des contacts et aujourd’hui, je peux même dire que je suis devenu ami avec des gens qui m’ont juste écrit parce qu’ils appréciaient mon travail !</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/04.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>Comment s’articule ton processus de création ? Crayonnes tu tes idées sur le papier ou conçois-tu directement tes modèles en numérique ?</strong></p>
<p>La façon dont je bosse n’a plus rien à voir avec celle qu’on apprend à l’école, c’est-à-dire toutes ces méthodologies à suivre à la lettre comme l’étude de l’ergonomie, la « bête à cornes », la « pieuvre » et plein d’autres que les étudiants connaissent très bien. Seul le brainstorming est resté. Il suffit de se retrouver entre amis autour d’une table à l’heure de et c’est parti pour des heures de rigolade ! Ainsi, les Mains De Jardin, les post-it Talk To The Hand ou encore le porte-manteaux Let’s Dance sont sortis de ces brainstormings.<br />
Il y a ensuite une phase de crayonnage pour mettre en forme l’idée, mais en général j’ai déjà l’image de ce que je veux faire dans la tête ensuite, j’utilise la 3D pour la présentation de l’objet (cf. images du catalogue).</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/05.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>Réalises-tu des prototypes ou des maquettes ? </strong></p>
<p>Je ne fais pas de prototype ni de maquette moi-même. Alors quand je souhaite faire fabriquer une pièce, je préfère demander à un artisan de ma région. Mais pour cela, il faut que j’étudie l’objet à fond parce que cela coûte assez cher.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/06.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>Quand on voit ta table « Paint or Die, but Love Me », tes vases « Break me » ou ta lampe « WTF », on sent que tu laisses une part au surréalisme. D’où te vient cette capacité à créer un design au frontière de l’art ?</strong></p>
<p>En fait, en quittant l’école, j’ai voulu faire autre chose qu’un aspirateur ou un mixer de chez Moulinex. Il y en a qui sont très doués pour ça, mais ce n’est pas vraiment ce que j’ai envie de faire. Alors, je ne sais pas si mon travail est à la frontière de l’art… Mais en tout cas l’objet est mon support comme la toile pour un peintre ou un bloc de pierre pour un sculpteur. Je ne vais pas avoir la prétention de dire que je fais de l’art, pas du tout. Mais on peut dire que j’essaie d’utiliser l’objet pour dire quelque chose comme pour la table Paint Or Die But Love Me qui parle d’amour et de tragédie ou encore les Fenêtres 3.1 qui disent qu’on passe trop de temps devant l’écran de l’ordi et qu’il est bon d’aller voir dehors de temps en temps… Je tente d’éviter de faire du design juste « joli » mais c’est vrai que quand je suis fatigué, ça fait parfois du bien de faire un truc « gratuitement ».</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/07.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>J’ai vu que tu réalisais aussi des portraits (croquis et autres dessins numériques). Entre la mise en route tant annoncée de ton entreprise de mobilier dans les Landes et la conception de nouveaux produits, trouves tu encore du temps pour dessiner ?</strong></p>
<p>Je n’ai absolument plus le temps de dessiner ! Et je le regrette beaucoup… Je trouverai du temps quand je serai à la retraite. En ce moment je suis très occupé avec la création de mon entreprise, la production de la table Paint or Die, but Love Me, les préparatifs pour le salon International du meuble de Cologne* en janvier, la créa, répondre aux e-mails, et travailler à côté parce que je ne gagne pas encore ma vie avec le design… et cerise sur le McDo, Guitar Hero 4 vient de sortir !… C’est le bouquet. <img src="http://www.web-culture.org/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif" alt=";)" /></p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/08.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>Certains de tes produits seront réalisés courant 2009.<br />
Où en est ta production ? </strong></p>
<p>En ce moment, je peux d’ores et déjà dire que la table Paint Or Die But Love Me sera disponible dès le début 2009 après l’IMM de Cologne où je vais la présenter (venez nous voir si vous êtes dans le coin en janvier !). Ensuite, je suis heureux de pouvoir dire aussi que le bloc notes Talk To The Hand sera disponible à partir de janvier 2009 chez Fred &amp; Friends* !<br />
Et pour le reste des créations, je recherche encore des éditeurs…</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/09.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>Voici deux formules, de laquelle te sens tu le plus proche ?<br />
- De la matière naît la forme.<br />
- De la forme naît la matière.</strong></p>
