
Grégoire Dalle est né à Seclin (59) en 1976, il pratique le dessin et le graphisme.

Quel est ton parcours et quel est ton statut actuel ?
Actuellement je suis graphiste indépendant et salarié, après une scolarité lamentable se terminant avec succès sur un B.T tourisme, j’intègre en 1996 l’école CEPRECO à Roubaix 59, j’y étudie le dessin (un peu), le graphisme (un tout petit peu) et les logiciels de PAO et WEB (un peu plus). En 2000 me voici libéré de toutes obligations scolaires et militaires. A la sortie des cours je suis embauché à Opixido, à l’époque, jeune boîte de webdesigner et développeur. La machine est lancée.


Tes influences semblent être tirées de l’enfance, pourquoi cette période ?
Le monde en milieu intra-utérin est 1 univers en soit. L’infini est une conception de la pensée par rapport à des éléments connus. L’embryon ne connaît que très peu d’échelles de valeurs, nous sommes comme lui, en suspend dans un univers au milieu d’autres univers, avec l’appréhension d’un dieu, qui se manifeste dans l’inconscient collectif, dieu est ma mère, dieu est mon père, dieu est tout les éléments du dehors, du hors de mon monde.
De là, commence la perception basique d’une hiérarchie universelle, d’un + haut, d’un qui sait tout, d’un inaccessible. Nous ne faisons alors que réinterpréter des émotions perdues, avec des mots et des images qui nous enferment dans un imaginaire domestiqué.


Que représentent les personnages et quelle est la place de l’écriture dans tes illustrations ?
Les personnages sont surement le reflet de ma personne. A priori chaque éléments dessinés fait partie de moi, je suis l’ensemble du dessin, entièrement. L’écriture vient surélever le dessin, elle impose un contraste important. Les textes sont assez virulents et noirs, tandis que les dessins sont ronds et colorés.


Quels sont les médiums les plus employés ?
En ce qui concerne le trait, c’est le pilote Tech, très bon outil, pour la couleur du Pantone associé avec un petit quelque chose qui m’est propre.

Ce qui m’a frappé la 1ere fois que j’ai vu tes travaux, c’est le recouvrement de la surface. D’où vient ce besoin et surtout pourquoi utiliser ces motifs répétitifs décoratifs ?
Le motif répétitif décoratif vient mettre en valeur le dessin sujet, c’est une manière de percevoir, le souffle est régulier. On est en plein dans de l’endurance graphique; dans un an ou deux je ne dessinerais peut être plus aucun motifs, laissant ainsi de l’espace pour faciliter la respiration du dessin : ce sera une autre façon de percevoir.

Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

Quelle est la place des nouvelles technologies dans ton travail ? Est ce qu’Internet et un bon moyen de promouvoir tes créations ?
En ce qui concerne le dessin aucune. En tant que graphiste, l’ordinateur bien sur, l’internet est un très bon média, si on l’exploite comme un outil, le plus important étant l’exposition dans l’espace et le temps.
Interview Laure Delahaye
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