<p>Des deux formules proposées, ça serait « de la forme naît la matière »… Mais à vrai dire, je crois que la matière est plutôt choisie en fonction de ce qu’on veut faire passer comme sentiments. Sinon ça serait la célèbre phrase « La forme suit la fonction » à laquelle j’adhère. Aussi, je vois venir les gens qui vont dire « Mais lui, ses formes ne sont pas fonctionnelles, pas pratiques etc. » comme j’ai pu le lire sur certains commentaires. Alors, je vais continuer l’expression et dire « La forme suit la fonction, mais la fonction n’est pas toujours celle que l’on croit… » comme je l’ai dit avec la Fenêtre 3.1, en effet, sa fonction première est de passer un message et non d’aérer une pièce… La table Paint Or Die But Love Me elle, parle de souffrance. Ce que je veux dire, c’est que la forme en soi est déjà une fonction car elle véhicule une sensation visuelle, sinon toutes les tables seraient simplement un plateau sur 4 pieds.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/10.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>Y a t’il des matériaux qui t’inspirent plus que d’autres et que tu préfères travailler car ils sont plus sensuels, résistants, malléables… ?</strong></p>
<p>J’aimerais beaucoup travailler le Corian*, il parait que c’est un matériau magique ! Mais je n’en suis pas encore là je crois… Il est encore un peu tôt et je n’ai pas suffisamment d’expérience dans le domaine pour savoir ce que je préfère.</p>
<p><img src="http://webculture2009.free.fr/08john/11.jpg" alt="Web-Culture John Nouanesing" /></p>
<p><strong>T’es t’il déjà arrivé de devoir avorter un projet en raison de limites techniques ? </strong><br />
- Je suis limité par beaucoup de choses ! Comme par exemple par la maîtrise de l’outil 3D ce qui fait que je laisse certains objets en attente de modélisation. Ensuite comme je débute, je suis bien sûr limité par mes moyens financiers. A nouveau, la fabrication de prototypes coûte très cher…</p>
<p><strong>Dans une interview de mars 2008, Philip Starck déclarait qu’il considérait le design comme inutile et que “l’homme n’a besoin de rien de matériel”. Comment réagis-tu à cette affirmation ? </strong></p>
<p>Pour être franc, j’ai remarqué que la majorité des étudiants n’aimaient pas trop Starck à cause de sa personnalité… Quoi qu’il en soit, j’aime bien son travail et quand il dit que l’homme n’a besoin de rien de matériel, il fait peut-être référence au besoin primaire c’est-à-dire physiologique, donc tout ce qui est nécessaire à la survie (respirer, boire, faire ses besoins, manger, dormir…). Il doit, je pense, distinguer le besoin du désir. On a besoin de se nourrir sous peine d’être en mauvaise santé, en revanche, on désire une moto, sans en avoir réellement besoin. Et c’est peut-être en cela qu’il dit aussi que le design est inutile. En effet, le design répond à un besoin tertiaire, le 2nd besoin, le besoin personnel étant un besoin plus social. Mais c’est un résumé de ce que je pense et je pourrais débattre et argumenter là dessus sur des pages !</p>
<p><strong>D’après toi, quels sont les effets tangibles du design sur notre quotidien ?</strong></p>
<p>Le design répond donc à un besoin tertiaire. Il aide juste à se sentir bien ou à être de bonne humeur. Un objet est aujourd’hui quelque chose comme une expression de son propriétaire, je crois. Car maintenant, le côté pratique de chaque objet est quasiment poussé à son maximum… La chaise par exemple a été étudiée dans tous les sens en terme d’ergonomie. Si on veut une chaise pour s’asseoir, une chaise toute simple fera l’affaire. Or, si on veut véhiculer une ambiance ou avoir un objet qu’on aime tout simplement, on ira chercher une chaise un peu plus particulière. Le design est devenu surtout une question d’image et non plus d’ergonomie comme ça l’était avant. On en revient encore à l’expression « la forme suit la fonction » où le rôle de la fonction première est, de nos jours, l’apparence et l’image que l’on donne à travers ce qu’on possède à l’instar du vêtement de mode, de la voiture, ou encore du téléphone portable.</p>
<p><strong>Quelle est l’idée d’un designer qui t’a dernièrement le plus bluffée ?</strong></p>
<p>J’ai adoré la Chester lamp que j’ai vu la semaine dernière de Bert &amp; Dennis* ! Sinon j’ai une fascination pour les maillots de foot et les sneakers en général.</p>
<p><strong>En tant que designer, as-tu un rêve fou ?</strong></p>
<p>J’ai en effet un rêve fou: je cours le plus vite possible de toutes mes forces mais j’avance au ralenti… Et aussi je fais celui où je perds mes dents… Mais celui-là tout le monde le fait!<br />
Sinon, j’ai un vrai rêve, oui,  mais je le garde pour moi pour le moment ! Je le dirai quand il sera réalisé.</p>
<p><a href="http://johnnouanesing.fr/">johnnouanesing.fr</a></p>
<p><a href="http://www.imm-cologne.com/">www.imm-cologne.com</a><br />
du 19 au 25 janvier 2009<br />
<a href="http://www.web-culture.org/www.worldwidefred.com">www.worldwidefred.com</a></p>
<p>Le Corian® est un matériau créé et produit par Du Pont. Sa capacité à être thermoformé et sa translucidité font de lui un matériau qui offre de nombreuses possibilités d’utilisation dans un large spectre de secteurs dont le design et l’architecte.</p>
<p><a href="http://www.bertendennis.nl/chair1.html">www.bertendennis.nl</a></p>
<p>Interview An’yes Wronski</p>
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